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Ecologie Libidinale (M.I.E.L.) et ouvert le 21 juin 2006
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"Le privé est politique" :
l'épilation des femmes (et bientôt celle des hommes) est une norme sexiste qui a
pour but, non seulement de faire gagner beaucoup d'argent à certains
industriels, mais aussi de domestiquer les femmes. Les associations MIEL et MP1PM ont lancé une action annuelle depuis 2005 : l'été sans épilation : en savoir plus. CE FORUM, ouvert fin juin 2006, permet à toutes celles, épilées ou non, et à tous ceux qui souhaitent résister à l'obligation sociale de s'épiler de se retrouver pour échanger des informations, des encouragements, des conseils... Pour ne plus être seul(e) mais construire collectivement notre résistance, faisons de ce forum un outil de soutien social. Les témoignages reçus à l'occasion des étés sans épilation sont consultables sur notre site, ils montrent que hommes et femmes qui refusent cette norme sont plus nombreux qu'on voudrait nous le faire croire. |
Résistance à l'épilation (95 topics, 2813 messages) Dernier message par surrealiste, le 29/07 à 16:57:10 |
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| librearbitre Pascal Leclercq
inscrit le 04/02/2007 ![]() |
le 04/03/2008 à 16:42:30
Lorsque j'interpelle quelqu'un sur la norme de l'épilation, une réplique qui vient souvent est "l'épilation féminine n'est pas un effet de mode. Dès l'antiquité les femmes s'épilaient".
Je me demandais si on ne pourrait pas monter un dossier sur l'évolution du poil dans la société, photos à l'appui (une photo vaut parfois plus que mille mots). S'il est facile de constater l'évolution de l'épilation du pubis (les photos de naturistes d'il y a quelques années montrent des pubis naturellement pilleux alors que les photos de naturistes de ces dernières années montrent des pubis de plus en plus rasés, parfois intégralement), l'épilation des aisselles et encore plus des jambes est extrêment difficile à suivre. Car même sur les photos anciennes de naturistes la plupart du temps les aisselles sont glabres et les jambes le sont toujours (ou alors les poils ne sont pas visibles). Mon objectif serait de pouvoir démontrer que "non, le poil n'a pas toujours été diabolisé comme aujourd'hui". Pour les hommes, c'est facile à prouver: il suffit de comparer les photos des acteurs d'il y a 30 ans avec ceux d'aujourd'hui. Sean Connery versus Brad Pitt par exemple: le premier apparaissait le torse naturellement velu et pourtant il était un sex-symbole. Brad Pitt (même dans le film "Troie") apparaît le torse totalement imberbe. On voit dans ce cas que c'est un effet de mode très récent qui pousse les hommes à apparaître imberbe. Pour les femmes, malheureusement, c'est plus difficile. Si, comme on peut le voir sur l'excellent sujet de Pierregr "Pilosité dans les médias", il y a eu des cas où la pilosité était acceptée (je pense par exemple aux sportives des pays de l'est dans les années 1970-1980) la plupart du temps la pilosité féminine aux aisselles et aux jambes est limitée à de la marginalité (hippies...). |
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| Liselei inscrit le 21/12/2007 ![]() |
Pierregr m'avait envoyé un mémoire d'une étudiante de psycho sur l'épilation. Elle y faisait un historique de l'épilation. Ce qui m'avait le plus frappé c'est qu'au Moyen-Age, les femmes d'un haut niveau social s'épilaient intégralement le pubis (sexualité dans le cadre du mariage) par souci d'hygiène, alors que les prostituées (sexualité "débridée") faisaient pousser leurs poils le plus possible, les parfumaient et les tressaient avec des rubans. Ces rubans étaient appelés "faveurs", d'où l'expression "accorder ses faveurs à un homme", qui a un sens plus édulcoré aujourd'hui...
