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Emancipation, société, éducation, sexualité... (63 topics, 1069 messages) Dernier message par Madaglan, le 20/09 à 00:01:47 |
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| Cassandre inscrit le 15/12/2006 ![]() |
le 27/02/2007 à 00:05:43
Je témoigne en tant que femme, peut-être coincée, mais le porno m'a toujours choquée… trop cru, trop rose, trop « organes »… rien qui ne me fasse rêver, donc rien qui ne m'inspire… dans le meilleur des cas ! Dans le pire, ça me couperait même l'envie de quoi que ce soit tant certains films montrent une image déplorable de la femme (et de l'homme par la même occasion).
Je n'ai pas cette même sévérité envers les films érotiques (où tu parles d'émotion d'ailleurs), plus imaginatifs, plus scénarisés, plus « mignons », là on a « la petite histoire qui va avec » la possibilité de fantasmer et d'être tentée… Peut-être est-ce féminin, on dit l'homme plus « visuel » dans le désir, et la femme plus intellectuelle… en tout cas je sais que pour avoir envie (même quand je m'occupe de moi toute seule) il me faut un scénario. Donc le porno fait un vulgaire flop ! |
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| Corrigan inscrit le 03/07/2006 ![]() |
Ben tout ça c'est une belle définition du porno...
Je n'ai personnellement rien contre le porno, sauf que c'est pas mon truc. Ce qui m'embête, c'est qu'en fait de sexualité j'ai bien l'impression que ça devient de plus en plus la norme, le modèle de comportement. Et c'est vrais que tout ça fait tellement mécanique...De mon temps les magazines "olé-olé" étaient ornés de photos de femmes nues, vraiment nues. On dirait qu'aujourd'hui il est nécessaire d'avoir des positions "suggestives", et des pièces d'habillement à des endroits inhabituels. Trouve t-on encore quelque part la vraie nudité ? Je vois dans le porno une recherche de l'excitation, et non de la satisfaction. Une sexualité en permanence insatisfaite, sur laquelle le système peut bâtir des fantasmes de consommation, voir le publi-porno... |
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| MIEL administrateur ![]() inscrit le 12/06/2006 ![]() |
Très bien vu : le porno est effectivement un endroit où se joue l'aliénation.
(par exemple le simple fait que les femmes y soit toujours épilées depuis fort longtemps est un facteur qui a sans nul doute contribué à la banalisation de l'épilation). Mais surtout le problème c'est qu'il y a une scission, une coupure (couic!!! si vous voyez ce que je veux dire) entre d'une part des films ordinaires dans lesquels les scènes de sexe sont toujours chatrées et d'autre part des films classés X où on ne voit que des organes en action sans le reste (la vie, l'amour...). A mon avis c'est cette séparation qui est en elle-même la plus néfaste pour notamment les jeunes, qui a défaut d'une éducation sexuelle digne de se nom, s'"eduquent" par la pornographie. Or cette séparation n'est pas un hasard elle est résultat de la loi "X" (de 1975 ou 1976) qui a taxé à mort les films où apparaissent des organes génitaux en état de fonctionnement (une simple érection classifie le film dans la catégorie X). La loi "X" a tué dans l'oeuf toute veilleité de faire des films ordinaires (et donc aussi des films de qualité) qui montrent la sexualité. Ceci résulte d'un choix politique délibéré. D'ici cet été nous espérons rédiger une page qui développera ce thème sur le site web. Quand a ce que dit Cassandre : on dit l'homme plus « visuel » dans le désir, et la femme plus intellectuelle… C'est en effet ce qui a été observé par les études de sexologie dans la société occidentale. Mais il ne faut pas perdre de vue que le désir est quelquechose d'essentiellement culturellement construit. |
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| librearbitre inscrit le 04/02/2007 ![]() |
Je ne suis pas non plus totalement contre le porno (et comme la plupart des hommes et encore plus en tant que célibataire, j'en "consomme" de temps en temps).
