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"Le privé est politique" :
l'épilation des femmes (et bientôt celle des hommes) est une norme sexiste qui a
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industriels, mais aussi de domestiquer les femmes. Les associations MIEL et MP1PM ont lancé une action annuelle depuis 2005 : l'été sans épilation : en savoir plus. CE FORUM, ouvert fin juin 2006, permet à toutes celles, épilées ou non, et à tous ceux qui souhaitent résister à l'obligation sociale de s'épiler de se retrouver pour échanger des informations, des encouragements, des conseils... Pour ne plus être seul(e) mais construire collectivement notre résistance, faisons de ce forum un outil de soutien social. Les témoignages reçus à l'occasion des étés sans épilation sont consultables sur notre site, ils montrent que hommes et femmes qui refusent cette norme sont plus nombreux qu'on voudrait nous le faire croire. |
Résistance à l'épilation (95 topics, 2813 messages) Dernier message par pierregr, le 01/04 à 10:06:49 |
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| librearbitre Pascal Leclercq
inscrit le 04/02/2007 ![]() |
le 04/03/2008 à 17:02:41
Certains (es) se souviennent-ils de la façon dont la pilosité était perçue dans leur adolescence ? Merci de donner vos témoignages.
Dans mon cas (j'ai 34 ans) j'ai peu de souvenirs sur ce sujet. Je suis incapable de me rappeler si les filles se rasaient les jambes et/ou les aisselles (j'imagine que oui cependant). Je me souviens d'une amie qui avait le duvet de la moustache assez marqué et foncé mais elle n'a jamais fait l'objet de sarcasme (ou alors je ne m'en suis pas aperçu). Je me souviens que nous les garçons nous étions heureux d'avoir des poils pubiens car ils étaient le signe flagrant de notre puberté (on les attendait avec impatience pour ne plus paraître comme un petit enfant). Quand les garçons allaient "voir" dans les douches des filles (via une bouche d'aération par exemple) leur victoire était d'avoir pu voir un pubis (pilleux bien entendu). En tout cas l'aspect physique et vestimentaire semblait avoir bien moins d'importance qu'aujourd'hui. L'humour, la gentillesse l'emportaient il me semble même si certains et certaines jouaient la séduction. Quand je vois des jeunes qui dès le début de la puberté sont obsédés par la suppression des poils pubiens ça m'attriste. Où est passé le charme de la découverte de soi et de l'autre ? Comment à peine sorti de l'enfance peut-on déjà vouloir formatter son corps aux normes de la société ? Nos jeunes veulent se croire rebelles (c'est le propre de l'adolescence de vouloir être différent de ses parents) mais il me semble qu'ils font partie de la génération d'adolescents la plus formattée, contrôlée par le marketing et la société. Ils pensent s'approprier leurs sexualités en faisant tout, tout de suite, le plus tôt possible... |
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| antarctica69 inscrit le 27/05/2007 ![]() |
En ce qui me concerne, j'avais 13 ans et nous étions en Afrique et je me souviens de mes premier émois en voyant les aisselles poilues des femmes aussi bien des africaines que des "blanches" et j'ai le souvenir marquant d'une journée ou nous étions au bord de l'Oubangui et des pécheurs avaient ramenés dans une pirogue un énorme poisson et nous étions tous autour à regarder cette pêche quand mes yeux ont été attirrés par une femme en maillot de bain deux pièces d'ou une énorme touffe de poils dépassait de chaque coté du maillot ainsi que sur la naissance de son ventre et encore aujourd'hui, j'ai cette vision qui m'avait vraiment troublée.
Je précise que la situation n'avait choqué personne et que cette femme n'avait fait l'objet d'aucun commentaire de la part de l'assistance, c'était en 1962 !!!!!!!!!! Quelle belle époque ![]() |
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| lulu inscrit le 16/09/2007 ![]() |
Et bien Lulu a 27 ans et se sent déjà dépassée!
