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Bienvenue sur ce forum mis à votre disposition par l'association Mouvement International pour une Ecologie Libidinale (M.I.E.L.) et ouvert le 21 juin 2006

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"Le privé est politique" : l'épilation des femmes (et bientôt celle des hommes) est une norme sexiste qui a pour but, non seulement de faire gagner beaucoup d'argent à certains industriels, mais aussi de domestiquer les femmes.

Les associations MIEL et MP1PM ont lancé une action annuelle depuis 2005 : l'été sans épilation : en savoir plus.

CE FORUM, ouvert fin juin 2006, permet à toutes celles, épilées ou non, et à tous ceux qui souhaitent résister à l'obligation sociale de s'épiler de se retrouver pour échanger des informations, des encouragements, des conseils... Pour ne plus être seul(e) mais construire collectivement notre résistance, faisons de ce forum un outil de soutien social.

Les témoignages reçus à l'occasion des étés sans épilation sont consultables sur notre site, ils montrent que hommes et femmes qui refusent cette norme sont plus nombreux qu'on voudrait nous le faire croire.

Ecologie Libidinale
Résistance à l'épilation (130 topics, 3650 messages)
Topic "La pression sociale et l'épilation: témoignages" (Messages 1 à 17 sur 17) Fil RSS des messages de ce topic
Dernier message par pierregr, le 12/01 à 09:26:58
 
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pierregr
Pierre.
inscrit le 31/08/2006
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le 03/04/2007 à 10:30:43
Acces au message La pression sociale et l'épilation: témoignages
J'ouvre un nouveau sujet qui est un peu le complément de celui sur les arguments contre les clichés. Il s'agit évidemment des femmes qui s'épilent sans aucune envie de le faire. Suite à la demande de certains participants, je vais morceler le sujet en plusieurs réponses, ça facilite la lecture.
A force de lire des centaines de témoignages de femmes, j'ai constaté que les raisons invoquées sont la plupart du temps liées au regard des autres, toujours cette crainte justifiée d'être jugée, moquée, insultée, raillée, discriminée.
Si vous avez vécu une situation semblable, n'hésitez pas à la raconter. Ce sujet permettra ainsi aux sceptiques qui disent "s'épiler ou pas, c'est un choix, on est libre" de réfléchir à la question. En regroupant les témoignages, on comprend mieux que ça concerne toutes les femmes dès l'adolescence avec les premières amours, puis, les patrons, les collègues, etc. Il s'agit donc d'une pression constante.

Sur ce forum, Melissa nous disait que pour un entretien d'embauche, elle avait épilé ses aisselles et jambes et elle disait ceci
je sais, je sais ça n'en a pas valu la peine et j'aurais du le savoir mais bon, on a tous des moments de faiblesse.
alors qu'elle sait que nous n'allons pas la juger. C'est dire si la culpabilité est qqch de très ancrée en chaque femme.

P_hair racontait que sa femme ne s'épilait qu'en été, à cause de ses collègues.

Audreyl75 disait concernant son métier d'enseignante

Il m'arrive moi même de m'épiler les aisselles quand je ne veux (ou ne suis pas assez forte pour) supporter le regard des autres (par exemple dans mon boulot). Mais je reconnais que c'est là une "obligation" dont je me passerai bien !

Si on transpose ça aux hommes, c'est comme si un enseignant disait "je n'ose pas aller en classe avec une barbe car j'ai peur qu'on se moque de moi".

Ce phénomène n'est pas récent : Susan Basow, une prof féministe américaine qui étudie la pilosité féminine depuis 20 ans disait déjà en 91

In a survey of over 200 professional women that I conducted, I found that strong feminists and non-straight women were least likely to shave, but most still do.  The major reasons for starting were because "it was the thing to do."  The major reasons for continuing were because it makes women feel "feminine" and sexually attractive. I discuss these issues in my Women's Studies classes because the "hairless ideal" is so much part of contemporary messages about women and their bodies, yet one which most people view as "trivial."  Sure; just like who does the housework is trivial.

Que je pourrais traduire ainsi : lors d'une enquête auprès de 200 femmes qui travaillent, j'ai constaté que les féministes radicales et les non-hétéros étaient moins nombreuses à s'épiler mais que la plupart le font malgré tout. La raison principale invoquée pour commencer à s'épiler : "c'est ce qu'il faut faire". La raison pour continuer à le faire : les femmes se sentent plus féminines et sexuellement attirantes. J'ai parlé de ça avec mes élèves parce que "l'idéal glabre" fait partie des messages contemporains à propos des femmes et de leur corps, l'un de ceux que la plupart des gens considèrent comme insignifiant. Evidemment, comme le fait de savoir qui fait le ménage à la maison est insignifiant".

Elle dit aussi

those lesbians who continue to shave do so primarily for social normative reasons. Many respondents wrote that the social disaproval with which they would have to contend for not shaving was "not worth it," and some felt it would damage their credibility at their job. This was the major reason given by those who had stopped shaving and later restarted.

Traduction : ces lesbiennes qui continuent à s'épiler le font d'abord pour des raisons de norme sociale. Parmi les femmes interrogées, bcp disaient que la désapprobation sociale qu'elles devraient affronter en n'étant pas épilées n'en valait pas la peine et certaines sentaient que ça pouvait nuire à la crédibilité de leur job. C'était la raison principale donnée par celles qui avaient cessé de s'épiler et qui ont recommencé plus tard.

Un autre commentaire va dans le même sens

Even among strong feminists and lesbians most (72% and 55% respectivly) removal leg and or underarm hair. The main reason they gave was to avoid social disaproval" (Marike Tiggemann und Sarah J. Kenyon (1998) - Page 875)

Traduction : même parmi les féministes les plus actives et les lesbiennes la plupart (72% et 55% respectivement) s'épilent jambes et aisselles. La raison principale est le fait d'éviter la désapprobation sociale.

