

| Bienvenue sur ce forum mis à votre disposition par l'association Mouvement International pour une
Ecologie Libidinale (M.I.E.L.) et ouvert le 21 juin 2006
MODE D'EMPLOI :
Ce forum est ouvert à tous. Pour pouvoir poster un message et/ou créer un
nouveau sujet de discussion il vous suffit de vous inscrire. |
| Tous les sujets en rapport avec les thèmes traités par le MIEL (autres que l'épilation) :
vaste programme car rien de ce qui est humain nous est étranger ! Pour un certain nombre des topics abordés ici on peut trouver plus d'info et de la bibliographie sur notre site |
Emancipation, société, éducation, sexualité... (63 topics, 1069 messages) Dernier message par pierregr, le 23/10 à 10:21:03 |
|
| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
le 11/08/2008 à 13:52:48
J'ouvre un nouveau sujet afin de ne plus polluer celui de Lise, voir donc la fin de la discussion ici
http://ecologielibidinale.les-forums.com/topic/161/26/education-non-machiste-des-jeunes-enfants.htm l Lise disait Notre société crée des malheureux et des névrosés. La consommation intensive est source de frustration permanente. Remettre en cause ce système et en sortir en adoptant un autre mode de vie est donc source d'épanouissement. Je serais un peu plus précis. C'est l'éducation qui crée des névroses et des psychoses. Ensuite, quand on est adulte, on tombe plus ou moins dans le piège de la consommation qui engendre encore plus de frustration car on veut toujours le dernier objet à la mode en pensant qu'il va satisfaire nos besoins. Attention à l'interprétation de mes propos, je ne dis pas que les parents font exprès de "mal" éduquer les enfants mais comme je l'ai dit dans l'autre sujet, les inconscients communiquent et si les parents ont des névroses, elles seront automatiquement transmises aux enfants. Le XXè siècle est primordial car il a vu l'avènement des psychanalyses et on a enfin pu s'interroger sur les raisons des névroses. Alors qu'avant, surtout à cause de la religion, c'était interdit de penser à soi, pas dans le sens égoïste, dans le sens de vouloir d'abord être soi-même et non le résultat des projections du mal-être des parents. Pour moi, tant qu'on n'a pas fait un travail d'analyse de plusieurs années, on continue à avoir des névroses. Vous comprenez donc que c'est un investissement en temps que peu de gens peuvent se permettre mais j'ai pu le faire et il a fait de moi un autre homme. Je crois pouvoir affirmer ne plus avoir aucune névrose ni psychose alors que j'en avais, comme tout le monde. Concrètement, je vis très simplement avec peu d'argent et quasi aucun bien matériel qui m'appartient. Du coup, je ne suis pas du tout affecté par les augmentations de prix des carburants, par exemple. Une personne mal dans sa peau fait tout de suite une impression moins chaleureuse qu'un personne épanouie, même si cette dernière n'est pas forcément très extravertie. Oui, j'ai d'ailleurs appris à "sentir" les gens mal dans leur peau, par des perceptions inconscientes. C'est très troublant d'ailleurs mais passionnant. Tout le monde a en soi la possibilité de développer ces perceptions mais l'éducation telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui inhibe toute forme d'analyse de ce qui se passe autour de soi pour se concentrer sur des choses "visibles" : qqn de bien a de l'argent, un diplôme, une grosse voiture. Qqn qui n'a pas un titre ronflant sur une carte de visite n'est pas "bien", il n'a pas de "plan de carrière". Ça, c'est du bluff et je reconnais qu'avant mon analyse, je me faisais un peu avoir par des apparences trompeuses. Aujourd'hui, c'est terminé et j'en suis très heureux. Je suis trop jeune pour avoir suffisamment de recul et savoir si la société est meilleure ou pire maintenant. Je n'aime pas les citations mais je ferai une exception à la règle : il s'agit d'Horace (né au 1er siècle avant JC) qui disait ceci : "Laudator temporis acti" qu'on peut traduire par "celui qui fait l'éloge du temps passé". En fait, il disait cela des gens plus âgés (40-45 ans à cette époque) qui passaient leur temps à dénigrer leur moment présent, en pensant au passé : "c'était mieux avant". Certes, il y a eu des régressions dans l'histoire mais je trouve que depuis la fin de la WW2, globalement et en Occident surtout, la situation n'a jamais été aussi bonne. @Pascal, tu parles de société matérialiste mais que crois-tu qu'il se passait avant ? Dans la Bible, Jésus fait le coup de poing avec les marchands du Temple qui vendent leur camelote dans des lieux saints, sans aucun scrupule. En Egypte, ceux qui avaient les moyens stockaient du blé et quand la récolte suivante était mauvaise, ils vendaient leur stock a des prix prohibitifs, obligeant les pauvres à s'endetter pour manger. C'était déjà une forme de consommation outrancière qui provoquait d'énormes tensions. Les gens essayaient aussi de s'enrichir dans le passé en exploitant les autres, il n'y a absolument rien de nouveau au 21ème siècle. Et quand on n'était pas content, on envahissait le pays voisin en tuant et violant, en pillant pour s'approprier le bien d'autrui. Qu'on ait l'impression d'être exploité subitement, c'est parce que maintenant, on a le droit de l'ouvrir pour dire ce qu'on pense alors qu'avant, on devait la fermer. Mais crois-tu que le serf du Moyen Age, l'esclave romain ou égyptien, le paysan sous Louis XIV étaient contents de leur vie ? Crois-tu qu'ils disaient "je suis heureux de travailler pour mon maître qui a droit de vie et de mort sur moi" ? Faut arrêter de croire qu'aujourd'hui, "tout va mal" et qu'avant, les gens étaient cool. Certes, il y a des choses à améliorer mais je n'aime pas cette vision angélique du passé et cette noirceur qui est largement exagérée sur la "consommation" ou le "matérialisme". De plus, au vu de ce que j'ai expliqué à Lise, tu comprendras que les gens ne sont pas plus matérialistes mais seulement, depuis une vingtaine d'années, on est soumis via les médias à un bombardement de sollicitations pour acheter des tas de trucs inutiles. Comme la majorité des gens sont névrosés, ils achètent et creusent encore plus profondément leurs névroses. Mais ils ne sont pas plus matérialistes que leurs parents qui auraient sûrement voulu aussi acheter des tas de produits, avoir un autre métier, etc. Les Chinois ont les moyens maintenant de s'acheter plein de produits. On pourrait aussi dire "ils sont plus matérialistes que leurs parents". Leurs parents étaient déjà matérialistes mais n'avaient pas les moyens de concrétiser leurs envies de matériel. Le niveau de vie a en moyenne augmenté mais au lieu de sécuriser les gens, ça les rend encore plus névrosés parce que leur voisin a la dernière console/voiture, a fait un voyage plus beau/lointain/long, etc. Mais tant qu'ils ne règlent pas leurs problèmes personnels, ils stagneront et on dira qu'ils sont matérialistes. C'est pour ça que je dis souvent que je ne juge personne puisque je sais que la plupart des comportements illégaux ou "déviants" ne sont que la conséquence des névroses. Ce qui ne m'empêche évidemment pas de dire les choses, je ne suis pas fataliste mais je sais parfaitement que pour que les gens changent vraiment, il faut passer par une analyse de son passé. Moi je me fous pas mal de ce que font ou ont mes voisins. Tant mieux pour eux s'ils ont du matériel mais moi, comme le dit Lise, c'est autre chose qui me rend heureux : être avec ma femme, des amis qui ont les mêmes valeurs que moi, admirer la nature, profiter d'un coucher de soleil. Je n'ai pas besoin de fioriture ni d'aller au bout du monde pour avoir des émotions. |