Pour trouver des images ce n'est effectivement pas facile. Avant Courbet, je n'ai jamais vu un seul nu de femme avec des poils... Même le sexe féminin n'est généralement pas dessiné :V de l'entrejambe tout blanc, sans les détails anatomiques qui sont pourtant souvent très soignés pour les reste du corps (visage, ventre, seins). C'est particulièrement flagrant pour les statues grecques, surtout si on compare avec celles des hommes dont le sexe et la pilosité autour sont sculptés avec beaucoup de réalisme. Comme d'habitude, c'est la séxualité féminine en général qui est taboue... |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Chez les anciens Grecs, cette pilosité était déjà un problème, comme le décrit Aristophane (400 ans avant JC !) dans "Lysistrata" et "L'assemblée des femmes", récits disponibles gratuitement sur le Net. Or, le monde était très misogyne à l'époque, ce n'est donc pas le choix des femmes de s'épiler mais un diktat des hommes, comme tout ce qui touchait aux femmes puisqu'elles n'avaient rien le droit de décider, ni pour leur corps, ni pour leur vie active.
Donc Pascal, en mettant l'accent sur le fait que ce n'était pas un choix des femmes (comme les esclaves ne choisissaient pas de l'être), on réduit à néant l'argument "l'épilation est ancestrale". C'est vrai mais quel intérêt, c'est un peu comme si on disait que le voile des Musulmanes est une atteinte à leur liberté et qu'on me répondait, "oui mais c'est comme ça depuis longtemps", pour justifier cette horreur. Deux liens qui t'aideront http://ame.enfant.org.free.fr/zwang.html avec un historique de l'épilation en tant que mutilation voici ce que Zwang dit à la fin "Renoncer à sa toison pubienne, à sa pilosité axillaire, à ses cheveux, voiler sa chevelure, son visage, autant de sacrifices auxquels sont contraintes les femmes partout où la féminité est suspecte, crainte ou haïe. Certains châtiments expriment même un regret non pas "inconscient" mais bien manifeste de certains hommes : que les femmes ne soient pas des hommes, à leur image." et mon sujet sur l'épilation en Grèce antique via les textes d'Aristophane http://ecologielibidinale.les-forums.com/topic/84/grece-antique-epilation-punition.html Lise, les élèves des écoles d'Art au Moyen Age avaient pour interdiction de montrer les poils pubiens des femmes, pareil pour les aisselles car trop sexuels. Même la fente vulvaire n'est pas souvent apparente. C'est sous Giscard qu'il a été autorisé d'en voir car avant ça, à part dans l'art, ça restait interdit. Message modifié le 07/03 à 10:52:22 par pierregr. |
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| Liselei inscrit le 21/12/2007 ![]() |
Oui je sais très bien que la représentation du sexe féminin est taboue depuis longtemps... Mais pour aider librearbitre, je peux quand même lui conseiller de regarder des tableaux des peintres fin 19è et 20è siècle, pendant cette période (jusqu'à la moitie du 20è environ), les peintres représentent souvent la pilosité dans leurs nus. De mémoire, je citerai Courbet bien sûr, mais aussi Modigliani, Klimt et un peintre allemand peu connu, Schad, dont j'ai vu une expo il y a quelques années. L'affiche géante de l'expo qu'on pouvait voir un peu partout dans le métro parisien représentait le peintre et sa fiancée derrière lui nue, avec de belles aisselles naturelles (on se doute qu'ils viennent de faire l'amour). J'avais une copine très catho que cette affiche avait choquée "ah mais c'est trop moche, en plus on voit ses poils ! "
Les premières photos de la même époque représentent aussi des femmes naturelles. Mais elles sont malheureusement très souvent retouchées !!! J'ai vu l'une d'elle en couverture de Philosophie magazine (illustrant un article "les philosophes et les femmes"), elle représentait une photo d'une superbe femme nue, avec des aisselles naturelles. J'ai revu exactement la même photo sur la couverture d'un livre à la fnac (le titre m'a échappé), ses poils avaient disparus... |
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| Liselei inscrit le 21/12/2007 ![]() |
Vous avez de la chance, j'ai trouvé le tableau de Schad dont je viens de parler !
http://www.amazon.com/o/ASIN/2711846032/105-6251929-2257257?SubscriptionId=1EMRXBRJ9RK1KXW C02
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Il faudrait des pages entières pour répondre à cette remarque réductrice. C'est bien souvent le problème des gens : ils sortent une phrase bateau mais pour vraiment répondre, il faudrait une demi-heure et personne n'est prêt à écouter si longtemps à l'ère du zapping.