Je me souviens très bien de certaines choses. Par exemple, lorsque j'étais en CE2, nous craignions tous l'autorité, les enseignants. Même ceux qui étaient "dissipés" (en fait ils étaient bavards, remuants), quand l'enseignant disait stop, ils arrêtaient. 4 ou 5 ans plus tard, les gamins de CE2, c'était l'enfer : réponse aux profs, arrogance, etc... et rien à faire de ce que pouvaient dire les adultes. Ma mère est enseignante, et elle est en première ligne pour voir tout ça. Je vous ai parlé de ça, car parfois les changements vont extrêmement vite, et il ne faut pas croire que c'est simplement une histoire de générations. 5 ans, à part si je me trompe, ce n'est pas une génération! Pourtant, ces enfants-là étaient déjà bien différents de nous, qui à côté d'eux, étions vraiment des angelos. Côté adolescence, nous étions plus calmes aussi que ceux d'après, qui nous suivaient pourtant de pas bien loin. Nous étions tous habillés pareil (adolescence quand tu nous tiens ) , avec des couleurs sombres. Mais cependant, je ne me souviens pas non plus de remarques sur le duvet de la lèvre supérieure d'une copine qui était assez marqué. Pour ce qui est des poils pubiens, c'était après la piscine que cela se passait, avec des réflexions du genre "Eh j'ai vu le minou d'untelle quand elle se changeait, et bien elle a déjà plein de poils! Bien plus que moi en tout cas!". Mais rien de moqueur, rien de méprisant. Nous en étions tous à guetter les signes de la puberté, voilà tout. Rien de plus naturel en somme. Maintenant, nous sommes à des années lumière de ça. Ils sont obsédés par leur apparence, et moi, ça me fait peur. Le physique, la ligne, les poils, le look, le sexe... Cela m'inquiète vraiment de voir tous ces jeunes (très jeunes d'ailleurs) qui couchent à tout va et qui se traitent de ratés s'ils sont encore vierges à 12 ans. C'est affolant. Je ne veux pas de ça pour mes futurs enfants. Bon, ok, je n'ai toujours pas trouvé leur père, mais cela m'inquiète quand même! |
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| librearbitre Pascal Leclercq
inscrit le 04/02/2007 ![]() |
Oui lulu, nous sommes nombreux à partager ton avis.
Les jeunes sont passés en 50 ans d'un extrême à l'autre (l'être humain semble aimer aller aux extrêmes): il y a 50 ans il ne fallait pas avoir de rapports sexuels avant le mariage. Maintenant il faut en avoir le plus tôt possible (et la société, soit l'accepte soit s'y prend comme un pieds pour l'éviter). Je n'ai pas eu une adolescence très sexualisée mais j'ai adoré malgré tout cette période située entre l'enfance et l'âge adulte. Aujourd'hui les jeunes semblent vouloir passer directement de l'enfance à l'âge adulte. J'aimerais leur dire qu'ils auront tout le temps de "consommer du sexe" une fois adulte, qu'ils auront tout le temps de se comporter comme les "grands", d'être actif sexuellement. Par contre l'innocence de l'adolescence, la magie des premiers flirts (pouvant inclure un rapport sexuel), ça ils ne le retrouveront plus jamais une fois adulte. Je me demande qui est le plus responsable de cette situation ? Les médias (la pub hyper sexualisée) ? Internet (et les sites pornos, vulgarisant le sexe et enlevant toute sa magie) ? Les parents (qui ne voulant pas paraître rabat-joie ou voulant paraître "moderne" ou bien trop occupé à assurer leur matérialisme oublient de raconter à leurs enfants comment la vie est belle quand elle est riche en émotions et en sentiments). J'ai l'impression que l'Internet a joué un grand rôle. Dans ma jeunesse la pornographie nous était difficilement accessible: une revue par-ci, une cassette par là (encore fallait-il pouvoir la visionner en cachette). Ce côté interdit et tabou du porno créait une limite claire entre le porno et la réalité. Le porno n'était pas banalisé. C'était clairement des acteurs qui tournaient un film (en plus le porno était bien plus soft qu'aujourd'hui). Or avec Internet cette limite semble s'être atténuée. Les forums de jeunes leur permettent de parler bien plus cruement du sexe (avec une surenchère puisqu'il faut paraître "hot"). La masse de contenu porno peut faire croire que c'est ainsi dans la vraie vie. Moi aussi ça m'inquiète: j'espère que l'éducation que l'on apporte à ses enfants peut contrecarrer les tendances issues de la société. |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Je répondrai plus tard en détails mais en 2 mots, tout le monde s'en foutait quand j'étais ado dans les années 70. |
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| catherine inscrit le 04/01/2007 ![]() |