|
| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Pascal disait
Les jeunes peuvent être heureux: ils sont pourris gâtés par leur parents qui ne leur refusent rien, les profs n'ont plus le droit de les engueuler, ils peuvent rester chez papa-maman au delà de 20 ans sans peur d'être jugé puisque c'est une mode (donc ils n'ont pas la peur de devoir s'assumer). D'abord, le "bonheur" ne réside pas dans la possession de biens matériels et comme je l'ai dit, ce sont les parents qui créent les névroses en projetant inconsciemment les leurs sur leurs enfants. Donc, si un enfant fait le difficile, veut tout le temps autre chose, c'est qu'il est en expression d'une névrose d'un de ses parents qui voudrait bien changer sa vie mais qui, pour des tas de raisons, ne peut le faire. Seulement, on pointe le jeune du doigt car c'est lui qui exprime le mal-être, en particulier à l'adolescence. Mais les parents en question ont aussi été jeunes, ils ont aussi été les "buvards" de leurs parents point de vue névrose. Ce qui se passe en ce moment est réellement une mutation de société car de plus en plus de gens veulent casser cette chaîne infernale de répétitions névrotiques de génération en génération. Seulement, des changements pareils ne se font pas sans casse et c'est pour ça que je parlais de dommages collatéraux. Donc moi, je ne juge pas les jeunes, je les trouve globalement bien plus "dans le coup" que ce que je l'étais il y a 20 ans à leur âge. Quand je vois la maturité des femmes de 18-20 sur ce forum, je suis positivement surpris. Quand j'avais 20 ans, je n'ai connu aucune femme capable de raisonner ainsi et d'avoir déjà le recul nécessaire sans même avoir vécu : il n'est pas toujours utile d'avoir vécu longtemps pour savoir bien gérer sa vie. Concernant le fait que les profs n'ont plus le droit d'engueuler les élèves, c'est vrai que vu de l'extérieur, ça paraît anormal. Mais il faut replacer ça dans le contexte historique : les élèves obéissaient car ils craignaient les punitions corporelles ! J'ai failli les connaître d'ailleurs mais elles avaient été abolies peu avant mon entrée à l'école. Ce n'était donc pas du respect des élèves pour les profs mais de la crainte ! C'est tout à fait différent. Aujourd'hui, on est effectivement dans l'autre extrême mais encore une fois, si les parents ne transmettaient pas leurs névroses, les enfants ne seraient pas indisciplinés à ce point. Concernant l'évolution de la société occidentale depuis les années 80, il y a eu un assouplissement pour les homosexuels, car à l'époque, un couple de gays n'aurait pu se promener main dans la main en rue sans provoquer des réactions. Les minorités sexuelles ont aussi des lois pour se défendre en cas d'agression ou d'insulte homophobe. Pour les handicapés aussi, les choses ont vachement évolué. De plus en plus d'endroits sont accessibles et ça, dans les années 80, c'était rare. Donc, la société avance, petit à petit mais le boulot reste énorme. Pour la solidarité, il ne faut pas croire qu'avant les années 80, elle était si grande. C'est un fantasme que les médias bassinent alors que la pauvreté était déjà une réalité, des gens étaient exclus du circuit du travail, les clochards et autres SDF existaient déjà. Et pour la crise pétrolière actuelle, il y a eu celle de 73 avec des dimanches sans voiture (en Belgique, du moins). @Corrigan, j'ai un peu lu Reich mais c'est plutôt les travaux de Jung qui m'intéressent. L'inconscient collectif qu'il a apparement découvert est qqch que je vis quotidiennement. Pour Reich, c'est le côté sexuel mis en avant qui me dérange un peu. Je comprends ce qu'il veut dire par l'énergie vitale mais le sexe n'est pas indispensable pour se sentir bien. On peut vivre sans sexualité partagée avec un autre être sans pour ça être névrosé. Je pense qu'au lieu de vouloir transformer la société (ce que Reich voulait apparemment), il faut se changer soi-même. C'est ce que j'ai fait car attendre que les autres changent tout en se lamentant et en disant "c'était mieux avant", ça n'a jamais fait avancer les choses. Nous sommes maîtres de notre destin, il faut le reconnaître et l'accepter sans toujours rejeter la faute sur l'autre (la société, le voisin, l'étranger, etc.). La "psychothérapie" à laquelle tu te réfères me fait furieusement penser à celle qui fait fureur dans les stages d'entreprise et autres "coachings" en "développement" "personnel" Pas du tout. Le stage d'entreprise dure qq jours, j'en ai eu pour 10 ans. Et le but n'était pas de me faire accepter la société matérialiste ou de m'apprendre à vendre qqch à des gens qui n'ont besoin de rien mais de me libérer des psychoses et névroses en me détachant justement du matériel mais sans pour ça rejeter ce qui est fabriqué sous prétexte que c'est forcément enrichir qqn que d'acheter un objet. J'entends parfois des gens dire "je me suis remis en question depuis qq jours", sous-entendu qu'ils ont vraiment changé leur vie, je ne pourrais que leur dire qu'ils se trompent lourdement. Une vraie remise en question passe forcément par une longue période (pas toujours 10 ans mais au moins, qq années) d'analyse profonde de chacune des pensées qui traverse l'esprit afin de déterminer si elle est le résultat d'une influence extérieure ou si c'est vraiment une pensée qui m'appartient. Quand j'ai un doute, je me pose la question suivante : ce qui me vient à l'esprit comme pensée (pour faire par exemple qqch que je n'ai jamais fait), est-ce que ça va vraiment me faire du bien ou est-ce que je subis l'influence (volontaire ou non) de qqn de mon entourage ? Cela peut paraître laborieux mais cette auto-réflexion est réellement passionnante. C'est ça le vrai libre arbitre, autant dire que l'expression est régulièrement galvaudée par tous ceux qui ignorent volontairement ou non la notion d'inconscient. |
|
| librearbitre Pascal Leclercq
inscrit le 04/02/2007 ![]() |
Salut Pierre.