On voit bien que les raisons invoquées sont la résultante du machisme : partout, les femmes sont soumises à une pression concernant leur physique et au boulot, elles doivent faire bcp plus d'efforts pour être considérées comme valables, à travail égal, comparées aux hommes. Elles sentent donc que si elles montrent leurs poils, cela va les discréditer et pourrait même ruiner leurs efforts laborieux pour être considérées comme aussi compétentes que les hommes. Ce risque est trop grand et elles finissent par plier. :(
Je ne leur jetterai jamais la pierre(hihi), c'est évident mais ça me fait penser à une capitulation en rase campagne.

Aux USA, on a viré des femmes parce qu'elles refusaient de s'épiler.

in Seattle, where a female employee of the Y.M.C.A. was fired for refusing to remove 'excessive hair growth' (Montreal Gazette 26.7.83)." (Lewis, J. M. (1987) - Page 395)
 
Ce qu'on pourrait traduire par «une employée du YMCA a été virée car elle refusait d'enlever une "quantité excessive de poils"», déjà en 1983 ! On peut se demander ce que ça veut dire mais bon, peu importe, c'est scandaleux.
Quand Eurodisney Paris a ouvert en 1992, les hommes qui postulaient n'avaient pas le droit d'avoir une barbe ou une moustache, ce qui avait scandalisé les syndicats. Mais bon, si on le sait avant de signer le contrat, difficile de se plaindre ensuite.
Il est possible que les cabinets de recrutement dissuadent les hommes de postuler avec une barbe et pour les aisselles des femmes, je préfère même pas imaginer leurs commentaires.
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pierregr
Pierre.
inscrit le 31/08/2006
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le 03/04/2007 à 10:31:13
Acces au message La pression sociale et l'épilation: témoignages
Sur un autre forum, 2 femmes disent s'être épilées car elles devaient se produire sur scène (théâtre et chant, je crois).

- Pour ma part, je ne m'épile pas les aisselles, bon ok, menteuse, je l'ai fait cet automne parce que je passais sur scène bras nus, et là je n'ai pas pu assumer

- J'ai laissé un message il y a quelques jours pour dire que j'avais arrêté de me raser, et qu'en fait je trouvais ça très bien les aisselles naturelles. Mais j'avais un concert mardi soir, et je n'ai pas osé monter sur scène en robe de soirée avec des poils sous les bras. Pourquoi ? Peur du ridicule, de ce que diront mes amies chanteuses etc. Je ne recommencerai jamais cette bêtise, parce qu'une fois que je me suis rasée, j'ai vraiment eu l'impression qu'il me "manquait quelque chose", c'était pas très beau ces aisselles toutes blanches. Même mon chéri était tout déçu de voir mes aisselles rasées.
Je sais très bien qu'une amie très proche ne m'en voudra pas si je ne m'épile pas, mais c'était difficile pour moi lors de mon concert de me "montrer" devant des camarades, avec lesquelles je n'ai pas énormément de liens. J'ai déjà l'impression qu'elles me prennent pour une folle quand je leur dit que je n'ai pas de télé ni de portable et que je déteste faire du shopping etc. Après ce ne sont peut-être que des impressions...


Voilà deux femmes qui revendiquent leur féminité au travers de leur pilosité mais elles n'ont pu assumer la confrontation avec des "amies" et un public.Pourtant, les gens viennent les voir pour leur prestation scénique, pas pour la présence ou l'absence de poils.

Un autre témoignage intéressant sur doctissimo

moi je ne m'épile pas mais je pense que je vais me raser pour cet été!
en fait je suis trop douillette et n'ose pas la cire (même pour les jambes) alors comme avec le rasoir ça repousse vite je ne fait rien (comme je n'ai pas de copain tout va bien. pour l'instant!)


On voit bien le conditionnement : "je suis seule, je me fous d'avoir des poils mais si jamais je rencontre un gars, il faudra que je m'épile". Je lui ai répondu que si elle tombait sur un gars comme moi, il n'y aurait aucun problème et que ce serait même une façon de tester la tolérance du gars. Elle m'a remercié pour cet encouragement. :)
C'est un témoignage qui revient souvent : les femmes qui se retrouvent seules après une rupture arrêtent bien souvent de s'épiler mais elles appréhendent déjà le moment de la future rencontre. Et si en plus, ça leur tombe dessus à l'improviste, c'est la panique "mince, je ne me suis pas épilée, qu'est-ce qu'il va penser ?". Ou comment se mettre la pression. C'est ça le conditionnement dont je parle souvent, il est concret dans ce genre de témoignage.

Même un ex-compagnon peut avoir encore une certaine influence, Akamiaou disait sur ce forum

En revanche, quand je le vois, j'ai tendance à raser les jambes et les aisselles (d'où le une fois par mois ou tous les deux mois...), parce que je ne me sens pas de taille à affronter TOUTES les critiques. Idem l'été, de temps en temps je rase un peu... ou lorsque j'ai un rendez-vous galant...

Posté par Marie sur un forum en réaction au communiqué de Miel en 2005

arrivant non épilée dans le sud de la France, j'ai eu droit à de nombreuses remarques (après tout, si ton mec le supporte...).
Au début, je m'étonnais de voir ces jambes de poulet plumé, et à force, ce sont mes jambes qui m'ont insupportée. De plus, travailler non épilée dans un hosto, c'est carrément pas possible...


Moi, ça me fait penser à des remarques racistes : quelle différence entre "tu es noir, arabe, juif" et "tu as des poils" ? Rien que le fait de le dire, c'est une preuve d'intolérance.

Ioulie (québécoise) disait sur onpeutlefaire.com (repris sur la page de témoignages de ce site)

L'épilation aussi, j'ai pratiqué avec modération. Je me suis adaptée pendant un court laps de temps à un milieu professionnel. Je supervisais des chantiers en aménagements paysagers, alors, si en plus d'être une femme, j'avais été une femme poilue... c'était déjà assez difficile comme ça... seulement l'été, l'épilais jambes et aisselles, avec les étés courts qu'on a par ici, ça me suffisait!