D'abord, il faut préciser quelle catégorie de gens, ce sont souvent les plus riches qui pouvaient s'offrir des soins du corps. Puis, il faut situer l'époque et l'endroit. En effet, on s'épile dans certaines régions du monde depuis plusieurs milliers d'années mais c'est surtout dans les pays où il fait chaud une bonne partie de l'année, comme la Grèce ou l'Italie actuelles, l'Egypte et du coup, les tenues exposaient les aisselles des femmes. Ce qui n'est pas le cas dans ce que nous appelons l'Europe occidentale, il suffit de demander aux historiens à quoi ressemblaient les tenues des femmes chez nous, jusqu'au 20ème siècle. Donc, chez nous (entendez la France et la Belgique, mais aussi l'Allemagne et sans doute la Suisse, peu importe le nom porté par ces pays au cours de l'histoire), les femmes n'avaient pas besoin de s'épiler puisque seul le mari pouvait voir les poils en question. Il y a bien sûr le cas des nobles qui s'emmerdent à longueur de journée et pour qui le côté esthétique était primordial mais il ne faut pas oublier que l'individu lambda n'avait pas à manger tous les jours, sa quête quotidienne n'était pas son apparence mais le contenu hypothétique de son assiette. Comme ils travaillaient dur dans les champs ou pratiquaient d'autres métiers très fatigants, l'alimentation était donc la préoccupation majeure. D'ailleurs, il y avait des barbiers mais pas de d'esthéticienne, preuve que l'épilation n'était pas répandue car sinon, le métier aurait été créé. En résumé, dans nos régions, à part à certaines périodes particulières et limitées dans le temps (comme après les croisades, les croisés ayant ramené d'Orient les pratiques épilatoires des Musulmans), il n'y a donc pas eu du tout d'épilation, chez l'individu moyen. De plus, si qqn me dit "les anciens Grecs ou Egyptiens s'épilaient", en quoi suis-je concerné vu que je ne suis pas descendant des Grecs ou des Egyptiens. Sinon, on peut justifier les tatouages parce que les Papous en font depuis des millénaires. Pour voir comment ça se passait dans la Grèce antique, il suffit de lire ce que dit Aristophane (400 ans avant JC), il est fait mention explicitement d'épilation imposée aux femmes. Mais pour bien comprendre le contexte des rapports hommes/femmes qui n'ont rien à voir avec ceux d'aujourd'hui, il faut se rappeler ce qu'était la réalité de l'époque. |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Dans le sujet sur le sexisme, je mentionnais un article absolument édifiant qui permet de mieux comprendre pourquoi les femmes n'étaient rien du tout dans le passé et certains traînent encore ces stéréotypes.