Je comparais uniquement le monde aujourd'hui avec celui des années 1980 (étant né en 1974, je ne peux pas parler de temps plus anciens). Je m'en fous de connaître la raison pour laquelle les gens achètent plus qu'avant. Ce qui me fait dire que notre monde va mal est que tout se monétise. On est entré dans un monde d'image (et mondiale au point que des asiatiques se font débrider les yeux pour ressembler aux occidentaux). Et ça c'est une énorme régression: le modèle humain est imposé par l'image. C'est un très grand danger car l'image est tellement omniprésente qu'elle laisse peu de chance au libre arbitre. Tout se standardise: le modèle physique, la nourriture (les industriels évitent de faire des produits avec un goût trop marqué afin de plaire au plus grand nombre possible), le mode de vie (téléphone portable...),... Il n'y a pas que la biodiversité qui est en train de disparaître. La diversité humaine s'appauvrit. |
|
| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Pourtant, connaître les raisons de ce qui poussent les gens à agir permet de soigner le "mal" à la racine. Si tu dis demain aux gens : "on ne consomme plus", ils seront toujours frustrés par leurs névroses et comme par le matériel, ils avaient l'impression de se faire un peu de bien, ça va dégénérer en violence. Quand tu habitues les gens à un certain confort et que subitement, tu enlèves ce confort (même s'il est superflu), c'est très mal vécu. |
|
| Corrigan inscrit le 03/07/2006 ![]() |
Pierre,
1-Je ne vais pas faire un résumé des découvertes fondamentales de Reich... Je te signale simplement qu'il existe un excellent site où est très bien résumé l'essentiel de celles-ci. Il s'agit du site "Ecologie libidinale" ( MIEL) qui est très bien fait. Je crois qu'il est assez facile à trouver, à partir de ce forum. J'admets qu'il faut peut-être une heure pour le parcourir entièrement, et que nous manquons de temps, n'est-il pas...? Disons simplement que les découvertes de Reich viennent du fait qu'il a cherché à comprendre pourquoi tous les mouvements sociaux ont, jusqu'ici, échoué, et abouti à leur contraire ( Le dernier en date étant celui de 68 ) 2-Tu peux, certes, affirmer que l'accent mis sur la sexualité te dérange. Mais éliminer la sexualité en décrétant "qu'elle n'est pas indispensable" me semble , pour le moins, hâtif.... Si c'était le cas, pourquoi tant de sites de Q et de "rencontres sur Internet ? Pourquoi aussi la majorité des publicités ( voir la totalité ) auraient-elles une telle connotation sexuelle ? C'est qu'il manque qqch, non ? 3- "Nous sommes maîtres de notre destin" ? Dernière nouvelle...Va dire ça à la prochaine fournée de licenciés pour cause de rectructuration, ou aux paysans africains ruinés par les mesures du FMI...Nous ne serons maîtres de notre destin qu'en refusant activement de collaborer avec ce sytème et en luttant ensemble pour un changement radical. Message modifié le 19/08 à 10:00:17 par Corrigan. |
|
| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
@Corrigan, maître de son destin, c'était pour les sociétés occidentales, on est d'accord que dans de nombreux pays, c'est une utopie.
Qui a parlé d'éliminer la sexualité ? Tu déformes mes propos. J'ai dit que l'importance que Reich lui apporte me paraît démesurée, c'est tout. Je n'ai rien d'un a-sexuel ou d'un moine. Mais il me semble que passer son temps à penser au sexe est plus le résultat d'un névrose qu'autre chose. Pour les sites de Q, c'est parce que les gens sont névrosés qu'ils ont besoin de se faire du bien, ça n'a rien à voir avec un "manque" réel. Si tu as vaincu tes névroses, tu n'as plus besoin de surfer en cachette pour voir des choses qui étaient encore récemment scandaleuses. Ne pas oublier non plus l'atavisme dont je parle tout le temps. Les gens ont de tous temps été intéréssés par le sexe mais il n'y avait pas de possibilité d'y accéder facilement. C'est depuis 15-20 ans que ça change (accès facile à la porno) mais il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Cela met en lumière de façon flagrante les névroses de la plupart des gens et ça, c'est très intéressant. |
|
| librearbitre Pascal Leclercq
inscrit le 04/02/2007 ![]() |
Et bien moi je revendique le droit à surfer sur du contenu érotique ou pornographique sans être vu pour un névrosé.