Etre une femme dans un milieu "d'hommes", c'est dur. Si en plus, on a des poils, c'est pas possible. :(

Témoignages de femmes de 25 ans sur onpeutlefaire.com

- Perso, je préfère ne pas m'épiler et moins me montrer : t-shirt et jupe longue, ça me convient très bien. Mais peut être est-ce parce que je n'ose pas montrer que je transgresse les critères de la "beauté unique", je ne suis pas encore assez détachée du regard des autres

- Mais je ne suis pas une habituée de l'enlèvement des poils, je le fais le moins possible et je continue de mettre mes pantalons courts sans me géner de ces poils disgratieux (de toute façon je suis miope alors au moins ça m'empèche de complexée...) Mais au moindre rendez-vous galant ou occasion particulière, j'épile...
Et j'avoue que quand j'entends dire faites le pour faire plaisir à votre doux ça m'horripile : ça fait mal, ça fait suer, ça culpabilise quand on se met en jupe sans s'être épilé... Mais bon souffrez pour que votre doux vous trouve jolie.
Et lui, à quel moment il se fait du mal pour qu'on le trouve sortable ?


Quand on ne plie pas face à la pression sociale, la "sanction" est sans appel : le copain de Catherine l'a laissée tomber par crainte de la montrer à ses potes. Il ne voulait pas avoir honte. :( En même temps, avec une mentalité pareille, je ne crois pas que ce soit une grosse perte.

Minilula remet carrément en question les relations avec des hommes intransigeants concernant les poils

Comme beaucoup de femmes, je m'épile plus pour ne pas subir le regard des autres que par confort. ... Reste que j'ai un copain très exigeant en la matière, autant résumer ainsi : poils=on ne fait pas l'amour.
Du coup la question est la suivante : à quel point doit on remettre en question une relation, et potentiellement 80% des relations amoureuses ou sexuelles qu'on est amenées à vivre, pour se libérer de ce diktat du poil?


ce qui est intéressant dans son témoignage, c'est que son copain reconnaît que c'est une mode mais reste bloqué : les poils, c'est sale et moche. :(

Elle disait aussi

Et c'est à la demande d'un ex que j'ai commencé à m'épiler le pubis. La seule fille avec qui j'ai jamais abordé le sujet me parlait de son angoisse parce que son copain ne supportait pas  le moindre poil...

S'angoisser par peur d'être rejetée pour qq poils, c'est toucher le fond de l'intolérance et de l'absurdité. :(

Sur psychologies.com, une femme disait

je me suis rasée les jambes quand le jeune homme que je désirais m'a fait comprendre qu'il "serait temps que je me rase les jambes"

sur aufeminin.com, un témoignage intéressant

si je pouvais me levé un jour de juillet , enfiler on maillot de bain , et partir sur la plage pleine de poils ... ben je le ferais !! Parce que pour moi ça ne fait pas de différence !!


qq témoignages chez les Chiennes de garde

- je m'épile les jambes en été uniquement parce que j'ai la trouille qu'on m'emmerde avec ça

- ça me saôule drôlement de m'épiler, mais je le fais surtout quand ça devient très voyant (quand j'étais plus jeune, j'avais de jolis poils blonds sur les jambes et des petits cons m'appelaient "nounours" à cause de cela, résultat je les ai rasé et d'affreux poils noirs sont apparus, merci les petits cons).

- je déteste ça, vraiment de m'épiler, ca fait mal, c'est long, contraignant, ca coute cher... mais honnetement je me sens obligé de le faire car sinon, j'aurai droit a pleins de mauvaises remarques et regards douteux (ca m'est déjà arrivé une ou deux fois alors que je n'avais presque rien..) Déjà que les gens ne sont pas forcément tendre avec moi, et que je suis assez complexée... alors si en plus je ne m'épilais pas..


- j'ai toujours une pince à portée de main, et je passe un temps considérable à me scruter les poils (qui évidemment, ne poussent pas tous au même rythme en plus, donc j'en ai de nouveaux tous les jours).Même dans les relations intimes, çà me bloque, je n'ai jamais pu en parler avec mon mec...je ne partage son lit qu'après une inspection générale en règle...je sais bien que c'est stupide, mais je n'arrive pas à faire autrement. S'il y a un truc que je ne pourrais jamais assumer, c'est bien çà ! Quand on voit la réaction des gens face à des aisselles poilues, je n'ose même pas imaginer celle face à des mamelons (féminins) poilus !
Pour moi, ce n'est pas juste un problème esthétique, c'est presque un problème d'identité féminine, de genre.


Les femmes postant chez les CDG sont en général assez déterminées dans bcp de domaines et sont toutes parfaitement au courant des injonctions sur le physique des femmes mais on voit que pour l'épilation, bcp plient, comme les femmes non-féministes.
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pierregr
Pierre.
inscrit le 31/08/2006
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le 03/04/2007 à 10:31:42
Acces au message La pression sociale et l'épilation: témoignages
Place réservée pour d'autres témoignages
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pierregr
Pierre.
inscrit le 31/08/2006
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le 03/04/2007 à 10:32:00
Acces au message La pression sociale et l'épilation: témoignages
Sur le site Vassilia.net, il y a une page dédiée à l'épilation, on y lit ceci à propos d'épilation pubienne

La mode est venu du film X, vers les années 80, on s’est rendu compte que certaines MST bénignes mais gênantes pouvaient se transmettre par les poils, on a commencé à les raser partiellement, puis totalement chez les femmes, puis ça a été le tour des hommes. C’est ensuite devenu très branché dans les lieux de sexe à la mode (clubs échangistes, cap d’Agde...)
On est arrivé à ce paradoxe, c’est que les femmes parmi les plus libérées en matière de sexe supprimaient sans le savoir l’un des vecteurs de leur séduction !