Bon moi j'ai 25 ans, bientôt 26 donc mon adolescence s'est déroulée de 1994 à 1999 environ (époque de l'école secondaire pour nous au Québec de la 7ième année d'école à la 11 ième). Déjà la totalité des filles s'épilaient, il y a avait même plusieurs qui avaient commencé à pratiquer l'épilation en fin d'école primaire (5ième ou 6ième année donc à l'âge de 10 et 11 ans). Pour ma part j'ai commencé à avoir du poil tôt bien que je n'ai eu mes menstruations que cinq ans plus tard et je n'ai pas de souvenirs d'avoir attendu mes poils avec impatience puisqu'ils étaient là avant même que je les désirent. Donc je l'ai ai acceptés naturellement jusqu'à ce que d'autres élèves me regardent étrangement lorsque j'étais en short ou en maillot. C'est là que j'ai commencé à réaliser que ça ne serait pas facile de rester naturelle puisque le regard des autres me gênait. Par contre m'épiler me gênant encore plus, le calcul n'a pas été difficile. Je crois que j'ai porter des shorts jusqu'à 15 ans peut-être car je me souviens même de prendre des cours d'athlétisme dans un centre sportif avec d'autres jeunes et d'être en culottes courtes. Je crois qu'ils me trouvaient étrange mais c'était des jeunes respectueux en général donc ils toléraient mon choix me trouvant drôle plus qu'autre chose probablement car je me souviens avoir eu de bons rapports en général avec eux. L'école est le plus difficile surtout la piscine car tout les complexes doivent être affrontés au même moment, les seins, le poil, la forme du corps, la maigreur ou la grosseur...je trouve ça terrible pour un ado! En plus les professeurs d'éducation physique ne sont pas toujours les personnes les plus complexés sur leur physique donc ils manquent souvent de compréhension à notre égard. J'ai même senti leur regard encore plus critique que celui des autres élèves souvent donc je ne sais pas si les adultes sont tellement mieux que les jeunes...!
Pour le côté sexuel, il me semble évident que les parents influence grandement notre comportement face aux événements. Bien sûr ça dépend comment les choses se présentes. Certaines filles se retrouvent soudainement solicitées de tout côtés par les hommes et les garçons parce qu'elles ont de la poitrine, si elles ne sont pas mises en garde je crois que ça peut être le début de mauvaises expériences. De mon côté ça n'a pas été mon cas car j'ai de petits seins mais les événements m'ont tout de même prient de cour. Les garçons se sont mis à s'intéresser à moi avant que je ne réalise vraiment que j'étais adolescente. Je suis rentrée dans le monde du flirte et des petites caresses en cachette tout naturellement en étant entourés d'autres garçons et d'autres filles de mon âge qui s'excitaient eux aussi à explorer tout ça. Les ami(e)s sont si importants à cet âge! On leur demande leur avis, on les provoquent, on les consolent, on se teste les uns les autres, on tate le monde pour voir ce qu'il nous est possible de faire, jusqu'où va notre charme, quels sont nos points forts, à qui l'on plaît et qu'est-ce qu'on aime chez les autres. Et tout ça naturellement sans vraiment nous en apercevoir sur le coup. Ce qui me reste le plus en mémoire de cette époque (12 à 14 ans) c'est les différences hormonales constantes à l'intérieur de nous et chez les autres qui donne des comportements de tout genre c'est vraiment drôle de revoir tout ça (une fois qu'on en ai sorti!) Mais pour revenir au sujet récurent de l'hypersexualisation et du conformisme, je crois qu'il y a toujours une partie des élèves (comme leurs parents) qui tombent là-dedans et une autres (comme les gens sur ce forum et d'autres peut-être moins radicaux mais tolérants) qui ne sont pas à l'aise avec ces modes et qui transmettent d'abord à leurs enfants des valeurs d'entraide et de respect. Si l'on arrive à ce faire quelques ami(e)s de cette catégorie au cours de l'adolescence ça peut nous permettre de passer à travers en conservant nos valeurs. Pas la peine que tout le monde pense pareil et de toutes façons ce n'est pas le cas puisque nous sommes sur ce forum et nous avons tous des ami(e)s qui nous aiment donc nous avons tout de même trouvé des gens qui apprécient être avec nous même s'ils s'épilent eux-mêmes! Je reste prudente face à l'hypermédiatisation du porno et des corps imberbes comme face à n'importe quelle déviance humaine. Je n'ai pas envie de m'inquiéter de ça, mes enfants feront leur chemin comme je fais le mien. Je serai naturelle et sincère comme j'aime mais s'ils ne suivent pas mes traces, mon exemple, je ne m'empêcherai pas de leur dire mon point de vu mais je devrai me soumettre à leur décision comme ma mère c'est faite à ce que je ne m'épile pas malgré quelle soit inquiète pour moi. |
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| Philippe inscrit le 05/06/2007 ![]() |
En ce qui me concerne (j'ai 40 ans) je me souviens très bien de mes premiers émois au début des années 80 , devant des jeunes filles qui ne prêtaient aucune attention à leurs poils.