Et je ne le fais pas en cachette ! Mon épouse le sait (et trouve même ça tout à fait normal vu qu'elle aussi s'y adonne, c'est d'ailleurs ce qui m'a déculpabilisé de continuer à le faire alors que la pensée générale veut que lorsqu'on est bien dans son couple on n'a plus besoin de pornographie). J'ai un cerveau et celui-ci aime parfois explorer des situations fictives qui n'arriveront jamais dans la vie (et je n'ai pas spécialement envie qu'elles arrivent: ce sont juste des fantasmes). C'est comme la masturbation: j'ai souvent entendu des gars dire "la masturbation c'est pour quand tu es célibataire". Comme si le fait d'être en couple devait obliger à tout faire en couple ! Et bien non, le sexe en solitaire a ses caractéristiques qui lui sont propres et qui ne sont pas désagréables même s'il n'y a pas l'émotion que l'on ressent lors de l'acte sexuel en couple. Par contre je comprends ce que Pierre veut dire et je partage son avis sur la névrose: l'homogénéité du contenu pornographique aujourd'hui où c'est la course au toujours plus cru, plus humiliant est signe d'une certaine névrose. D'ailleurs je préfère amplement les films pornos des années 80 voir simplement des films érotiques où je peux plus facilement m'y identifier (tant sur le physique que sur le comportement) qu'à ceux d'aujourd'hui où je ne me reconnais pas dans l'attitude de ces hommes qui éjaculent au visage de la femme qui semble n'attendre que ça (et dont on ne voit jamais l'orgasme ou alors c'est très mal simulé), où les mouvements sont clairement dictés par la performance (allers-retours répétitifs sans aucun signe de douceur). Même les quelques gestes affectueux (baisers...) contiennent une part de brutalité et de performance (on ne voit jamais d'émotion affective dans le regard mais juste leur appétit sexuel). Tout ça pour dire qu'il ne faut pas rejeter toute la pornographie à mon avis. Je reste persuadé qu'il pourrait y avoir une pornographie de qualité, respectueuse de la femme (où celle-ci pourrait parfois vivre son orgasme). Hélas il semble que celle-ci n'intéresse pas grand monde... Il est clair que la pornographie aujourd'hui est plutôt inquiétante car elle envoi aux garçons et aux filles l'image que la femme doit savoir faire de bonnes fellations et accepter toutes les positions pour la plaisir de son homme... |
|
| Corrigan inscrit le 03/07/2006 ![]() |
@Pierregr
J'aimerais comprendre.... Pour les sites de Q, c'est parce que les gens sont névrosés qu'ils ont besoin de se faire du bien, ça n'a rien à voir avec un "manque" réel. 1 -"se faire du bien" c'est réel ou c'est pas réel ? 2- qu'est-ce qu'un manque réel ? 3- Pourquoi, s'il n'y a pas de manque réel , la publicité est-elle axée, délibérément, allusivement, ou de manière sublimininale, à 80% sur le sexe ? 4-Pour toi, qu'est-ce qu'une névrose ? Quel est son ancrage matériel ? @librearbitre La masturbation est un excellent "exercice"...Peut-être le meilleur moyen de savoir comment fonctionne son corps dans l'énergie... |
|
| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Pascal, si tu lis bien ce que je dis dans le sujet sur le porno, tu auras compris que je ne condamne pas la pornographie. Ce que j'ai dit, c'est que le problème, c'est l'addiction et la compulsion, comme pour tout, d'ailleurs, j'en ai déjà parlé quand on a évoquait la dépendance aux GSM. Celui/celle qui ne peut se passer de voir des films tous les jours finira par être influencé par l'image dégradante que renvoient la plupart de ces films. Et si je parlais de ceux qui regardent en cachette, c'est parce que bcp de gens disent le faire, ils se font parfois surprendre par leur partenaire, ce qui amène alors des disputes car il y a incompréhension totale de la part de celui qui découvre ce que fait son partenaire.
Je n'ai pas Internet et pas de chaîne de télé retransmettant des films X. Je n'ai donc aucune possibilité d'en voir sans prendre la décision d'acheter/louer un film ou de demander à qqn de m'en procurer. Mais ça ne me manque pas du tout et pour les fantasmes, il y a d'autres moyens d'en avoir que via le visionnage d'images. Pour les névroses, je pensais aussi au côté performances : dans le monde, on tue des tas de bestioles qui n'ont rien demandé uniquement parce qu'on croit que leur corne (ou autre partie du corps) aurait des vertus aphrodisiaques. Mais si on est bien dans sa peau, on n'a pas besoin de prendre des poudres ou des pilules pour avoir envie (je ne parle pas des cas médicaux). L'industrie de la poudre de perlimpin est pourtant très florissante, surtout en Asie. Un continent où les gens ont été longtemps brimés et le sont encore bien souvent, ceci expliquant cela. Petite précision : quand je parle de gens névrosés, je ne les juge pas. Je constate une évidence et il est possible que ces gens ne sachent même pas qu'ils ont des névroses. Des milliards d'humains ont vécu et vivent encore bourrés de névroses et n'ont pas toujours l'air de le vivre mal. Mais quand on a décidé de s'en libérer, on change VRAIMENT sa vie. Corrigan, je te réponds plus tard. |
|
| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Corrigan disait
1 -"se faire du bien" c'est réel ou c'est pas réel ? Pour les névroses, voir ce que Miel explique sur la page faq-fr, je n'ai rien à rajouter. Pour ceux qui n'ont pas le temps de tout lire, voici un extrait La névrose est un ensemble de troubles mentaux qui résulte de traumatismes vécus dans l'enfance ou de répressions (des émotions, des sentiments, de l'expression, de la sexualité) qui sont refoulés et intériorisés. Les symptômes sont autant psychiques que physiques (phobies diverses, bégaiement, hystérie, timidité, instabilité, dépression, angoisses, fatigue chronique, rhume chronique, mal au ventre, rigidité musculaire...) La névrose s'accompagne généralement de difficultés de communication et de comportements irrationnels entraînant des conflits notamment au sein des familles et dans le cadre professionnel, et plus généralement dans le fonctionnement de la société et peut de ce fait être qualifiée de fléau social. Dans notre société, il n'y a guère d'individu qui ne soit au moins affecté de névrose à un degré divers. Celle-ci touche toutes les classes sociales. (L'organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment publié des chiffres indiquant que 25% des individus seraient, eux, psychotiques...) Là où je diverge de Reich, c'est sur l'importance accordée à la répression de la sexualité dans l'enfance, qui serait la principale cause des névroses. Pour moi, c'est le déficit émotionnel qui engendre les névroses. Exemple, un enfant non désiré mais qu'on décide de garder pour des tas de bonnes ou mauvaises raisons. Dès sa naissance, il sera "imprégné" du fait qu'il n'a pas été désiré. Cette imprégnation est bien réelle mais inconsciente, pas besoin de dire à l'enfant qu'il est un "accident". Dans ce cas de figure, même si on le laisse s'épanouir sexuellement, il gardera toute sa vie en lui cette notion qu'il est indésirable. Ça se "lira" sur son visage, disons que les autres le percevront inconsciemment et sa vie d'adulte en souffrira.