J'ai déjà lu des propos similaires, concernant par exemple les prostituées qui s'épilaient le pubis pour éviter la transmission de poux.

Sur le forum hairychat (américain), une femme disait en 2001

the origin of women shaving their privates in Western culture and recent times was mostly prostitutes who were making it easy for their customers to visually determine if they had any visible signs of disease or vermin. I also once read that lipstick was originally a signal from a prostitute that she performed oral sex on her customers.
It is so amusing that the origins of some "good grooming" in our culture were actually business gimmicks used by women working in the world's oldest profession.


que je traduirais ainsi :

l'origine du rasage pubien dans la culture occidentale et à l'époque contemporaine est due aux prostituées qui facilitaient ainsi la tâche de leurs clients qui pouvaient voir en un coup d'oeil si elles avaient un signe visible de vermine ou de maladie. J'ai aussi lu que le rouge à lèvres est à l'origine un signal de la prostituée indiquant qu'elle fait des fellations.
Il est amusant de constater que certaines pratiques "de bon entretien" dans notre culture étaient seulement des trucs utilisés par les prostituées.

C'est sûr qu'à l'heure du sida, ce n'est pas un pubis glabre qui indiquera la santé de la personne mais c'est intéressant d'avoir le recul pour mieux comprendre l'origine de certains comportements actuels.

Susan Basow dit encore des choses très intéressantes sur l'épilation des jambes

In the 1920s, the female "look" was a boyish and youthful one (the flapper), but this is also when women had won the vote and were leaving the domestic sphere for the public one.  Ads emphasized the importance for women to manage their appearance in order to be sexually attractive to men.  Leg shaving didn't become popular til the 1940s, and coincided with the shortage of silk stockings due to the war (and the consequent bare-legged look).

Given that women were behaving more like men (in terms of jobs and education), the gender lines became drawn on women's bodies:  men are hairy, therefore women must be hairless.  Legs, leading as they do to the crotch, also have a sexual association.  Shaving them can be viewed as a means to socially control (modify) women's untamed sexuality.


Traduction : dans les années 1920, le look féminin était adolescent et jeune (la fille délurée) mais c'est aussi au moment où les femmes ont obtenu le droit de vote et ont quitté la sphère domestique pour la sphère publique. Les pubs accentuent l'importance pour les femmes de gérer leur apparence dans le but d'être sexuellement attirantes pour les hommes. L'épilation des jambes n'est devenue populaire que vers 1940 et a coïncidé avec la pénurie de soie à cause de la 2ème guerre mondiale (avec le look "jambes nues" comme conséquence).
Etant donné que les femmes se comportaient de plus en plus comme les hommes (question boulot et études), la ligne séparant les genres a dû se tracer sur le corps des femmes : les hommes sont poilus, donc les femmes doivent être glabres. Les jambes, qui mènent à l'entrejambe sont donc associées au sexe. Les raser peut être vu comme un moyen de contrôler socialement la sexualité indomptée des femmes.

Pour bien comprendre le dernier paragraphe, il faut se rappeler que les hommes ont toujours voulu marquer une nette différence entre eux les femmes. C'était facile jusqu'au 20ème siècle, elles étaient confinées à la maison, faisaient des gosses et s'en occupaient, on ne leur demandait pas grand-chose d'autre, sauf à la campagne où elles devaient aussi s'acquitter de certaines tâches peu gratifiantes. Mais le 20ème siècle a tout bouleversé et le fait qu'elles aillent à l'école, qu'elles aient un boulot a été une remise en cause de millénaires de patriarcat. Ce qui a donc conduit à cette épilation imposée, pour bien marquer la différence. En réalité, ce n'est pas nouveau puisque Aristophane en parlait déjà 400 ans avant JC mais l'habillement assez puritain des femmes jusqu'au 20ème siècle cachait les poils (jambes et aisselles), donc, on s'en foutait. Le siècle passé a donc été libérateur quant à l'habillement (tenues plus légères) mais paradoxalement, le retour de bâton aura été l'épilation imposée, c'était le prix à payer pour montrer épaules et jambes nues. :(
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pierregr
Pierre.
inscrit le 31/08/2006
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le 14/06/2007 à 10:11:24
Acces au message La pression sociale et l'épilation: témoignages
Je fais remonter le sujet à propos de la pression exercée sur les femmes pour s'épiler.

Des profs d'unifs australiennes disaient ceci

Attributing their own hair-removal practice to feminity/attractiveness reasons is exactly the kind of rationale that serves to keep women insecure about their bodies. If women were able to give more explicit recognition to the normative pressures they are subject to, the problem of unwanted hair could be located more squarely at the societal level, rather than as a problem with the individual woman's body." (Marike Tiggemann und Christine Lewis - Page 386)

Qu'on peut traduire ainsi : attribuer la pratique d'épilation à des raisons de féminité ou de séduction, c'est exactement ce qui fait que les femmes se sentent insécurisées à propos de leur corps. Si les femmes étaient capables de reconnaître qu'elles sont soumises à des pressions normatives, le problème des poils indésirables pourraient être "recadré" au niveau de la société plutôt qu'au niveau du corps de chaque femme.

Ce constat me trottait en tête et je me demandais comment trouver un exemple similaire pour que ce soit mieux compris et j'ai pensé à ceci.

Imaginons un pays raciste où les gens de couleur sont raillés dès qu'ils sont dans la rue. Mais il existe un remède temporaire au problème, une pilule miracle qui fait devenir blanc. Malheureusement, l'effet ne dure que 15 jours. Mais pendant cette période, le "coloré" est tranquille, pas d'insulte.

Pour le parallèle avec la pilosité, la couleur de peau, ce sont les poils. Le remède, c'est l'épilation ou le rasage, qui sont temporaires.