Voici la page : http://www.feministes.net/science_ordre_social.htm Ça s'appelle - Masculin/Féminin. Quand la science naturalise l'ordre social - par Catherine Albertini, féministe et chercheuse en biologie à l'Inra (Versailles) extrait (les chiffres entre parenthèses renvoient à mes remarques plus bas) Pour les femmes, en effet, point d'invention de la science, point de miracle grec ! L'antiquité les montre dépossédées d'elles-mêmes, exclusivement vouées, de par les imperfections de leur constitution, à la fonction procréatrice (ou à la prostitution quand elles sont esclaves)(1). Dans le cadre conceptuel d'Aristote, la femme est un être de matière qui aurait tendance à proliférer de façon anarchique et monstrueuse si elle n'était maîtrisée et dominée par la force du pneuma de la semence masculine, semence stockée dans la tête de l'homme dont le pneuma apporte le souffle, mais aussi l'esprit, la forme humaine, l'identité, la vie, valeurs nobles opposées à la matière féminine indifférenciée. Si la femme est capable d'enfanter les enfants des deux sexes, un rapport réussi impose la forme masculine. Par contre, la naissance d'une fille signe l'échec du masculin à cause de la tendance féminine à l'anarchie ce qui constitue la première étape vers la monstruosité(2). Ce faisant, Aristote n'invente rien : Hippocrate soutenait déjà un siècle auparavant que l'utérus des femmes leur tient lieu de cerveau : tota mulier in utero. Aristote développe ces conceptions pour sa culture et son époque. Ce système de pensée, nous en retrouvons la trace dans la société contemporaine, avec l'explication de la procréation telle qu'elle est communément transmise aux enfants. Ainsi l'histoire de la fameuse petite-graine-que-le-papa-donne-à-la-maman-pour-qu'elle-la-fasse-pousser-dans-son-ventre, fonctionne-t-elle exactement selon le même schéma conceptuel, le confortant, par prétérition en quelque sorte, à travers les siècles. Si, au milieu du XIXe siècle, la science reconnaît enfin que le vide essentiel de la tête des femmes est comblé comme pour les hommes d'un cerveau circonvolué(3), Paul Broca, chirurgien et fondateur de l'École d'Anthropologie, peut se permettre d'affirmer catégoriquement, avec l'autorité que confère la science, que la petitesse relative du cerveau de la femme dépend à la fois de son infériorité physique et de son infériorité intellectuelle. Quant à Gustave Le Bon, médecin et sociologue, il considère doctement, que les crânes de la plupart des femmes se rapprochent davantage de ceux des gorilles que de ceux des hommes(4). Il va de soi par conséquent, pour l'époque, que seuls les hommes sont des êtres vraiment humains. Il semble que les femmes n'aient pas eu beaucoup alors la possibilité de s'exprimer pour renverser des évidences si savamment construites... par les préjugés socioculturels. N'est-ce pas parce que les femmes sont sottes qu'elles sont ignorantes et réciproquement ? Les objets d'étude protestent cependant parfois....La sujétion dans laquelle sont tenues les femmes est ainsi discutée en 1693 par Gabrielle Suchon, qui en distingue l'origine dans la privation socialement organisée de trois avantages considérables qui sont, en contrepartie réservés aux hommes: la liberté, "chose extrêmement délicate", la science, "élevée et sublime", et l'autorité, "éclatante"(5). La suppression des deux premiers avantages est suffisante pour justifier l'exclusion des femmes de toute prétention au troisième, c'est à dire au pouvoir. Ces privations trouvent leur légitimité dans l'"imbécillité" supposée des femmes et se présentent par conséquent comme un "effet de justice". 1) la maman ou la putain, ça ne date pas d'hier 2) femme=anarchie ou monstruosité
3) il a fallu attendre ± 1850 pour qu'on constate que les femmes avaient un cerveau ? La vache, c'est pas étonnant qu'on ne les considérait pas comme des êtres à part entière. Cette façon de voir les choses prouve aussi que même s'il y a eu des reines ou des femmes de pouvoir avant cette date, elles étaient forcément conseillées par des hommes qui eux, avaient déjà un cerveau. Ça me fait penser au mot "hystérique" qui ne s'appliquait qu'aux femmes car on pensait que ça venait de leur utérus (le mot hystérie veut dire utérus en grec et une hystérectomie est une ablation de l'utérus). Ce n'est que depuis le 20ème siècle que le mot s'applique aussi aux hommes. En même temps, comment ne pas devenir dingue quand on te considère toujours comme une sous-merde ?
4) ben voyons, le crâne des femmes ressemble aux gorilles, quelle comparaison flatteuse. Si c'est un scientifique qui le dit, c'est que c'est vrai.