C'est pour ça que certaines personnes sont toujours les têtes de Turc, on s'acharne dessus sans savoir pourquoi et en fait, quand on creuse un peu, c'est à cause de traumatismes dans l'enfance. Il n'y a évidemment pas que le fait que l'enfant soit non-désiré. On peut désirer absolument un garçon et c'est une fille. Je parle pas ici de la Chine ou de l'Inde, je parle des pays occidentaux. Les mêmes mécanismes de rejet de l'enfant vont s'inscrire en lui, dès le jour de sa naissance ! On pourrait citer l'enfant désiré mais qui tombe dans une fratrie où il y a déjà 2 ou 3 autres enfants et il est moins apprécié par le papa/la maman, pour des raisons irrationnelles. Ou l'enfant qui vient dans une famille en crise et sa venue oblige le couple pour des raisons pratiques à rester ensemble alors qu'ils allaient se séparer. Du coup, l'enfant symbolise cette union qui aurait dû s'achever, il est la matérialisation d'un échec. Tous ces cas sont bien réels et présents dans pratiquement chaque famille, je pourrais même donner des exemples concrets de gens que j'ai connus et dont ça a pourri la vie jusqu'au jour où on leur a expliqué d'où venait leur mal-être et cela a été comme une renaissance. Mais qui, une fois à l'âge adulte, demande à ses parents comment il a été accueilli à sa naissance et même s'il le demande, vont-ils dire la vérité ? On voit donc que les enfants sont bien souvent les victimes dès leur naissance des névroses et psychoses de leurs parents au point que certains parents reprochent tout et n'importe quoi à l'enfant qui pourtant, n'a pas demandé à venir. Et ça donne des Hitler, Poutine, Dutroux ou Sarkozy.
Ce n'est qu'une psychothérapie de plusieurs années qui peut détricoter les traumatismes inscrits très profondément en chacun. Le manque réel, c'est le manque de nourriture, de liquide. On ne manque pas de sexe avec un autre partenaire. Si on a vraiment envie de se faire du bien, il y a la masturbation. C'est le besoin qu'ont principalement les hommes de vouloir à tout prix du sexe avec une femme qui est le résultat d'une névrose et aussi, du patriarcat puisqu'on leur martèle dès leur enfance qu'il faut être "un vrai homme", sous-entendu avoir des performances sexuelles impressionnantes (durée, longueur du pénis, possibilité de faire l'amour plusieurs fois de suite). Or, quand on demande aux femmes, la plupart n'ont bien souvent que faire de ce genre de critères machistes, elles veulent plutôt de la tendresse et un partenaire attentif, pas une bête qui "pilonne". Il paraît que plus de la moitié du trafic Internet est lié au sexe. On pourrait en déduire comme tu le fais que les gens sont "en manque" de sexe. Il n'en est rien. Cette compulsion qui tourne parfois à l'addiction n'est que la résultante des névroses. Si tu soignes tes névroses, tu ne ressentiras naturellement plus le besoin de visionner du sexe sous toutes ses formes de façon compulsive, tu n'auras pas besoin d'avaler des poudres "magiques" (voir les pays asiatiques) aux vertus soi-disant aphrodisiaques. Encore une fois, ça touche principalement les hommes, il faut toujours distinguer hommes et femmes quand on parle de sexualité, du moins tant qu'on sera dans un monde patriarcal où l'homme représente la "force". Les 80% de pubs qui seraient de façon directe ou indirecte basées sur le sexe, ça me paraît très exagéré. Je dirais plutôt 20 à 30%. Il faut se rappeler que les gens qui travaillent dans la pub sollicitent des psys afin d'enrober leur message de tout ce qu'il faut pour pousser les gens à acheter. Dans certains cas, il y a connotation sexuelle pour un produit qui n'a rien à voir, genre du fromage où l'on montre le ventre nu d'une femme et le bas des seins. Les psys ont expliqué aux pubeux qu'en associant un produit à qqch de sexuel, cela provoque inconsciemment qqch de positif chez la plupart des gens, qui fera que quand ils seront au magasin au rayon fromage, ils choisiront celui avec la pub tendancieuse. Mais c'est uniquement jouer sur les névroses des gens, c'est de la manipulation qui marche sur les gens mal en eux. Ne pas oublier non plus que nous sommes dans un monde patriarcal, donc machiste, qui axe tout sur le sexe. Je crois qu'il faut se sortir de la tête que les gens ont envie de sexe du matin au soir et du soir au matin. Ils savent que lors de l'acte sexuel ou de la masturbation, il y aura un certain plaisir mais pas toujours, surtout chez les femmes. Même les hommes peuvent éjaculer sans plaisir. Mais ce n'est pas parce qu'ils savent que ça "fera du bien" qu'ils sont en manque. Pour un drogué, du shit fera aussi du bien, pour un alcoolo, son petit verre fera du bien, etc. Ce n'est pourtant qu'une addiction. Attention, je ne dis pas que comme l'abus de drogue ou d'alcool, trop de sexe pourrait être nocif. Je dis que cette impression de manque que certains ressentent pour le sexe n'est pas différente du manque ressenti par les accros aux drogues ou à l'alcool. Et si on creuse un peu le passé de ces gens, c'est le mal-être et les névroses de l'enfance qui ont engendré ces addictions. La boucle est bouclée. Je ne dis pas non plus que c'est simple de se libérer du passé traumatique, il faut des années et surtout, la volonté de le faire. Tu partages ton expérience sur Reich et c'est très enrichissant. Mais ce que j'ai lu de Reich sur le site de Miel ne fait jamais mention de la différence hommes/femmes due au patriarcat. Si réellement il ignorait ça, il s'est forcément planté en partie dans son approche de la réalité du monde. Ce n'est pas un reproche, c'est une constatation, c'était peu fréquent à son époque d'envisager le monde avec le prisme patriarcal. Pour faire une comparaison parlante, c'est comme si un historien parlait de l'Afrique du Sud au 20ème siècle en tentant d'expliquer les rapports houleux entre Blancs et Noirs mais sans évoquer une seule fois l'apartheid qui est pourtant à la base de cette tension, ce ne serait pas du tout crédible. Or, le patriarcat, c'est l'apartheid puisqu'il écartait les femmes du pouvoir, du droit de vote, du droit au travail, de l'éducation, exactement comme les Blancs excluaient les Noirs. Miel l'a bien compris car il fait régulièrement référence au féminisme et aux discriminations scandaleuses que