On comprend mieux que le problème des "colorés" n'est pas leur couleur de peau mais le racisme des autres. Seulement, ils se sentent tellement mal face aux remarques que cela provoque en eux des sentiments très négatifs sur leur couleur de peau et ils utilisent alors la pilule miracle pour pallier le problème. Ils déplacent donc le problème de la société à la sphère privée. A la limite, ils s'en veulent d'être "colorés" alors qu'ils n'y sont pour rien. Comment les millions d'adolescentes qui disent détester leur pilosité, qui en pleurent alors que c'est tout à fait normal d'avoir des poils.

Qu'est-ce que vous en pensez ? Ce genre de raisonnement pourrait peut-être permettre de mieux expliquer en quoi l'épilation n'est pas une histoire privée où chacun est "libre" de faire ce qu'il veut mais un problème sociétal, en Occident du moins.

Ce procédé de comparaison est très souvent utilisé sur le forum des Chiennes de garde et je le trouve la plupart du temps très pertinent.

Afin de dissiper tout malentendu, je ne mets pas sur un même pied le racisme et ce que vivent les femmes avec leur pilosité mais du point de vue purement psychologique, le mécanisme de rejet de la différence est le même. Pour le racisme, il existe heureusement des lois réprimant toute parole ou acte discriminatoire.
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librearbitre
Pascal Leclercq

http://www.boursorama.com/includes/news/attachement_news.phtml?id=620746
inscrit le 04/02/2007
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le 18/04/2008 à 08:33:21
Acces au message La pression sociale et l'épilation: témoignages
Voici une très belle file de messages que je viens de dénicher, file très récente:

http://www.monblogdefille.com/blog/20080331la-majorite-des-femmes-qui-se-lancent-dans-l%E2%80%99epil
ation-laser-commencent-par-le-maillot

Voici quelques uns des propos que j'ai trouvé très intéressants (et qui plairont à pierre ;-):

"Le problème c’est de se comporter comme un objet fruit du machisme, selon moi (mais je reconnais que ma vision des choses est, dans ce domaine, extrêmement tranchée).

Je n’accuse personne (en dépit des apparences de ce billet un peu rentre-dedans), on n’est pas responsables de ce que la société met en nous. En revanche on est responsable de le perpétuer."

"Là où je me sens objet c’est quand je fais les mollets sous la pression sociale."

"je crois qu’on l’a tout bonnement intériorisé, ce machisme, ce regard des hommes et qu’on ne se perçoit même plus comme victime."

"L’imberbitude (excusez moi, mais à l’aube comme ça, je m’autorise à inventer des mots) m’ennuie, car je n’arrive pas à la voir comme autre chose qu’un fantasme masculin (finalement, comme souvent, adopté par les femmes) qui lie la féminité à l’enfance, à l’immaturité, à la fragilité."

"je rajouterai , j’admire les filles qui ne s’epilent pas, qui sont assez forte pour résister à cette pression"

"Un homme qui demande quoi que ce soit à sa femme (maigrir, poils, autres), il n’aime pas vraiment sa femme, j’en suis sûre."

"Comme Lilipouch, j’aurais tendance à penser qu’à partir du moment où on se lance dans l’épilation tout court, quelle que soit la zone, quelle que soit la méthode, on le fait pour répondre à un impératif social et culturel.
Non ? et pourtant, combien de femmes profitent de l’hiver pour ne pas s’épiler ou le faire moins souvent ? (avouez !!!)"

"Et bien si je le fais (l'épilation), ce n’est pas du tout pour mon confort personnel (je transpire davantage en l’absence de poils, et l’odeur est plus forte aussi), ni pour le regard de mon homme (il s’en fiche, il me connait toute l’année) mais bel et bien pour le regard des autres femmes. J’en reviens à ton billet : l’épilation, fruit du machisme, peut-être, mais je suis convaincue que ce sont les femmes elles-mêmes qui perpétuent la chose en se montrant en la matière juges impitoyables et bien plus cruels que les hommes !"

"Mais comme Hélène a dit, on est pas responsables de ce que la société met en nous. Et on le perpetue presque contre notre gré, parce que c’est difficile et fatiguant d’etre ‘hors norme’. Et qu’on veut just etre tranquilles, heureuses avec nos moitiés respectives."

"Mais le réflexe social et culturel de s’épiler les jambes et les aisselles est aussi un réflexe machiste, celui de partir d’une principe qu’une “vraie femme” est lisse et toujours soignée. J’imagine que d’une part, ça aide bien à marquer les différences (les hommes et les femmes ne peuvent pas être égaux, regargez comme ce sont de petites choses fragiles !), que d’autre part c’est comme beaucoup de choses le temps qu’elles passeront à penser à ça, elles ne le passeront pas à prendre le pouvoir sur la société, et qu’enfin ça contribue à détruire l’estime de soi des femmes. Comment se sentir bien si on est élevées dans l’idée qu’au naturel (sans épilation, sans maquillage et autres artifices), on est râtées ?"



La liste est longue...
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Philippe
inscrit le 05/06/2007
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le 18/04/2008 à 13:25:07
Acces au message La pression sociale et l'épilation: témoignages
^^
le 03/04/2007 à 10:31:42, pierregr a dit :
Place réservée pour d'autres témoignages


Un peu en marge, témoignage assez personnel qui remonte à quelques années: j'ai eu une aventure extraconjugale épisodique (oui, je sais, c'est pas bien:() avec une jeune femme  de 30 ans qui s'épilait les aisselles (pas le pubis). Un jour, en hiver, après un assez long moment où on ne s'était pas vu, je remarque qu'elle ne se laissait pas caresser aussi facilement les épaules et les bras. je m'étonne, je luis demande pourquoi, elle reste évasive. Ce n'est qu'au bout de plusieurs minutes que je m'aperçois qu'elle  n'ose pas lever les bras  parce qu'elle ne s'est pas épilée les aisselles et qu'elle a peur de ma réaction !!! Il a fallu que je lui explique que je n'avais rien contre bien au contraire etc etc. et là, elle me dit : "mon mec m'a dit la même chose que toi . mais je n'y arrive pas, je n'arrive tout simplement pas à me sentir vraiment féminine et "propre" avec des poils sous les bras".
Je ne savais pas si je devai me réjouir de trouver dans mon "rival" un homme ouvert  et non-pilophobe ou me désoler du formatage  psychologique de mon amie.....