Je me souviens très bien des filles du lycée, dont une était hippie et avait une magnifique toison blonde qu'elle exhibait sans complexe chaque fois qu'elle levait les bras; Je me souviens d'avoir révisé le bac, un mois de juin torride, en compagnie de deux copines qui étaient bras nus et absolument naturelles (je vous laisse deviner mon trouble...); je me souviens de quelques unes qui s'épilaient les aisselles, et la plupart, les jambes, mais je ne me souviens pas d'avoir un jour entendu la moindre remarque désobligeante à l'encontre de celles qui ne le faisaient pas... Il n' y avait pas de gêne de leur part, pas de moqueries de la notre (au contraire !) la possibilité n'était pas encore devenue une norme : quel heureux temps ! Ce qui m'a le plus frappé, c'est l'évolution que j'ai vue en Italie; J'y suis allé 4 fois : 1990, 1993, 1995, 2001 En 1990, j'avais été très surpris par le nombre incroyable de femmes aux aisselles naturelles. Infiniment plus qu'en France et même celles qui étaient très bien habillées, très bien maquillées !! (il faudrait produire des photos de ces femmes contre ceux qui parlent de "négligence" et de "saleté") en 1995, il y en avait nettement moins, sauf dans le sud et en Sicile, où les femmes semblaient moins des "fashion victims".En 2001, de retour au sud et en Sicile, j'ai du voir peut-être 3 femmes aux aisselles naturelles, dont deux avaieent plus de 40 ans ... l'évolution a été foudroyante et sans appel. Le croirez vous : au finfond de Madagascar, les jeunes filles malgaches, qui n'ont rien, s'épilent les aisselles (vu sur place il y a 2 ans) Message modifié le 07/03 à 12:55:46 par Philippe. |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Ce qui suit concerne la Belgique, ce n'est donc pas tout à fait comparable avec la France. C'est aussi à 13 ans que j'ai eu mon premier émoi concernant les aisselles d'une femme. J'étais dans les transports en commun, il faisait chaud et des femmes étaient sans manches. L'une d'elles était rousse mais elle avait une énorme toison noire aux aisselles, ses cheveux étaient sûrement teints. Pendant tous le trajet, elle se tenait à la main courante et j'étais assis "en dessous" d'elle, avec ce spectacle qui me fascinait, je n'arrivais pas à détacher mon regard de ses aisselles. C'est la 1ère fois que je remarquais ainsi cette pilosité.
Depuis ce jour-là, j'ai été attentif à la pilosité des filles de mon âge mais aussi des femmes et dans les années 70, les femmes non épilées étaient encore majoritaires. A cette époque, j'allais chaque été à la piscine en plein air (en Belgique) et aussi en France, à la mer. Presque aucune femme ne s'épilait les aisselles et ça ne choquait personne. Les femmes avaient des petits amis, étaient belles et désirables, bcp semblent l'oublier ou sont trop jeunes pour avoir connu cette époque. Aucune de mes petites amies de l'époque ne s'épilait et parmi les femmes adultes, c'était rare. La différence, c'est que les épilées à l'époque (qui étaient donc minoritaires) n'étaient pas insultées comme le sont aujourd'hui celles qui ne s'épilent pas. Je me souviens aussi de Simona, une copine italienne qui avait des cheveux noir jais et un duvet foncé très prononcé au-dessus de la lèvre et personne ne lui disait rien (du moins pas en ma présence) et elle ne s'en préoccupait pas. C'est dans les années 80 que ça a commencé à changer. J'allais chaque année sur les plages de France ou d'Espagne et en été, c'était rarissime de voir une femme pas épilée. Ce qui ne veut pas dire que les autres s'épilaient le reste de l'année, j'ai le souvenir de femmes disant qu'elles faisaient les aisselles uniquement en été, comme une de mes ex. Aujourd'hui, celles qui ne s'épilent qu'en été existent encore mais sont devenues plus rares. Concernant le rôle d'Internet, il est réel mais c'est un peu vite oublier Canal+, qui dès ses débuts en 84, diffusait un film X chaque mois. Or, assez rapidement et avant Internet, les pubis féminins ont perdu leurs poils, "afin d'accroître la visibilité", c'est la raison fallacieuse invoquée par les pornographes qui sont les pires misogynes de la planète. Je pense donc qu'Internet n'a fait qu'amplifier un phénomène qui remonte au début des années 90, date des 1ers films avec épilation intégrale chez toutes les actrices. Quoique. J'ai vu "Gorge profonde" avec Linda Lovelace et dans une scène, on la voit se raser le pubis intégralement ! Or, ce film date de 72. Donc, la tendance existait déjà il y a longtemps. Plus généralement, je fais souvent référence à l'inconscient et dans le cas de l'évolution qui nous paraît extrême, je crois qu'il faut se rappeler que nous avons 2000 ans de judéo-christianisme puritain inscrit dans nos cellules et que ce n'est que depuis mai 68 que les choses ont enfin changé. Ce qui veut dire que quand on "libère" qqch qui a été si longtemps enfoui, cela donne des extrêmes jusqu'au moment où il y aura un retour de flamme. La seule question, c'est la date de cette rupture dans l'autre sens, quand on aura été trop loin. Peut-être que la prise de conscience écologique au niveau mondial est un premier pas vers un retour à des valeurs plus saines que le physique, la réussite sociale, le fric à tout prix. |
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| dnddcd inscrit le 22/09/2006 ![]() |
@librearbitre
Merci d'avoir créé ce topic. Bien que n'ayant que peu de disponibilité, j'aurais sans doute fini par le créer moi-même... en 2012 ou 13 peut-être. Tu as donc particulièrement bien fait de prendre l'initiative !!!