les femmes ont subi pendant des millénaires, tout en parlant des travaux de Reich. J'ai aussi l'impression que comme tu as trouvé des réponses grâce à Reich, tu penses que tout le monde doit faire pareil, c'est comme Clodulf qui fait de la pub pour le bouddhisme. Or, tous les psychanalystes (des hommes, comme par hasard) nés au 19ème sont sortis du moule patriarcal et une partie de ce qu'ils ont expliqué et qu'ils pensaient sincèrement s'est avéré totalement erroné, grâce aux découvertes du 20ème siècle, je pense au complexe d'Oedipe, à la sexualité soi-disant non-satisfaisante pour une femme s'il n'y a pas pénétration. Or, tu parles de mysticisme dans lequel certaines personnes tomberaient mais je pourrais te renvoyer le terme à propos de "l'orgone". Jusqu'à nouvel ordre, cette "énergie" n'est pas qqch de reconnu par les sciences. Je n'ai pas dit qu'elle n'existe pas, je dis qu'elle est sujette à caution, exactement comme l'existence de Dieu. L'absence de preuve n'est pas la preuve de l'absence, comme disait je ne sais plus qui. D'ailleurs, cette "énergie" dont tu parles est qualifiée de divine par d'autres, ce serait la présence du Créateur qu'ils ressentiraient en eux. Qui a raison ? Tu as caricaturé la psychothérapie que j'ai suivie pendant 10 ans en la comparant à du "coaching en développement personnel" alors que tu ne sais même pas ce que j'y ai appris sur le fonctionnement REEL des échanges entre les humains. Je ne me permettrais jamais de dire à qqn ce que tu as dit à mon propos car il y a plusieurs chemins pour s'épanouir et il n'y a pas qu'une vérité, ni celle de Reich, ni celle d'un autre psy. Si tu as trouvé ton bonheur (ce dont je doute vu tes propos très pessimistes sur le monde actuel) grâce à Reich, tant mieux. Mais n'essaie pas de faire passer ceux qui ne seraient pas d'accord avec sa théorie pour des gens dans l'erreur. Merci de ne pas prendre mes propos pour un jugement; il fallait néanmoins que je rectifie certaines choses. |
|
| Corrigan inscrit le 03/07/2006 ![]() |
C'est à partir de la découverte du réflexe de l'orgasme que Reich a été amené, par un enchaînement assez inimaginable, a découvrir l'énergie d'orgone cosmique. En cherchant à quoi servait ce "fichu" réflexe, qui ne correspondait apparemment à aucune nécessité, il a été conduit à découvrir des fonctions cosmiques ( fusion-superposition ) qui sont à la base de l'univers.
Tous ses protocoles ont été minutieusement décrits, et reproduits par d'autres chercheurs. La seule réfutation qui ait jamais été faite de son œuvre vient d'un tribunal américain qui a décrété que "l'orgone n'existait pas", que ses publications devaient être brûlées et ses instruments de recherche détruits. (On peut en inférer aussi que le Qi, le prana, et autres découvertes asiatiques en la matière n'existent pas non plus ). Pour le reste, chacun est libre de défendre sa vision du monde, et je ne vois personnellement aucun inconvénient à ce que tu te cites aussi régulièrement. Ceci dit, cette "vision du monde" me semble, par certains aspects, potentiellement dangereuse pour les déviants ( dont je suis ) si elle venait à être appliquée. J'y reviendrai |
|
| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Ce que Reich appelle l'énergie cosmique, d'autres appellent ça Dieu. C'est tout ce que je voulais dire.
Pour le prana et autres découvertes asiatiques, les sceptiques mettent ça dans le même sac que l'orgone, on est d'accord. Je voulais seulement attirer ton attention sur le fait que tu dénonces les mystiques mais que pour les rationalistes, tu es un mystique en parlant d'énergie cosmique. Tu as l'air de dire que des chercheurs auraient validé ce qu'a trouvé Reich. Mais alors, pourquoi n'en parle-t-on pas plus ? A moins qu'il n'y ait un complot des méchants capitalistes ? je ne vois personnellement aucun inconvénient à ce que tu te cites aussi régulièrement. C'est quoi, "tu te cites" ? Le fait que je parle de ce que j'ai vécu ? D'autre part, je ne veux rien appliquer du tout, je ne sais pas où tu as été chercher que je voulais imposer un système. J'explique car je l'ai vécu que les névroses viennent de l'enfance. Celui qui a vraiment envie de changer sa vie sait ce qui lui reste à faire. Celui qui veut continuer à vivre avec ses névroses, je n'y vois aucun problème mais s'il se plaint que ci ou ça ne va pas, je lui rappellerai ce que j'ai déjà dit. Donc, je n'ai aucune "vision du monde", j'ai changé MA vie, la seule chose sur laquelle j'ai un pouvoir. Et je suis tout autant déviant que tu l'es, être féministe dans un monde patriarcal, c'est nager à contre-courant. Je n'ai pas non plus Internet chez moi par décision personnelle, vu les addictions que ça entraîne. Je pense même être encore bcp plus déviant que tu ne l'es, pour tout dire. |
|
| Corrigan inscrit le 03/07/2006 ![]() |
Quand des agents fédéraux, mandatés par un tribunal fédéral américain qui a décrété qu'une découverte scientique n'existait pas, viennent sacager à la hache un laboratoire tandis que d'autres rassemblent des livres pour les brûler, il est vrai qu'on ne peut pas réellement appeler ça un "complot des méchants capitalistes"...Il me semble que ça tient plus de l'action directe. Mais peut-être as-tu un autre point de vue ? Message modifié le 10/09 à 11:35:34 par Corrigan. |
|
| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Cette histoire remonte sans doute aux années 50. Ne me dis pas que personne d'autre depuis lors n'a eu l'idée d'exposer ses travaux ? C'est ça que je voulais dire. Qu'il y ait eu des gens pour faire un autodafé, c'est clair et c'est scandaleux. Mais pour autant, il aurait fallu que ce soit repris par d'autres, me semble-t-il. Si personne ne l'a fait, c'est qu'il y a des raisons que j'ignore. |
|
| Corrigan inscrit le 03/07/2006 ![]() |
"Cachez ce sein que je ne saurais voir..." ( Tartuffe ) |
|
| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Tu pourrais être un peu moins énigmatique dans tes réponses ?
J'aime bien le deuxième degré mais sur ce forum, c'est pas vraiment ce que je recherche. |
|
| Corrigan Inadapté Névrotique inscrit le 03/07/2006 ![]() |
Libre à toi de nier l'importance de la répression sexuelle dans la petite enfance, et en général dans la société....