Par contre les films pornos actuels me donnent plus du dégoût qu'autre chose. Je rejoins Cassandre: "trop cru, trop rose, trop « organes »….". Quand je vois certains de ces films je me dis qu'il s'adresse à des détraqués sexuels. Alors que les pornos des années 1970-1980 était presque de l'érotisme bien que classé X. Bref un bon dosage de suggéré et de voyeurisme. Les dégats du porno actuel sur les jeunes sont à mon avis terribles. Récemment en France un animateur d'une radio de jeunes disait "Moi si ma copine refuse la sodomie, je la quitte". Je suis allé sur le forum de la radio en question et la majorité des jeunes (surtout des gars mais aussi des filles) disait: "si la fille t'aime, elle doit accepter de le faire par amour pour toi". Très peu de jeunes répondaient "si le gars t'aime, il acceptera le choix de la fille de ne pas pratiquer la sodomie". Au québec il me semble avoir entendu parler de "concours de fellation" dès 13-14 ans. De plus en plus une fille qui refuserait de "sucer" ou de "coucher" est jugée comme coincée. Malheureusement les filles qui ont une faible estime d'elles-même tentent d'acquérir de l'amour en cédant aux demandes des gars. Quelle dérive quand je compare la génération d'aujourd'hui à la mienne où nous étions fleur bleue, où au lycée (équivalent du Cegep au québec) plusieurs élèves n'avaient pas encore franchi le pas, où la première fois était attendue comme un grand moment. Aucun ne jugeait celui qui ne l'avait pas fait. Affolant de voir comme tout a changé en 10-15 ans. Sans doute que l'accès facilité (via Internet) à une pornographie où la femme est soumise y est pour beaucoup. |
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| Cassandre inscrit le 15/12/2006 ![]() |
le 04/03/2007 à 00:02:32, librearbitre a dit : Récemment en France un animateur d'une radio de jeunes disait "Moi si ma copine refuse la sodomie, je la quitte". Je suis allé sur le forum de la radio en question et la majorité des jeunes (surtout des gars mais aussi des filles) disait: "si la fille t'aime, elle doit accepter de le faire par amour pour toi". Très peu de jeunes répondaient "si le gars t'aime, il acceptera le choix de la fille de ne pas pratiquer la sodomie". Dramatique ! Je ne sais pas bien où est encore la libération sexuelle dant tout ça ! Quand sera-t-on libre de faire ou ne pas faire ce que l'on veut de sa sexualité ? Sans puritanisme, ni injonction de s'éclater au pieu, sous peine d'être lynché pour coincitude aggravée ! Sans parler des filles soumises à l'obligation de rester vierge au mariage, qui entament leur sexualité par tout sauf la pénétration vaginale, pour préserver leur « virginité »
Affolant de voir comme tout a changé en 10-15 ans. Sans doute que l'accès facilité (via Internet) à une pornographie où la femme est soumise y est pour beaucoup. Je partage tout à fait ce ressenti… dire qu'ado, j'ai eu mes 1ères relations à 15 ans, et j'étais presque jugée comme une « salope », maintenant je serais une « sainte-nitouche », on ne sait plus à quel saint se vouer !
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| Corrigan inscrit le 03/07/2006 ![]() |
La grande absence, reste encore et toujours le plaisir. La porno est, au pire un processus d'aliénation massive, au mieux une compensation. Si le plaisir existe, si les possibilités de satisfaction réelle sont suffisantes, le porno et les pratiques liées ( sodomie...) sont inutiles. Mettre sur le même pied l'étreinte et des pratiques comme la fellation et la sodomie montre tout simplement qu'on ne sait pas de quoi on parle. |
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| Cassandre inscrit le 15/12/2006 ![]() |
le 05/03/2007 à 13:16:45, Corrigan a dit : Mettre sur le même pied l'étreinte et des pratiques comme la fellation et la sodomie montre tout simplement qu'on ne sait pas de quoi on parle. Tu peux développer steuplé ? Je suis curieuse d'où tu veux en venir… |
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| Corrigan inscrit le 03/07/2006 ![]() |
Entre barboter dans la piscine municipale ou nager en pleine mer, c'est toujours la mer que je préfère. C'est plus qu'une image...la différence -en qualité et en intensité de sensation - est du même ordre.