Je pense en effet que pour comprendre le phénomène antipileux, il n'est pas inutile de convoquer le passé, et pas seulement la perspective historique de long terme et l'inévitable patriarcat. @Philippe le 07/03/2008 à 12:54:17, Philippe a dit : je me souviens très bien de mes premiers émois au début des années 80 , devant des jeunes filles qui ne prêtaient aucune attention à leurs poils. Ben pour moi, c'est tout pareil. J' avais 17 ans la première fois que j'en ai vues dans la vie réelle, des qui se rasaient les aisselles. Et elles étaient fortement minoritaires. C'était en 86. J'achevais mon année de première, année durant laquelle ma mémoire me rappelle que sur une bonne quinzaine de camarades dont je me souviens, il n'y avait que ces 2 là (cela fait donc environ 15%). dndcd, ou l'obsession... des stats! |
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| surrealiste Let it be inscrit le 24/07/2007 ![]() |
En ce qui me concerne, je me retrouve assez bien dans le vécu de libre arbitre.
J'ai +/- le même âge et je n'ai pas non plus de souvenirs précis concernant la proportion de femmes épilées dans mon adolescence. Ce n'était pas du tout un sujet auquel une attention toute particulière était accordée ou alors, je n'en étais pas vraiment conscient. Je me souviens pourtant de l'une ou l'autre femme dans les années 80 qui ne s'épilait pas et pour lesquelles j'ai ressenti une attirance physique. Mais c'est finalement plutôt dans les années 90 que ma vie sexuelle s'est développée et, au fil des années (et c'est venu très vite), j'ai ressenti de plus en plus l'importance que prenait l'épilation dans le quotidien des femmes. Aujourd'hui, on sait tous ce qu'il en est ![]() |
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| dnddcd inscrit le 22/09/2006 ![]() |
@ pierregr
Salut, je t'ai oublié dans mon post précédent (trop pressé de poster un message après tant de temps, t'as qu'à voir, j'ai même pas été foutu de taper mon pseudo en entier!). je voulais simplement faire une petite rectif: si C+ date de novembre 84, la 1ère diffusion de porno date du 31/8/85 seulement. Cela dit, selon moi, de même que la télé ne fait pas tout (ni le net), la porno ne peut le faire non plus. Elle ne le fait qu'en étant partie, avec la télé (où du reste elle a sa place, mais très limitée), le net, mais aussi la pub (quel que soit son support), les magazines féminins (mais le restant de la presse itou), et même le spectacle de la rue, en étant partie d'un ambiance environnemental sans poil. Ainsi, nous vivons dans un milieu qui nous conditionne forcément. Par exemple, dans le cas cité plus haut, de 86, j'ai ete un peu surpris, mais pas trop, car j'avais remarqué que dans le monde médiatique, la pratique, sans être totalisante, était quand même fortement répandue. Dès la fin des années 90, quand bien même cela me ravissait, cela m'interloquait déjà de voir une femme de mon âge avec des aisselles non rasées, tant cela était devenu rares (tu veux des stats?) Reste le point de savoir à quel moment la machine s'est emballée, et que le conditionnement qui nous occupe sur ce forum a été voulu. Selon moi, en France, c'est 89, mais en fait, cela semble valable pour l'Europe dans sa globalité. Entendons-nous bien, je ne parle que de la volonté de conditionner, pas des réalisations qui s'en sont ensuivies, qui ont différait dans le temps, selon le degré local de résistance. Par exemple, la france a été moins réceptive que la Belgique, car c'est un pays plus rural, etc... J'y reviendrai (et pas dans un an et quelques j'espère). Concernant ton dernier paragraphe, je ne serais pas aussi optimiste que toi (mais je ne prétends pas avoir tout compris de ce que tu as écrit)... |