Il reste néanmoins que c'est ainsi que se transmettent les valeurs patriarcales.... Mais bon... Je ne relèverai que deux choses. 1- Ce terme "addiction" que tu accoles au désir génital. Il existe aux Etats-Unis des groupes de "sexoliques", construits sur le modèle des alcooliques anonymes.... Ceci pour, je suppose, apprendre aux gens à "décrocher" du "sexe". Mais peut-on vraiment assimiler un excès d'énergie vitale à l'absorption d'une drogue ? Strictement rien à voir. Le "manque" sexuel n'existe pas. Il y a un excès d'énergie qui cherche à "s'évacuer". Quand l'énergie est à un niveau assez faible, il devient beaucoup plus facile de "s'en passer" ou de se contenter de substitutions. 2- Dans ta phrase, que je cites ici "Si tu as trouvé ton bonheur (ce dont je doute vu tes propos très pessimistes sur le monde actuel) "(.... ), il suffit de remplacer les mots "monde actuel" par le mot "Parti" pour que n'importe qui d'un peu critique saisisse immédiatement le danger. La "psychologisation" de la société a déjà été essayée, ailleurs, avec un certain succès... |
|
| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Corrigan disait
Libre à toi de nier l'importance de la répression sexuelle dans la petite enfance, et en général dans la société C'est trop aimable de me laisser libre de penser autre chose que toi, vraiment. Il reste néanmoins que c'est ainsi que se transmettent les valeurs patriarcales Alors ça, c'est la première fois que je l'entends. Il n'y a pas besoin de réprimer le sexe pour traumatiser un enfant ou le formater selon le modèle patriarcal. Je suis en train de lire des articles consacrés à Reich, ce sont des liens que Miel a indiqué sur le site et j'en parlerai bientôt dans un autre sujet. Je te démontrerai où je veux en venir et que la répression sexuelle est loin d'être la clé des traumatismes vécus par les gens. Il existe aux Etats-Unis des groupes de "sexoliques", construits sur le modèle des alcooliques anonymes La plupart des gens qui s'y inscrivent le font car leur vie est un enfer : ils sont tellement obsédés par le sexe que ça les empêche d'avoir une vie sociale. Ce sont la plupart du temps des hommes d'ailleurs, comme par hasard. Certains disent que dès qu'ils voient une femme, ils ne peuvent s'empêcher de la draguer et d'avoir envie de lui faire l'amour. Quand le sexe est une obsession, ça doit se soigner, comme le reste. Et c'est là que ça rejoint les drogues : ces gens disent qu'ils n'en ont jamais assez. Ce qui veut bien dire que même quand ils ont une relation sexuelle, ça ne leur procure aucun véritable plaisir. Je pense que le but n'est pas de les priver de vie sexuelle mais de les amener à gérer leur sexualité autrement que de façon compulsive. Ce que tu appelles "excès d'énergie vitale" dans ce cas n'est qu'une addiction. Ils n'ont pas toujours été ainsi, qqch s'est passé dans leur vie qui leur a fait subitement devenir obsédés au point de sauter sur tout ce qui bouge. Il faut donc que ces gens recherchent dans leur passé ce qui a pu induire ce comportement. |
|
| Zaou « Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes. »
Rosa Luxembourg http://enfant-qui-reve.ov er-blog.com/ inscrit le 03/10/2007 ![]() |
Pour une fois je suis assez d'accord avec pierregr, bien sur la repression sexuelle a sans nul doute un fort impact sur les enfants ... pour autant les moyens de coercition utilisé dans notre société ne se limite pas au sexe ! Il y en a bien d'autres, et si le sexe en est un important je ne pense pas qu'il soit le principal ni le plus utilisé.
Sinon une addiction n'est pas un excès d'energie vitale et ne l'a jamais été. La chasteté non choisie peut induire des problèmes psychologiques mais ca m'etonnerait que les "sexoliques" soit de ceux là. |
|
| Corrigan Inadapté Névrotique inscrit le 03/07/2006 ![]() |
le 26/09/2008 à 18:00:05, Zaou a dit :
C'est bien ce que je dis...Toute assuétude vient d'un manque d'énergie vitale. |
|
| Corrigan Inadapté Névrotique inscrit le 03/07/2006 ![]() |
@Pierre,
J'attends avec intérêt ta contribution à l'étude de Reich... Mais tu ne m'as toujours pas dit en quoi le fait de critiquer le capitalisme peut induire qoui que ce soit quand à l'état psychique (bonheur) du contestataire. Je parle de tes petites phrases:"Si tu as trouvé ton bonheur (ce dont je doute vu tes propos très pessimistes sur le monde actuel) "., et de ta manière systématiqtue de psychologiser tes contradicteurs. Ceci dit, je m'en fous, je ne fonctionne pas à l'adrénaline. |
|
| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Je ne parlais pas de ta critique du capitalisme, je suis aussi très critique envers ses dérives. Je parle de ce que tu écris sur l'état du monde qui va selon toi très mal. Je n'ai pas l'occasion maintenant de retrouver le sujet mais tu faisais mention du fait qu'on allait bientôt voir des gens sous les ponts car ils n'ont plus de quoi vivre. Cela m'a paru largement exagéré et très pessimiste.
Ce que j'ai aussi voulu dire, c'est que la plupart des gens qui s'intéressent à la psychanalyse et font un travail sérieux sont en général plus sereins et pas dans le rejet de la société, ils se rendent compte qu'ils ne peuvent rien changer au monde mais qu'ils peuvent changer LEUR vie, c'est toute la différence. J'ai donc exprimé par ma phrase que toi, tu es très pessimiste sur l'avenir de l'humanité, ce qui est bien sûr ton droit mais je ne vois pas pourquoi je devrais partager cette vision du monde. |
|
| Corrigan Inadapté Névrotique inscrit le 03/07/2006 ![]() |
Peut-être le terme "heureux" n'a-t-il pas le même sens pour toi que pour moi ? C'est une possibilité à envisager.