C'est même pas possible de comparer. La, comme on dit, "fellation", peut être un préliminaire, et rien d'autre. Une approche, quoi. Comme mettre le bout des orteils dans les vagues. Quant à la sodomie... Je n'en vois vraiment, mais alors là vraiment pas l'intérêt, en tout cas dans une relation hétérosexuelle. Tout ça est une question de plaisir, d'intensité du plaisir. Et c'est là que j'essaie d'en venir... Sait-on vraiment ce qu'est le plaisir ? |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
E1001 disait
enfin un site qui parle de mnipulation par la libido!! le forum du site des Chiennes de garde en parle depuis longtemps. http://chiennesdegarde.org/forum/index.php?lecture=43231&indexpage=1&filpage=0 http://chiennesdegarde.org/forum/index.php?lecture=11256&indexpage=1&filpage=0 http://chiennesdegarde.org/forum/index.php?lecture=33249&indexpage=1&filpage=0 Extrait du dernier lien qui s'appelle "La pornographie : prostitution indirecte?" il y a sans aucun doute des points communs entre la porno et la prostitution ne serait-ce que: la réification du corps des femmes, réduit à trois orifices ! une sexualité fantasmée androcentrée tout à fait conforme à la culture machiste patriarcale, violente, injuste, rabaissant les femmes : rapports dominant - dominé-e, valorisation de la phallocratie et mépris de la sexualité féminine (des chiennes) une sexualité faite par des hommes, pour des hommes (en majorité) un commerce de chair humaine drainant des bénéfs considérables, donc propice à tous les trafics, y compris les plus criminels ! une fausse image de la sexualité et des conséquences lamentables sur l'éducation sexuelle des jeunes générations : Un homme ça bande des heures, c'est puissant, ça a le droit d'être violent, surtout à ce moment là, normal ça a des pulsions terribles : un homme est un phallus impatient, les femmes sont des orifices servant à contenter ce phallus les femmes sont des salopes qui adorent ça, de la viande appêtissante,(modelée suivant des fantasmes masculins) avec éventuellement un clito sur lequel faut pas trop s'attarder, les femmes, même quand elles disent non, (ce qui est rare), en fait elles pensent oui et en redemandent, elles sont insatiables et adorent se faire couvrir de sperme ( les putes aussi bien sûr...) les femmes adorent les sexes d'âne, la violence, l'asservissement et le mépris, elles sont vénales en plus ! on peut accomplir ou visualiser les pires fantasmes contre un peu d'argent.(porno et prostitution) et je suis sûre que plus les femmes obtiendront l'égalité (sociale, professionnelle) plus la porno sera trash et plus certaines femmes (prostituées, actrices de film XX ) seront le déversoire des fantasmes machistes : parce que l'excitation sexuelle est bien plus souvent basée sur l'interdit, la transgression, le tabou, l'immoral (religieux ou social) que sur une relation respectueuse et égalitaire, voire affective entre deux êtres. et parce qu'il se trouvera des masculinistes pour affirmer que les zommes ont peur de ces femmes devenues leurs égales, ça les castre, les rend impuissants et il leur faut trouver qq part des femelles, des vraies, qui sont encore à leur place : en dessous. librearbitre disait Récemment en France un animateur d'une radio de jeunes disait "Moi si ma copine refuse la sodomie, je la quitte". Il y a pourtant une réponse adéquate. La fille dit au gars "d'accord mais avant, je mets un gode-ceinture et je te sodomise, comme ça, tu verras ce que c'est". En général, ça les calme direct.