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| dnddcd inscrit le 22/09/2006 ![]() |
@ surrealiste (et donc librearbitre)
Un des problèmes, peut-être est-il qu'il y a beaucoup de gens amnésiques, d'ailleurs de plus ou moins bonne foi... Je ne parle pas pour vous, je veux parler de ceux qui affirment que cela s'est toujours fait. Evidemment, on ne peut parler que de ce qu'on connaît. Mais non, à moins d'être né après, disons, 76 ou 77, en France, il fallait être diablement peu observateur (ou avoir une fort mauvaise mémoire) pour croire que ça se fait depuis toujours. Il est vrai que la France est réputée à l'étranger (encore de nos jours ![]() ![]() ![]() !!!) pour être soit-disant le pays où les femmes ont les aisselles poilues. nous savons tous ce qu'il en est sur ce forum. Cependant, les mythes les plus faux ont toujours un fond de réalité (qu'ils déforme selon la thèse de Roland Barthes).
Pour ce qui est du Canada, Québec compris, il me semble que l'influence et la proximité US ont joué leur rôle dans un ratiboisage précoce. Pour ce qui est de la Belgique, j'en parle à titre d'exemple dans mon post précédent. Je me souviens qu'à l'été 91, ma soeur avait les aisselles naturelles sur la plage d' Oostduinkerke (sauf erreur). Ma soeur s'est marié à un belge, et est donc belge elle-même. C'est pour cela que je connais un peu ce pays (très peu). |
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| charlie victor charlie inscrit le 30/04/2007 ![]() |
c'est curieux que la date référence du changement de bord anti-pileux en Europe soit 1989, je ne peux m'empêcher d'y voir un lien avec la chute du mur de Berlin ![]()
et ça rejoint une remarque faite sur un autre topic: le culte auparavant en RDA et pays de l'Est du sexe comme soutien à la politique d'état, et du poil chez la femme comme résistance naturelle (à l'idéal bourgeois ?)
hasard ou réalité explicative ? tout se passe comme si l'Europe libérée du mur hideux voulait néanmoins se protéger du déferlement contaminant de ces pratiques anti-capitalistes et dangereuses pour l'épanouissement du corps (et de l'esprit!)
qq a-t-il déjà fait une thèse sérieuse à ce sujet ? ![]() |
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| dnddcd inscrit le 22/09/2006 ![]() |
Salut Charlie,
Effectivement, je pense également qu'il y a un lien entre chute du mur et chute de la pilosité. Mais beaucoup plus que la réunification qu'elle a permise, la première de ces chutes, c'est selon moi la globalisation à marche forcée qu' a rendue possible une troisième chute, celle de l'idéologie soviétique, qui est la cause génératrice du tout. En tout cas, pour ma part, et d'après ce que j'en ai vu (et je n'ai pas tout vu!), la non épilation était généralisée durant les années 80 chez les athlètes allemandes, tant de l'est que de l'ouest, à 2 exceptions près, il est vrai, de l'ouest: Ulrike Meyfarth (en fin de carrière, jo de 84) et Heike Henkel (début de carrière internationale vers 87). Alors que pour les autres nations, ça variait d'une petite minorité à rien du tout (pays anglo-saxon, une exception Valerie Brisco-Hooks, à Los angeles). Et du point de vue de la petite minorité (15 à 20%), ce n'était pas des pays de l'est, mais essentiellement l'Italie et la France. Mais , comme dit plus haut, je n'ai pas tout vu!