Message modifié le 18/04 à 13:26:08 par Philippe.

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MissTrixie
MissTrixie est homme, lesbienne, schtroumpf, et pas à la disposition sexuelle des visiteurs.
inscrit le 07/01/2007
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le 19/04/2008 à 14:30:23
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le 18/04/2008 à 13:25:07, Philippe a dit :

j'ai eu une aventure extraconjugale épisodique (oui, je sais, c'est pas bien:()


Ben, on n'a pas à juger. Et puis, on est quand même sur écologie libidinale !
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sophie
inscrit le 19/04/2008
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le 19/04/2008 à 20:59:13
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Bonjour...

Super ce site vraiment! B)

Moi aussi je suis naturelle, et mon copain adore. Je lui parlerais de votre site que je viens de découvrir...

J'ai trouvé ce forum aussi, qui vient à peine d'ouvrir, allez y faire un tour! ;)

http://femmes-naturelles.forumchti.com/index.htm
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pierregr
Pierre.
inscrit le 31/08/2006
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le 24/04/2008 à 13:32:23
Acces au message La pression sociale et l'épilation: témoignages
@pascal, j'ai posté sur son blog l'an dernier déjà, je vais chercher le lien

voici déjà ton lien cliquable lienblogfille

Message modifié le 24/04 à 13:32:38 par pierregr.

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pierregr
Pierre.
inscrit le 31/08/2006
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le 30/04/2008 à 10:11:35
Acces au message La pression sociale et l'épilation: témoignages
Merci pour vos commentaires.
@Philippe, tu n'as pas à te justifier de ta vie amoureuse. ;)
Mais c'est intéressant de voir à quel point les idées préconçues sont tenaces : il y a aussi pour bcp de femmes la crainte d'être emmenées à l'hosto et que les médecins découvrent que leurs jambes ne soient pas nettes. :(
Je vois déjà la scène : «ah non, madame, ça va être possible de vous soigner, vos jambes sont poilues.»

@Sophie, bienvenue sur le forum. Peux-tu nous en dire plus sur ton passé pileux, je parle du fait que tu t'es peut-être épilée sans trop y réfléchir avant de laisser tomber. Y a pas d'obligation, c'est seulement si tu sens de le faire. ;)

@Pascal, c'est une liste de témoignages très intéressants. J'avais donc posté fin 2006 sur ce blog, voici le lien

http://monblogdefille.mabulle.com/index.php/2006/05/20/50044-le-point-sur-les-poils#co

J'ai posté des réponses sur la page que tu mentionnes, on verra les réactions. La lizou est typique de celles qui s'épilent et qui sont outrancières mais promptes à nous reprocher de vouloir défendre une cause alors qu'elle défend à coups d'arguments débiles la peau lisse. Chaque fois que ce thème s'ouvre qq part, il y en a une qui ne supporte pas qu'on ose parler de pression sociale et qui est d'une mauvaise foi crasse. Oser dire "il y a des femmes pas épilées dans le porno" alors que toute la porno gratuite du net et de la télé n'en montre plus depuis 10 ans, c'est incroyable. Et dire qu'on a le choix de s'épiler ou pas, c'est le royaume des aveugles. Ces femmes sont dans le déni de réalité et finalement, c'est plus à plaindre qu'à blâmer car ce sont elles-mêmes qu'elles trompent en refusant de voir la vérité en face.

Ce qui est frappant, c'est le nombre de femmes qui ne s'épilent pas en hiver, bien plus nombreuses qu'on pourrait le croire mais aussi, celles qui tout en s'épilant, reconnaissent la pression sociale. Je n'en avais jamais vu autant, c'est souvent du bout des lèvres qu'elles le disent. Je me rends compte que d'habitude, c'est sur les forums "épilation" que je lis des témoignages et forcément, on y trouve plus de femmes fanatiques de peau lisse. Or, on a affaire ici à un blog qui parle de tas de choses, dont l'épilation, c'est une population de femmes moins ciblée que sur les forums d'épilation. D'ailleurs, elles semblent très peu nombreuses à faire l'intégrale même si elles font presque toutes le maillot.
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pierregr
Pierre.
inscrit le 31/08/2006
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le 05/01/2010 à 09:17:07
Acces au message La pression sociale et l'épilation: témoignages
Voici un témoignage du site doctissimo.fr, il date d'octobre 2009

Bonjour les filles,
 
en tant que mec mûr - j'ai 53 ans -, et sans vouloir me mêler de ce qui ne me regarde pas, j'ai aussi mon petit mot à dire au sujet de ce système pileux qui vous préoccupe tant. Ou plutôt une petite histoire.
 
J'ai connu ma compagne sur internet il y a de cela neuf ans. Lors de notre première rencontre dans un café, le coup de foudre a été si brusque que nous nous sommes retrouvés deux heures plus tard sur mon lit. Elle ne s'était pas attendue à une telle rapidité et elle ne s'était épilé que la moustache et les jambes jusqu'aux genoux.
 
Quand ma main sous sa jupe a découvert les buissons qui jaillissaient de part et d'autre de sa culotte, j'ai émis une réflexion étonnée et certainement idiote qui l'a fait fondre en larmes. C'était mal parti, j'avais carrément mis les pieds dans le plat.
 
La première surprise passée, j'ai eu tant de plaisir à jouer dans ses nombreux bosquets qu'elle a fini par s'en rendre compte, et sa honte  s'est un peu estompée. Ca a été une très belle nuit, finalement.
 