Mon "pessimisme" radical ne m'empêche pas, je pense, d'être probablement nettement plus heureux - dans le sens "jouir de la vie" que la plupart des gens qui m'entourent et dont le "bonheur" affiché me fiche la trouille, parce qu'il ne correspond tout simplement à aucune réalité. Mais, ceci dit, il faut être aveugle - ne le prends pas pour toi, s'il te plait - pour ne pas voir que nous allons droit dans le mur., d'autant que s'y ajoute maintenant un crise "phynancière" dont la cause principale est l'avidité érigée en système. |
|
| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Corrigan, j'ai retrouvé ta citation, dans le sujet "révolution sexuelle"
Je ne vois pas par quel miracle un changement pourrait se produire. Conséquence ultime: dès lors que la conscience collective critique, apanage de l'ancienne classe ouvrière, a été abolie, on peut sans danger revenir à l'ancien régime, voire aux conditions sociales du Moyen-Age. Et cette fois-ci, sans espoir de changement. On se battra demain pour une place au sec sous un pont, ou pour pouvoir se chauffer un jour de plus. Ajoutons au tableau la probabilité d'une montée rapide des niveaux des mers qui mettra sur les routes des millions de réfugiés, y compris dans nos régions... Comment restaurer la capacité de révolte ? Comment restaurer une pensée indépendante qui ne sombre pas dans le mysticisme, autre grand piège de notre époque ? La partie que j'ai mise en gras est anxiogène, phénomène typique des médias. Il suffit de regarder un JT pour avoir l'impression que le monde va à la catastrophe. Mais les médias, ne sont-ils pas le bras armé des capitalistes ? Il est clair que faire peur aux gens qui sont déjà anxieux les poussent à vouloir se rassurer en achetant du matériel : "profitez-en maintenant car le pire vous attend." Donc, je trouve paradoxal que tu t'exprimes à certains moments comme le système que tu dénonces. Je serais également curieux de voir comment la révolution dont tu parles souvent se produira concrètement. On n'est plus au temps où les gens descendaient dans la rue pour mettre la tête des nantis au bout d'une pique. La révolution dans la rue, on a vu ce que ça donne à moyen terme. Pour moi, c'est la preuve que la révolution sera intérieure, propre aux individus décidés à changer leur destinée sans attendre que le changement vienne des autres. Et quand il y aura un nombre suffisant de gens dans le même état d'esprit, la société basculera d'elle-même dans le nouveau mode de fonctionnement mais à mon avis, nous le vivrons pas, il faudra peut-être qq dizaines d'années. La "crise" financière actuelle montre bien les limites du capitalisme débridé et bcp de gens sont écoeurés par ce qui se passe. Mais quand on me dit "vous avez vu, c'est pas juste, tous ces milliards", je réponds qu'on ne peut rien y faire mais qu'on peut décider de ne plus être complice du système en consommant à outrance des biens pour la plupart superflus. Que si certains s'enrichissent, c'est parce que les gens achètent et font tourner le système. Evidemment, ce raisonnement passe mal chez bcp mais je ne me prive jamais de le dire, si jamais j'entends des gens ruminer contre ce qui se passe. Je suis persuadé que chaque personne peut agir à son niveau pour ne plus être un rouage de cette machine, encore faut-il accepter qu'il y a qqch à changer et comme je le dis souvent, on ne change pas ceux qui ne désirent pas changer. J'ai expliqué l'an dernier dans un sujet comment on pouvait vivre en marge du monde actuel, en étant parfaitement conscient de ses dérives mais en le vivant très bien. http://ecologielibidinale.les-forums.com/topic/113/travailler-plus-pour-gagner-plus.html Toujours dans le sujet "révolution sexuelle", en parlant de la majorité des gens, tu disais ceci Disparition de l'autonomie et de la faculté de raisonner en dehors des canaux imposés. Peur de ne pas paraître adapté. Tu comprendras en lisant mon sujet que c'est exactement le contraire de ce que je vis au quotidien puisque je suis un ovni pour plein de gens : - je suis féministe (pour une femme, c'est déjà mal vu mais pour un homme, je te raconte même pas) et la pensée féministe lutte contre le patriarcat - je ne travaille qu'à mi-temps dans l'intérim, je n'ai donc pas un "plan de carrière" et si je pouvais me passer de travailler, ce serait avec plaisir - je suis locataire, je n'ai pas de voiture, pas Internet chez moi, pas d'actions, de titres ou d'argent qui dort sur un compte, pas de dettes, ce qui veut dire que je ne joue pas dans le jeu de la consommation à outrance. Aucun bien matériel ne me manque, alors que je suis entouré de gens névrosés et frustrés qui veulent toujours le dernier cri technologique, la dernière voiture bourrée de gadgets, qui gagnent trois fois plus que moi mais qui sont endettés jusqu'au cou et hyperstressés, etc. Tout ça pour dire qu'on peut vivre complètement en dehors du système que tu dénonces sans être adepte de WR. En fait, je pense que nous sommes plus proches l'un de l'autre que tu ne l'imagines. Sauf que moi, je n'adhère pas à une cause unique (celle de WR), ceci n'étant pas un jugement, c'est juste pour dire qu'on peut vivre de différentes façons une "révolution". Les gens qui me côtoient sont bien forcés de constater que je ne me plains jamais, que je suis heureux et que je vis parfaitement sans tous les objets qu'ils accumulent ou les titres ronflants sur une carte de visite. |
|
| Corrigan Inadapté Névrotique inscrit le 03/07/2006 ![]() |
En deux mots...mais je peux répondre plus longuement si tu le désires....
Je pense qu'effectivement nous avons de nombreuses convergences , notamment, me semble-t-il, dans le mode de vie. Ceci dit, la précarité est un problème réel. Je ne vois pas comment une famille pourrait s'en sortir avec un allocation mensuelle de 800 euros, alors que les loyers tournent autour de 500 euros, et qu'il faut quand même se nourrir, s'éclairer, se laver, s'habiller, et se déplacer. Il ne s'agit pas là de participer à un "système" de consommation mais simplement de survivre. La peur est un excellent déclencheur de l'action, quand elle a des causes réelles et qu'on ne cherche pas à les mystifier. Les médias font peur avec "l'insécurité", le terrorisme, le SIDA, et autres thèmes que j'estime démobilisateurs. Mais quand des scientifiques annoncent que le niveau des mers risque de monter de 60 mètres en une génération -ce qui n'est pas rien - , on n'en parle pas tellement. Je n'aime pas le terme "adepte", à propos de Reich. Il s'agit de découvertes scientifiques, aussi dérangeantes qu'ont pu l'être celles de Galilée. Je maintiens qu'aucune des découvertes de Reich n'a été scientifiquement réfutée, que du contraire. L'outil reichien permet d'expliquer le monde et la situation sociétale présente sans faire référence à un dieu ou à une morale. Je trouve personnellement que c'est dommage de s'en passer, c'est tout.... Qaunt à la "révolution", elle n'est visiblement pas d'actualité. On ne décide pas de faire une révolution. A un moment, elle se déclenche. On pourrait comparer cela à un "orgasme" collectif. C'est un processus passablement mystérieux, une sorte de manifestation supra-individuelle du vivant. |
|
Vous ne pouvez pas ajouter de messages.
Forum gratuit proposé par
v 2.7 alpha 1
-
Un service
-
-
Page générée en 0,040 secondes le 23/11 à 12:51:56.