Tant que j'y suis, tu as affirmé sur un autre fil, que, toi, quand tu étais en term, en 74, la majorité de tes camarades s'épilaient les aisselles. Dans quelle mesure? autrement, alias dnddcd, mais Catherine préfère m'appeler autrement, et elle n'a pas tort, c'est nul comme nom dnddcd... |
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| charlie victor charlie inscrit le 30/04/2007 ![]() |
bonne analyse mon cher, l'effondrement de l'URSS a certainement eu des effets secondaires mondiaux de cet ordre!
et je vois que tu connais bien quelques athlètes, chez nous une des plus fameuses (Marie-Jo Pérec bien-sûr) était parfaitement naturelle à ses débuts vers 1988, aux CM 91 à Tokyo c'est déjà fini... j'ai eu l'occasion de la voir de près aux CE 94 à Helsinki, bon souvenir, premiers sans la RDA et effectivement fin de l'influence pileuse chez les athlètes
oui en 74 déjà pas mal de copines épilées mais ce n'était pas encore la norme, moitié moitié avec naturelles, belle époque où on se tolérait (et honnêtement personne n'y attachait trop d'importance, même si moi je préférais le poil libre) |
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| dnddcd inscrit le 22/09/2006 ![]() |
@ Charlie
merci de la célérité de ta réponse, une célérité qui ne me caractérise pas pour ma part (le présent post est la fameuse exception, etc... ).
Je voulais avoir confirmation de ta part, car ton message, quand je le lus pour la prime fois sur un autre post et en d'autres temps, m'interpela. En effet, il montre qu'il s'est fait jour une évolution entre 74 et 85/87, si l'on considère que le vécu de Philippe semble corroborer le mien (voir un peu plus haut?). Et cette tendance n'est pas, contrairement à ce que beaucoup croivent, que le phénomène du "dépoilage (trade mark)" fut linéaire, toujours en s'amplifiant régulièrement, mais qu'au contraire, il y a bien eu une régression de celle-ci durant environ 15 ans, selon moi de vers 70 à 86 environ. Une époque qui, du reste, n'est pas neutre. A moins que nous n'aurions à faire ici qu'à des variantes régionales. Ce dont je doute fort. Quoi qu'il en soit, à mon époque (87), les "épilées" étaient clairement minoritaires, 1/3 pour 2/3. Et pour ce qui est de la tolérance, je suis d'accord et avec Philippe et avec toi. A une époque où il y aurait eu "matière" à en faire, pas une réflexion désagréable. Pas plus dans un sens que dans l'autre, d'ailleurs... Pour notre Marie-Jo, je l'avais en effet noté, la prime fois que je la découvris adepte de l'épilation (du rasage) des aisselles, ce fut au championnat d'Europe de split (août 90), et ce "goût" ne s'est jamais démenti par la suite. Et je dois ajouter, pour faire suite à ma contribution d'hier sur le même topic, qu'elle n'est pas la seule. A partir de ces fameux CE que j'ai cité, je n'ai plus vu une seule athlète avec des aisselles non rasées, exceptées les allemandes, en voie de disparition, d'ailleurs. A Barcelone, je n'en aperçus aucune (il s'en trouvait cependant , car j'ai trouvé des images d'archives il y a quelques temps qui démentent en partie ce que j'ai pu affirmer, il convient topujours d'être prudent, parmi les dernières résistantes, Heike Dreschler et Sabine Braun). Mr Stat/autrement |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
@dnddcd, ce que j'ai voulu dire à la fin de ma réponse, c'est que lors de la psychothérapie, j'ai compris qu'une partie de nos comportements quotidiens sont issus de nos ancêtres, comme si tout leur vécu était inscrit dans nos cellules. Or, la particularité de l'histoire jusqu'au 20ème siècle, c'est que l'humain n'avait pas le droit de parler de lui, de s'épanouir, en grande partie à cause de la religion catholique (mais les autres religions n'épanouissaient pas plus).
Depuis mai 68, la plupart des tabous sont tombés au fur et à mesure et tout ce qui était interdit est devenu autorisé. Avortement, contraception, homosexualité affichée, etc. C'est donc une liberté qui n'existait pas, disons que les gays existaient, les IVG aussi mais on n'en parlait pas. Quand tu tiens un chien en laisse pendant qq années et que tu le lâches subitement, il va faire n'importe quoi. C'est un peu ce qui se passe en ce moment où l'on assiste à des dérives, sous prétexte de "liberté". On dirait que les 2000 ans de refoulement sont extériorisés par des gens qui ont connu très peu de contraintes (les jeunes d'une vingtaine d'années), c'est comme si les ancêtres prenaient une revanche mais via leurs descendants. Chacun peut disposer de son corps et on voit des gens se mutiler gravement avec des piercings dans le dos pour se faire suspendre par les piercings. C'est une interprétation extrême du concept "je fais ce que je veux de mon corps". Pour le thème qui nous concerne, on touche le fond de l'absurdité avec les mamans qui vont chez le dermato avec leur fillette impubère de 9-10 ans pour demander une épilation définitive. Il y a la dérive hygiéniste qui fait que plein de gens se sentent "sales" et se croient obligés de se laver plusieurs fois par jour, c'est un gaspillage scandaleux d'eau potable, en plus. Là encore, on dirait qu'ils se lavent comme si on le leur avait interdit ou qu'il n'y avait pas eu d'eau disponible.