Nous nous sommes revus dès le lendemain. Elle avait rasé et épilé tout ce qu'il est possible de raser et d'épiler, cuisses, ventre, fesses, seins,  aisselles. Elle avait des rougeurs, elle piquait de partout.  Une horreur. Son ex-mari avait toujours exigé qu'elle s'épile, aussi n'a t'elle pas compris quand je lui ai demandé de tout laisser repousser. Elle avait l'impression que je l'aimais justement pour ce qui la gênait le plus en elle. Il lui a fallu plus de temps qu'à moi pour admettre que ses poils pouvaient exercer un effet érotisant. Mais maintenant elle s'en amuse, et me provoque d'une jambe ou d'un sein exhibé. Effet garanti.
 
Ses pilosités, c'était un peu notre secret d'alcôve. L'étape suivante, elle l'a franchie cet été, en acceptant enfin de se montrer d'abord en jupe courte et débardeur, et puis en maillot de bains deux pièces. C'était en Bretagne. Elle était très tendue, elle avait l'impression que tout le monde la regardait. Ce qui n'était pas faux, je dois l'avouer. Mais côté mâles, pour un regard amusé et un regard dégoûté, il y avait un regard ouvertement plein de désir. Dès que je la laissais seule sur la plage, elle se faisait accoster.
 
Ma femme a 52 ans et elle en paraît davantage. Elle ne teint pas ses cheveux gris et ne se maquille pas. Bien que je l'aime éperdument, il me faut bien admettre qu'elle n'a pas un physique à faire tourner les têtes. Ni jolie ni laide, disons insignifiante, et assez fanée. Jamais de sa vie, dit-elle, elle n'a eu autant de succès auprès des hommes que cet été. Elle en est encore toute ébahie.
 
Depuis, à part la moustache et le menton, il n'est plus question qu'on touche à ses poils.  
 
Voilà toute l'histoire. A vous de voir, mais je crois qu'il y a moyen de bien vivre son corps, quel qu'il soit, et de faire de ses soit-disant faiblesses une force.


Voir ici http://forum.doctissimo.fr/forme-beaute/epilation-poils/hirsutisme-confiance-sujet-149056-79.htm le 12-10-09

Si c'est la réalité, je dois dire que c'est encourageant. Elle n'a jamais eu autant de succès auprès des hommes, ce qui démontre que plus d'hommes qu'on ne le pense préfèrent les femmes naturelles.
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librearbitre
Pascal Leclercq

http://www.boursorama.com/includes/news/attachement_news.phtml?id=620746
inscrit le 04/02/2007
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le 05/01/2010 à 23:55:48
Acces au message La pression sociale et l'épilation: témoignages
Il y avait eu le même témoigne d'une Sophie qui avait raconté son expérience d'avoir mis sur un site Internet de rencontre qu'elle ne s'épilait pas. Elle avait alors reçu des messages comme jamais.

En même temps, même si seulement 10 % des hommes aimaient les poils, le fait qu'il n'y ait pas 10 % des femmes qui restent naturels fait qu'elles sont rares, sous-représentées. C'est clair qu'avec un tel écart entre le nombre d'hommes qui cherchent une femme naturelle et le si petit nombre de femmes qui restent naturelles, qui le laisse voir et qui sont célibataires, ces hommes vont "sauter" sur les rares occasions qui se présenteront.
Le fait que sa femme se fasse plus draguer maintenant signifie surtout qu'elle est remarquée maintenant alors qu'avant elle était insignifiante. Elle est devenue une sorte de perle rare.

Malheureusement je crains qu'elle soit une perle rare pour une minorité d'hommes seulement...
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Semseinpr
J'aime tout ce qui est naturel
inscrit le 19/11/2009
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le 06/01/2010 à 00:10:47
Acces au message La pression sociale et l'épilation: témoignages
Bonjour à toutes et à tous, je ne suis pas tout à fait d'accord avec librearbitre qui pense qu'il n'y a qu'une minorité d'homme seulement .... qui aime le poil. Pour ma part je pense qu'il ya beaucoup d'homme qui n'ont aucun problème avec la pilosité féminine. Je pense que ceux qui  s'y oppose le font par pure conformisme. En réalité il y a plus d'hommes qui aiment la pilosité feminine qu'on ne le croie. Par contre de peur d'être traité de pervers sexuels ils se gardent de se prononcer. Si vous voulez le verifier faite vous accompagnez par une femmes aux aisselles fournies, vous verrez que la plupart des femmes seront degoutées, mais beaucoup d'hommes par contre jeterront et furtivement des coups d'oiel, et si elle est seul elle sera fréquement dragué.  
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harry_co
Poils pour tous et tous à poil !
inscrit le 12/07/2009
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le 06/01/2010 à 09:51:51
Acces au message La pression sociale et l'épilation: témoignages
Elle est devenue une sorte de perle rare.

une perle rare ou une curiosité ?

témoignage intéressant en tout cas mais je me questionne tout de même....ces femmes qui n'intéressaient pas avant d'oser garder leurs poils intéresseraient-elles de la même manière si toutes les femmes étaient poilues ? elles passeraient inaperçue je pense si le fait de garder ses poils étaient banal...donc est-ce vraiment du au pouvoir attractif du poil ce regain d'intérêt pour une personne ou simplement parc'que cette personne est enfin en accord avec elle même, heureuse, bien dans sa peau et qu'elle dégage des choses positives ? je pencherai plutôt pour la dernière solution... parc'que ce n'est pas les poils qui font qu'une personne est intéressante ou non (outre le fait que le poil participe à la communication sexuelle...on ne passe pas son temps à communiquer sexuellement non plus...), c'est essentiellement ce qu'elle dégage selon moi.
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harry_co
Poils pour tous et tous à poil !
inscrit le 12/07/2009
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le 06/01/2010 à 11:56:20
Acces au message La pression sociale et l'épilation: témoignages
Voir ici http://forum.doctissimo.fr/forme-beaute/epilation-poils/hirsutisme-confiance-sujet-149056-79.htm le 12-10-09