Corrigan disait Mettre sur le même pied l'étreinte et des pratiques comme la fellation et la sodomie montre tout simplement qu'on ne sait pas de quoi on parle. Je suis assez d'accord mais on passe alors pour puritain ou coincé si on se contente de faire l'amour "classiquement". Pourtant, quand on regarde le kama soutra, il y a moyen de faire chaque fois une autre position, je ne vois pas trop où est la monotonie souvent invoquée par les adeptes de la sodomie. Ce qui je trouve ahurissant, ce sont les jeunes femmes qui disent carrément "je veux être actrice de porno car je suis exhib". Comment peut-on avoir envie de faire ce "métier" quand on sait que les conditions de boulot sont dégradantes, que c'est mal payé, qu'il faut accepter des pratiques que je n'imaginais même pas quand j'étais plus jeune : double pénétration anale (deux sexes dans l'anus, je précise). Comment une femme peut avoir envie de ça ? De plus, ça te poursuit toute ta vie, même Brigitte Lahaie qui a bien réussi sa "reconversion" se fait chaque fois rattraper par ses films, 30 ans après. |
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| MissTrixie inscrit le 07/01/2007 ![]() |
On peut se livrer à la sodomie pour elle-même, pas pour briser la monotonie ou pour se prouver qu'on n'est pas coincé.
librearbitre disaitRécemment en France un animateur d'une radio de jeunes disait "Moi si ma copine refuse la sodomie, je la quitte". Ce qui est gênant dans le discours de l'auditeur, ce n'est pas son désir de sodomie, c'est le fait qu'il l'impose (c'est même carrément révoltant). Toi, pierre, par la réponse que tu proposes, sembles signifier qu'en plus c'est pénible. Alors que non, ce n'est pas en soi pénible. Tout dépend du désir qui est derrière, et de la manière dont c'est pratiqué. |
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| BeautyAuNaturel inscrit le 09/03/2007 ![]() |
le 07/03/2007 à 12:27:30, MissTrixie a dit : Toi, pierre, par la réponse que tu proposes, sembles signifier qu'en plus c'est pénible. Alors que non, ce n'est pas en soi pénible. Tout dépend du désir qui est derrière, et de la manière dont c'est pratiqué. MissTrixie, moi j'avance que c'est en soi pénible (du point de vue de la construction anatomique et du système nerveux) et que ce n'est que par artifice que la sodomie procure du plaisir. Par artifice, il faut entendre toute construction/auto-conviction mentale ou toute altération physique. |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Tu as raison Misstrixie, j'aurais dû expliquer un peu plus. En fait, sans généraliser évidemment, j'ai constaté que bcp d'hommes trouvent normal de sodomiser une femme mais dès qu'on leur dit qu'eux aussi ont un anus, ils poussent des cris en disant qu'ils ne sont pas pédés, hors de question de leur toucher cet endroit. Or, c'est débile car il semble que bcp d'hommes hétéros apprécient la sodomie (le frottement de la prostate peut paraît-il provoquer un orgasme très fort mais différent du "normal") et ça n'en fait pas pour autant des bisexuels ou des homos. Ceux qui exigent carrément que la femme se laisse sodomiser sont souvent les plus hostiles à ce qu'on touche cette partie de leur corps, pourtant très érogène. C'est donc pour eux que je disais ça, par pour les hommes qui n'exigent pas la sodomie.