5) la liberté, la science et l'autorité sont réservées aux hommes. Que dire de plus sur les choix que les femmes pouvaient faire de leur corps, de leur vie ? Quand je pense que dans les cours d'histoire, on encense la "civilisation" grecque ! Moi j'appelle ça la barbarie grecque et je ne me sens aucunement solidaire de leur vision de la démocratie puisqu'elle était réservée aux hommes. Comment se définir démocrate quand on ignore et qu'on méprise plus de la moitié de la population ? C'est comme si les Blancs d'Afrique du Sud du temps de l'apartheid avaient dit que leur pays était une démocratie, personne ne les aurait pris au sérieux. Donc, essayer de savoir ce qui se passait dans la tête des Grecs à l'époque sur leur motivation a peu d'intérêt, je trouve, en sachant qu'ils étaient complètement à côté de la plaque concernant les rapports hommes/femmes. |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Petit rappel qui ne fait pas de tort et explique de façon on ne peut plus claire d'où vient la misogynie d'aujourd'hui. C'est nécessaire d'en parler et de faire comprendre à ceux qui croient que les femmes s'épilaient par plaisir qu'elles ne décidaient rien du tout ! Ni pour leur corps, ni pour leurs activités quotidiennes ! A qqn qui n'a pas de cerveau, on ne laisse rien décider. Elles étaient esclaves, épouses (entendez des ventres à féconder) ou religieuses ! Voilà la réalité. En fait, c'est comme si qqn disait "l'excision est ancestrale", pour justifier qu'elle soit encore pratiquée de nos jours. C'est complètement aberrant, pourquoi pas rétablir l'esclavage, le racisme et autres joyeusetés du passé. Cela relativise d'ailleurs le "monde fou et violent" dans lequel nous semblons vivre. A ceux qui me disent ça, je leur propose une semaine dans le passé. Disons, en 400 avant JC dans la peau d'une femme grecque. Ou à la même époque en Egypte, comme ouvrier sur le chantier des pyramides. Ou alors, comme serf au Moyen Age, à regarder le seigneur appliquer le droit de cuissage sur sa femme. Quand on avait un différend avec un voisin, ça se réglait le matin sur un champ, en duel, avec de graves blessures ou la mort pour un des deux, si pas les deux. Charmant, n'est-ce pas ?
Je ne dis pas que "tout va bien" aujourd'hui, je dis que la violence était bien plus grande avant (y a qu'à regarder l'espérance de vie jusqu'en 1920, c'est ahurissant). Nous vivons dans une société anxiogène à cause des médias qui grossissent un petit événement qui nous paraît alors gravissime. En 1915-16, il y a eu huit cent mille morts à Verdun, pour qq km² de terrain sans réel intérêt. S'il y avait eu des médias sur place, cette boucherie aurait cessé bien plus tôt mais aucune caméra n'a filmé cette tragédie. Aujourd'hui, plus rien de tel n'est imaginable dans les pays démocratiques et il faut donc s'en rappeler au lieu de dire "c'était mieux avant". Quand on demande aux gens s'ils veulent revivre dans le passé, ils disent "oui, comme roi ou comme chevalier", toujours des situations rarissimes et pas représentatives d'une époque. Mais qui voudrait être serf au Moyen Age ou ilote chez les Romains ? Je semble dévier du sujet initial mais ce qu'il faut comprendre, c'est que si on fait référence au passé pour justifier un acte d'aujourd'hui, il faut aussi rappeler le contexte historique de l'époque et ça, on l'oublie souvent. Sinon, pourquoi ne pas brûler des femmes en place publique, comme les sorcières au Moyen Age ? C'est marrant non, ça mettrait de l'animation dans les quartiers. Au lieu de brûler des bagnoles, on s'en prendrait aux emmerdeuses. Je déconne là mais c'est pour mieux faire comprendre que l'épilation est une mutilation (voir ce que dit Zwang dont j'ai donné le lien plus haut), qu'on obligeait les femmes chez nous à cacher leurs cheveux jusqu'au début du 20ème siècle, qu'on a toujours interdit aux femmes d'afficher leur sexualité ou simplement, de la revendiquer (il y a qq exceptions, je parle évidemment des gens de la rue). |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
On évoque aussi à l'époque ancienne l'aspect "animal" des poils. Enlever ses poils, c'est se libérer d'une animalité. Or, la différence entre moi et un animal, ce ne sont pas les poils, c'est ma faculté à raisonner, à réfléchir. Là encore, l'homme du passé s'est vautré lamentablement sur les raisons d'obliger les femmes à s'épiler.