Je me pose des questions concernant l'hirsutisme, je n'ai pas creusé ce phénomène plus que ça, je n'ai pas lu tous les témoignages donc ce que je vais écrire va peut-être paraitre bête mais je tente...
J'ai lu je ne sais plus où que 20% des femmes en étaient atteintes ? mais c'est énorme ?! (j'ai p-e mal lu)
ça voudrait dire que 20% des femmes sont malades ? (puisque l'hisutisme est taxé de maladie hormonale si j'ai bien compris...)
ce pourrait-il que l'hirsutisme soit égale à une pilosité abondante rien de plus ? tout comme il y a des hommes beaucoup poilu et d'autres imberbes naturellement ? c'est néfaste pour la santé l'hirsutisme ?
Si l'hirsutisme vient de problèmes hormonaux est-il possible que la cause de cet Hirsutisme soit la pillule ? une pillule mal dosée ou innaproprié qui fouttrait le bordel à l'intérieur de son organisme ? ce qui expliquerait que 20% des femmes en soient atteintes...
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pierregr
Pierre.
inscrit le 31/08/2006
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le 12/01/2010 à 09:26:55
Acces au message La pression sociale et l'épilation: témoignages
Merci pour vos commentaires. C'est difficile de savoir si les gens disent la vérité sur leurs préférences.
Quand on évoque ce thème en groupe, les réponses sont très différentes que quand on en parle en tête à tête. En groupe, il est très rare que qqn dise ouvertement "je suis pour que les femmes gardent leur poils". On va le taxer de fétichiste.
Quand on est en tête à tête, bcp d'hommes avouent être indifférents au fait qu'une femme soit épilée ou pas. Et bcp de femmes disent que pour elles, c'est une corvée dont elles se passeraient bien : ça fait mal, ça coûte cher, ça prend du temps, ça pollue puisque tous les produits dépilatoires sont très polluants, etc.
Donc, il y a deux discours, un public et un privé, c'est normal avec les thèmes tabous.

Harry_co a raison de dire que si toutes les femmes gardaient leurs poils, cette femme-là serait peut-être passée inaperçue. Elle n'est plus toute jeune non plus,

J'ai retrouvé qq commentaires allant dans le sens du témoignage de doctissimo

Voici ce que disait une féministe dans mon sujet chez les Chiennes de garde

Le poil est assimilé au sexe ( en état de marche puisque le poil apparait à la puberté, de plus)
Le poil sous les aisselles est, même si on ne l'aime pas , a une charge sexuelle.
Je me rappelle d'une de mes belle soeur, blonde aux cheveux longs et frisés qui arrivait à éléctriser l'atmosphere dans les déjeuners de familles
lorsqu'elle levait ses bras pour soulever ses cheveux et qu'elle dévoilait des aisselles un peu rousses


Dans mon sujet sur la troupe Unmata, voici un commentaire parlant d'un intolérant à propos des poils.

Distracted watching the underarm hair GROSS! may be common in some countries but I founded very distracting

Ce qui est intéressant, c'est qu'il explique qu'il n'arrivait plus à quitter les poils les yeux. D'autres commentaires vont dans la même direction.
Ce qui est significatif pour moi car même si culturellement, les poils sont rejetés en Occident, qqch en nous d'inconscient est fasciné car ça rappelle le sexe, comme le souligne la femme des CDG.

Lise a déjà dit plusieurs fois qu'en été, quand elle est en robe sans manches, elle se fait accoster et même si elle s'arrange pour que ses aisselles soient visibles, ça ne décourage pas du tout les hommes de la draguer. Il me semble même que plus d'hommes l'accostent depuis qu'elle ne s'épile plus et qu'elle le montre.

Sur notre forum, Audrey (une ancienne participante) qui ne se rase pas les aisselles avait constaté qu'à la piscine, des hommes avaient un regard plus que bienveillant en voyant ses poils, elle disait ceci en 2006

Par contre, à la piscine, en hiver, j'ai eu droit à tout ce que tu peux imaginer : regards en coin, remarques à peine discrètes, petits rires etc....mais aussi regards apputés de certains hommes qui ne paraissaient nullement dégoûtés par mes aisselles !
Des mecs que j'ai eu , seul 1 a bloqué totalement sur mes poils, les autres s'en foutaient ou aimaient ça , (du moins sous les bras, pour ceux des jambes, ils ne m'ont rien dit... et à lire ce forum, j'ai l'impression qu'il y en a plus qu'on ne croit)


Je pense qu'il faut lire appuyés à la place de apputés, c'est sans doute une faute de frappe.

En ce qui concerne ma femme, je n'ai pas encore remarqué que des hommes reluquaient ses aisselles avec envie mais je sais que des gens voient ses poils, quand elle fait ses courses en débardeur.

Enfin, début 2006, Nair, une firme de cosmétique a fait un sondage Ipsos sur l'épilation.
Voici le lien : http://www.ipsos.fr/canalipsos/poll/8222.asp

Une des questions est particulièrement intéressante

«La réaction des hommes si leur compagne cessait de s'épiler»

"Et si demain la femme de votre vie décidait d'arrêter de s'épiler, quelle serait votre réaction la plus probable ?"

Cela ne vous plairait pas du tout : 57% chez les hommes de 15-25 ans, 42% chez les plus âgés
Cela vous serait égal ou vous amuserait : 43% chez les hommes de 15-25 ans, 54% chez les plus âgés


Cela prouve tout de même que les hommes ont une capacité d'adaptation, s'il s'agit de la femme de leur vie. On est loin de l'unanimité qui transparaît dans les médias.

Pour le hirsutisme, je répondrai plus tard, c'est pas le sujet ici.

Message modifié le 15/01 à 09:48:57 par pierregr.

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