Ma remarque sur la monotonie vient d'un constat très simple, c'est que bcp de gens qui la pratiquent disent que c'est pour "changer un peu". Mais c'est vrai qu'on peut la pratiquer pour d'autres raisons, je n'aurais pas dû généraliser. |
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| Minilula inscrit le 14/03/2007 ![]() |
Ce qui me choque dans la sexualité dictée par le porno, c'est qu'elle est par essence extrême : il y a les "chiennes" les "salopes" qui acceptent n'importe quoi des pénis géants que sont les hommes dans les films X. Et ça se retrouve dans le discours des hommes conditionnés par cette image : soit la femme est une "grosse cochonne" soit elle est "prude, coincée, frigide..." et l'homme, lui, est toujours une bête de sexe... Où est l'épanouissement dans tout ça? |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Dans un sujet du forum des Chiennes de garde, il était question d'une conférence en 2006 sur la "porno-guerre", c'est-à-dire la pornographie dans tout ce qu'elle a de plus salissant et avilissant pour les femmes. Extrait :
Michela Marzano a quant à elle parlé de la normalisation des pratiques sexuelles opérée par la pornographie qui formate les fantasmes de tout un chacun-e alors que les fantasmes sont des productions extrêmement personnelles qui dépendent de l’histoire de chacun-e. La collectivisation et l’uniformisation des fantasmes créées par la pornographie empêchent justivement la subjectivité de chacun-e. Elle a donc expliqué pourquoi selon elle la pornographie n’était pas la liberté et était même contraire à cette dernière puisqu’elle enfermait chacun-e dans des normes sexuelles à respecter obligatoirement pour être soi-disant une VRAIE femme ou un VRAI mec. Michela Marzano, qui travaille depuis 7 ans sur la pornographie, a parlé de l’influence des cassettes porno auprès des jeunes puisque 50% des enfants de 11 ans ont déjà vu un film porno et que beaucoup en consomment régulièrement dès l’adolescence. Elle a évoqué l’ambivalence dans laquelle se trouvaient ces jeunes. Les jeunes filles jugent majoritairement que ces films insultent les femmes, mais en même temps qu’ils représentent une sexualité parfaite (l’homme ne débande jamais) ! Les garçons, quant à eux, font une très nette distinction entre les films porno et l’amour : les femmes des films porno et celles avec qui l’on peut mettre en pratique ces films étant des « filles faciles » (en fait, des filles fragiles selon Mme Marzano), les autres des filles respectables pouvant être aimées mais avec lesquelles ils ne pourraient pas coucher. Le clivage maman/putain est toujours bien vivant et Michela Marzano d’ajouter qu’on n’en est jamais vraiment sortis (malgré tout ce qu’on peut dire sur la « libération sexuelle » des années 60-70). Elle a aussi évoqué la pornographie dite « pour couples » (genre M. Dorcel), certes très machiste mais moins violente et apparemment apprécié par certaines femmes. A été évoqué par Myriam Elhadad l’existence aux Etats-Unis et en Angleterre d’une pornographie pour femmes non sexiste, où les femmes et leur plaisir sont valorisés et mis au premier plan (longues séances de masturbation solitaire, par exemple) et bien évidemment pas du tout insultante pour les hommes. Toutefois, cette représentation non simulée de la sexualité n’est pas acceptée par les distributeurs qui, parce qu’ils ne pensent qu’à vendre à un public masculin, sont persuadés de ne pas trouver de clients pour ce genre de « pornographie ». D’où les difficultés rencontrées par ces réalisatrices. Elle a également ajouté que certaines femmes seraient intéressées par ce genre de représentations de la sexualité empruntes de respect. Elle a notamment dit que les réalisatrices de ce type de films employaient des actrices aux physiques multiples et variés et non pas aux physiques normés (gros seins, grosses fesses, blondes, bref bimbos) habituels dans les films pornos machistes. L'article ici http://www.chiennesdegarde.org/article.php3?id_article=433 Le sujet sur le forum ici http://chiennesdegarde.org/forum/index.php?lecture=59979 Michela Marzano travaille au CNRS et étudie particulièrement tout ce qui touche à la pornographie et la sexualité, dans une approche féministe. |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Une page à lire absolument, préparez le sac à vomi http://deconstruire.babylone.over-blog.org/article-5544019.html