Il y a aussi les dérives sur les embryons, les mères porteuses qui vendent leur utérus au plus offrant quand ce n'est pas leur bébé. Ce ne sont que qq exemples, on pourrait en trouver plein d'autres. Ma conclusion, c'est que quand on aura été au bout de tous ces délires, il y aura un retour de balancier et on en reviendra à des choses plus saines. C'était le sens de mon message. Je suis un optimiste de nature et donc persuadé que les choses vont aller de mieux en mieux, même s'il y aura des "dégâts collatéraux". Au fait, as-tu des nouvelles d'Audrey ? C'est dommage qu'elle ne participe plus au forum, je suppose qu'elle a trop de boulot. |
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| librearbitre Pascal Leclercq
inscrit le 04/02/2007 ![]() |
Un article de Pierregr sur un autre sujet du forum où il parle des affiches de PETA (défenses des animaux) m'a rappelé un souvenir:
Lorsque j'étais jeune, la matériel "érotico-pornographique" était difficile d'accès. Je me souviens qu'un de mes supports érotiques était les catalogues de vente par correspondance (type La Redoute) et leurs pages lingeries. Même si on ne voyait pas grand chose, certaines lingeries étaient suffisamment fines (proche de la transparence) pour avoir le plaisir d'y deviner, d'y voir la toison pubienne. Certes les poils ne dépassaient pas de la culotte en dentelle mais au moins on les devinait aisément à travers le mince tissu. Suffisamment en tout cas pour l'imaginaire d'un adolescent. Récemment en me promenant dans la rue j'ai pu voir des affiches en vitrine de lingerie. Et bien plus aucune trâce de poils visibles. Même chose sur La Redoute en ligne: http://www.laredoute.fr/vente-l-ensemble-bustier-string.aspx?productid=324119568&documentid=344707&c ategoryid=22939541&single=&hasnext=1&hasprev=1&direct=false&pagesize=16 Pubis totalement épilé au point qu'on voit le haut de sa vulve (les grandes lèvres). C'est désolant que même le pubis soit ainsi sacrifié à l'épilation totale... Et après les "anti-poils" nous disent que chacun fait ce qu'il veut. Comment chacun peut-il faire ce qu'il veut lorsque la mode nous martèle inconsciemment "être sexy, c'est avoir le pubis totalement lisse"... Il existe une mode pour les personnes obèses qui ne se cachent plus face au corps mince. A quand une mode "spéciale personnes naturelles" permettant aux femmes naturelles d'afficher fièrement leur choix ? |
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| Clodulf crétin du Jura inscrit le 30/06/2006 ![]() |
Dans ma jeunesse, je me souviens avoir ete assis a cote d'une fille en 1984, je devais avoir autour des 15 ans, et la je me souviens bien avoir admire sa touffe de poils noirs aux aisselles bien visibles du fait de son T'shirts quasiment sans manche. Et je dirais meme qu'a l'epoque, aucune fille de 15 ans se raisaient les aisselles, a plus forte raison le pubis...
Et je me souviens bien qu'a l'epoque la plupart des femmes en debardeur que ce soient en France ou en Suisse laissaient leurs poils aux aisselles et tout le monde trouvait ca parfaitement normal, et n'en parlait meme pas. Il existe une mode pour les personnes obèses qui ne se cachent plus face au corps mince. A quand une mode "spéciale personnes naturelles" permettant aux femmes naturelles d'afficher fièrement leur choix ? Quand quelqu'un ou une firme estimera qu'il se fera de l'argent avec ca.... et decidera de bombarder les media et les magazines de femmes naturelles en publicite ou non, de financer pleins de films hollywoodiens ainsi. C'est donc seulement une question d'argent.... Il ne faut pas chercher plus loin. Message modifié le 30/03 à 05:59:48 par Clodulf. |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Oui Pascal, on en arrive au point où l'on gomme les lèvres à la palette graphique alors qu'il "suffit" de laisser les poils. On en revient à la situation des années 50 : il était interdit de montrer les poils pubiens et même, la fente vulvaire. Ce qui donnait des photos de femmes nues plutôt étonnantes, un peu comme sur les tableaux du Moyen Age. |
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