Extrait Aussi dérangeant que cela puisse être, derrière chaque vagin, chaque bouche à pipe, chaque anus, derrière chaque trou rempli de foutre, de doigts, de poings, de centaines de bites d'affilée, se cache un être humain. Un être humain, un corps qui, souvent, saigne entre les scènes. Qui s'évanouit pendant les plans coupés. Qu'on redresse tant bien que mal pour l'éjac finale dans la gueule. Nous le savons aujourd'hui. Beaucoup de sang coule de ces culs anonymes, aux noms de gâteaux. Certes, ne pas penser qu'un être humain, doté du même corps fragile que votre soeur ou votre mère, soit pénétré à la chaîne, saigne, s'effondre, soit marqué à vie, permet de mieux apprécier le spectacle pornographique, d'en jouir plus tranquillement. Mais ce n'est pas la réalité. 8< Cookie devait tourner une double pénétration. Elle s'est mise à pisser le sang. Il a fallu couper. Les producteurs et les autres acteurs ont donné des kleenex à Cookie pour qu'elle s'essuie, en la traitant de conne parce qu'elle gâchait le film. Après cinq minutes de pause, le tournage a repris et on lui a fait finir la scène. Elle est payée pour ça, n'est-ce pas. Elle a choisi ça. Cookie dit encore, parlant toujours d'elle-même à la troisième personne : « Cookie avait une hémorragie qui nécessitait une hospitalisation d'urgence. » Cookie n'est sans doute pas la seule à avoir été hospitalisée après un tournage. Les histoires sortent. Une fille condamnée à la chaise roulante suite à un gang bang. Une autre passe six mois à l'hôpital. Jamais on ne voit un gang bang, une double, triple, multiple pénétration ou un fist-fucking, filmé sans coupe, sans montage. Parce qu'alors, comment ne pas ouvrir les yeux, comment imaginer qu'on puisse infliger une telle violence à un corps sans conséquences et sans séquelles ? Après ça, on ne peut plus regarder un film porno avec les mêmes yeux.
Quand une actrice porno (comme Ovidie) vient raconter que c'est génial et que c'est un choix d'être actrice porno, je me demande si elle se rend compte de ce qu'elle dit. Un autre article, tout aussi révoltant, sur les conditions de tournage de scènes zoophiles, près de Paris http://www.afrik.com/article7253.html |
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| librearbitre Pascal Leclercq
inscrit le 04/02/2007 ![]() |
Témoignages boulversants...
La dernière phrase résume tout: "quelle humanité préparons nous, et voulons nous fabriquer des générations d'individus conditionnés, dociles, économiquement performants, prêts à tolérer n’importe quelle abomination de la part du corps social qui les entretiendra dans leur jouissance maladive?" |
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Cassandre![]() inscrit le 15/12/2006 ![]() |
Pierre, ton post est bouleversant, je me doutais déjà de la dégradation que ce pouvait être de tourner, mais là c'est carrément de la maltraitance ! ![]() |
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| Koyoko «Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d'une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C'est ça la relativité.»
[ Albert Einstein ] inscrit le 28/03/2007 ![]() |
C'est vraiment horrible, c'est immonde...
Enfin il me semble quand même qu'Ovidie n'est pas à mettre dans le même sac... Je n'ai vu aucun de ses films en entier, juste des extraits (dommage...) mais ce que j'en ai vu me semblait assez prometteur dans le bon sens. Ce n'était pas de la viande pour de la viande, mais de l'érotisme, quelquechose de beau visuellement, et assez inspirant (tout le monde peut jouer la scène de la baignoire avec des pétales de rose...) Donc je ne m'avance pas en disant que ce qu'elle fait est merveilleux, mais il est possible aussi qu'elle aime son travail, et que pour elle justement il consiste à faire de l'érotique "hard", au lieu de scènes de boucheries (lol) Quant aux maltraitances, c'est horrible... nous vvons vraiment dans une société qui cherche à faire de sa "plèbe" un troupeau de vaches beuglantes et prêtes à subir ce que le pouvoir lui impose, quel qu'il soit. Ca me rend malade... |
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| BeautyAuNaturel Méli
![]() inscrit le 09/03/2007 ![]() |
Je ne peux plus m'arrêter de pleurer... j'ai toujours penser que ces choses se produisaient, que la réalité du tournage des films pornos devait forcément diffèrer du produit final.
Il y a tellement de questions que l'on ose pas poser par peur que la connaissance vienne hantée notre conscience et nous empêcher de jouir de notre "liberté individuelle". Je préfère de loin la vérité qui réduit mon plaisir que l'ignorance qui tue l'autre... |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
C'est vrai qu'on est écoeuré après avoir lu ça, quand je pense que je lis souvent des commentaires positifs sur le "porno chic" (je sais même pas ce que c'est) mais de toute façon, la réalité gore est coupée au montage et donc, la morale est sauve.
Il faudrait faire lire ça à des gens qui n'ont aucune idée de ce que c'est réellement le porno. Même Rocco Siffredi avoue qu'il y a plein de filles qui ont les organes démolis à force d'avoir été pénétrées par des brutes. On est bien loin de l'image véhiculée par le "porno chic" mais si on réfléchit un instant, quand on voit les sommes colossales en jeu, ça n'a rien d'étonnant. Sur le site féministe sisyphe, un autre article intéressant et moins gore, qui date de 2003 mais toujours d'actualité http://sisyphe.org/article.php3?id_article=801 L'industrie de la pornographie contemporaine a pris son essor au début des années cinquante, avec la création de Playboy (1953) et, depuis, a investi tous les moyens de communication moderne. Selon Dusch, le chiffre d'affaires mondial de la pornographie « s'élève à près de 52 milliards d'euros » (3). C'est la troisième industrie du Danemark. La vidéo pornographique représente à elle seule un marché de 19 milliards d'euros (4). L'industrie hôtelière est complice : à chaque film visionné dans une chambre, elle reçoit 20 % du prix de location. Les États-uniens dépensent entre 1 et 2 milliards de dollars US par le biais des cartes de crédit pour obtenir du matériel sexuel explicite via Internet. J'avoue sans honte avoir consommé des films X pendant une période de ma vie mais depuis un certain temps déjà, ça me dégoûte, c'est lié à la violence et l'image dégradante de la plupart des films. Même si c'était respectueux des femmes, les voir entièrement épilées, je ne m'y fais pas. ![]() |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
koyoko disait
Enfin il me semble quand même qu'Ovidie n'est pas à mettre dans le même sac... Je n'ai vu aucun de ses films en entier, je ne parlais pas de ses films (que je n'ai pas vus) mais de son discours dans les médias genre "le monde du porno, il est beau et gentil, on s'éclate". Pour s'éclater, certaines le font au propre apparemment.
J'ai aussi entendu Katsumi (une autre "star" du porno) sur Europe1 tenir à peu près le même discours qu'Ovidie. Mais combien de vies détruites pour ces qq femmes qui réussissent plus ou moins, tout en reconnaissant que ça leur colle à la peau à vie ? Brigitte Lahaie a arrêté les pornos il y a 30 ans environ et chaque jour, on lui en parle encore et ça l'énerve. |
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| Koyoko «Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d'une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C'est ça la relativité.»
[ Albert Einstein ] inscrit le 28/03/2007 ![]() |
Le monde du poro n'est vraiment pas beau à voir, et c'est vrai qu'en parler comme si c'était le paradis... ...par contre il est vrai que certaines personnes peuvent être des exceptions, et aimer leur travail (il existe des femmes... et des hommes, qui se prostituent, et ne trouvent pas leur métier dégradant, car ils le font "sincèrement"... je ne sais pas si je m'exprime clairement, mais ça existe)
De tout façon dans les médias, quand tu fais quelque chose (surtout en "mal" dans le sens social du terme), tu ne peux plus t'en débarasser, et cela te suis comme un boulet pour le reste de ta vie... ![]() |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
koyoko disait
il existe des femmes... et des hommes, qui se prostituent, et ne trouvent pas leur métier dégradant, car ils le font "sincèrement"... je ne sais pas si je m'exprime clairement, mais ça existe Ce genre de propos sur les forums des Chiennes de garde et c'est l'avalanche de réponses indignées. Il apparaît en effet que celles (et ceux, plus rare) qui se prostituent ne choisissent jamais librement ce "métier". Soit elles tombent dedans, piégées par des macs qui cachaient leur vraie activité, soit elles ont commencé à le faire car elles avaient de gros problèmes d'argent et c'était le seul moyen de renflouer les caisses. Ensuite, elles s'habituent à ce nouveau train de vie (gagner en une journée ce qu'elles mettraient un mois à gagner en travaillant "normalement") et ce sont elles qui disent par après "je m'épanouis, j'ai choisi ce métier". Je n'y crois pas une seconde à la personne qui se lèverait un matin en disant "tiens, je vais faire prostituée aujourd'hui". Maintenant, mon avis vaut ce qu'il vaut mais ce domaine touche à l'intime, la sexualité et ceux qui vont chez les prostituées sont le vrai problème. Je ne les juge pas en disant (je ne juge personne) mais je me dis que si on va voir une femme et qu'on la paye pour du sexe, c'est qu'on a de gros problèmes. On va me dire "oui mais il y a des hommes qui n'ont pas de femmes" ou alors "il y a moins de viols grâce aux prostituées". Je n'y crois pas non plus, les viols n'ont jamais diminué et là où la prostitution est légale, il y a encore des viols. Ne pas avoir de femmes et alors ? Ils connaissent pas l'onanisme ? Pourquoi faut-il absolument faire l'amour (terme mal choisi quand il s'agit de prostitution) ? Bcp de prostituées disent d'ailleurs que les hommes qui viennent les voir le font souvent pour parler de ce qui ne va pas dans leur vie. Mais en quoi une prostituée est qualifiée pour les problèmes de coeur ou existentiels de ces gars ? Pourquoi ne vont-ils pas voir un psy ? En réalité, la prostitution est liée au patriarcat pour qui il y a 2 sortes de femmes, la maman et la putain. Quand on en aura terminé avec le patriarcat, il n'y aura plus de prostitution. |
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| Koyoko «Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d'une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C'est ça la relativité.»
[ Albert Einstein ] inscrit le 28/03/2007 ![]() |
"la prostitution est liée au patriarcat pour qui il y a 2 sortes de femmes, la maman et la putain"
Alors la putain remplit le rôle de maman en général... et qui est la putain?????
Evidemment, lorsque les deux sexes réussiront à s'entendre sans que l'un n'essaie de dominer l'autre, la société ira beaucoup mieux... mais le combat est long jusque là, et je trouve qu'il ne faut pas jeter la pierre aux prostituées. Oui, beaucoup sont tombées dedans de façon horrible, oui, beaucoup sont malheureuses... mais il ex existe aussi, même si elles sont aussi rares que des perles dans les huitres, qui font ce métier parce qu'elles ont le sentiment de faire du bien. Pourquoi après tout ne seraient-elles pas aussi considérées que les psy (qui perdent souvent une partie de leur santé mentale au profit de leurs patients)?? Parce qu'elles gagnent de l'argent ainsi? Les docteurs, psychiatres (...) aussi, et personne ne leur dispute leurs honoraires ma foi fort confortables (pour des résultats moindres, si je me permets la comparaison) Je ne veux pas défendre la prostitution, c'est un comportement patriarcal immonde, que de forcer quelqu'un d'un sexe considéré inférieur à se soumettre à son "supérieur"... mais je trouve qu'il ne faut pas blâmer les femmes qui se prostituent. Ce ne sont pas des "paresseuses" (le travail est assez fatiguant, à la fois physiquement et nerveusement)... et en plus souvent elles n'ont pas eu le choix! ![]() |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Je ne condamne pas les prostituées, elles sont prises dans un piège et elles n'ont bien souvent pas le choix. Ce sont les macs et certains clients que je condamne. J'essayais seulement d'expliquer que les prostituées qui ont une vie cool et qui sont entrées dedans de plein gré sont rares. |
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