L'animalité est un argument qui revient parfois et j'ai du mal car la comparaison qu'on fait souvent, c'est avec le singe. Or, chez la plupart des singes, il n'y a pas de poils là où l'humain en a (pubis, aisselles). Sur un autre forum un gars disait : "j"enlève les poils pour m'affranchir des animaux". Ce à quoi j'ai répondu si on suit ton raisonnement jusqu'au bout, il faut aussi que les femmes se rasent le crâne. En effet, les singes ont des poils sur la tête. Bouh, quelle horreur, une femme avec des cheveux, on dirait une guenon.
Figure-toi que les cheveux sont des poils. Ils retiennent aussi les odeurs, ils peuvent cacher des poux et autres saloperies. Alors pourquoi vénérer les poils sur la tête et honnir les poils ailleurs sur le corps ? Faut-il se raser la crâne pour éviter d'avoir un cheveu en bouche ? C'est parce qu'on s'arrêtait aux apparences à l'époque que les poils de l'humain faisaient penser à l'animal. C'était une interprétation erronée de la fonction de la pilosité alors que depuis quelques dizaines d'années, on a compris le rôle physiologique de contrôle de la transpiration des poils aux aisselles, par exemple. C'est comme pour les croyances médicales. Pendant des siècles, on a cru que les humains avaient des humeurs et que c'était un dérèglement de ces humeurs qui expliquaient les maladies(d'où l'expression "mauvaise humeur"). Entre-temps, les scientifiques ont expliqué que ce n'était pas possible mais pour les poils, les gens restent accrochés à cette idée "animale" qui est absolument aberrante. Dire au 21ème siècle qu'un homme poilu (ou une femme poilue) ressemble à un singe est aussi absurde que de dire aujourd'hui qu'on tombe malade à cause de la bile ou de l'atrabile. On remarquera d'ailleurs que chez les Grecs, cette prétendue animalité ne dérange que si c'est sur le corps d'une femme, preuve de la débilité de l'argument. Autre aspect à prendre en compte, c'est l'interprétation de ce qu'on voit. Si on s'en tient aux statues grecques et aux tableaux du Moyen Age, on peut en conclure que les femmes faisaient l'intégrale. Or, c'est faux. Les Grecs ne représentaient jamais de pilosité sur les statues de femmes comme le rappelle Lise et les peintres n'avaient pas le droit de montrer la fente vulvaire ni les poils. J'ai d'ailleurs entendu sur une radio belge récemment une femme parler de l'expo au musée d'Orsay (avec le tableau "l'origine du monde" de Courbet), elle disait qu'en plus de ce tableau, il y en avait bcp d'autres de femmes nues et épilées. Elle concluait "ce qui prouve que l'épilation intégrale était fréquente". C'est une interprétation totalement erronée de la réalité. Ce qui est absurde dans ce raisonnement, c'est qu'on pourrait aussi en conclure que les femmes dans le passé n'avaient pas de vulve. On voit donc que les gens expriment ce qui les arrangent, sans doute qu'elle s'épile intégralement et elle se sent "rassurée" en voyant les tableaux.
C'est très difficile de rendre compte de la vie concrète si on n'a comme base que l'art. Heureusement qu'il y a la littérature érotique de cette époque qui met en valeur la pilosité féminine. Toujours à propos du musée d'Orsay, la semaine dernière, Arte diffusait le docu "Musées secrets" qui parle des oeuvres érotiques cachées par puritanisme. On y évoque bien sûr le tableau de Courbet et à son propos, il paraît que régulièrement, des gens offusqués vont se plaindre à la réception en disant que c'est un scandale de montrer un tableau pareil, qu'il y a des enfants que ça pourrait choquer. Les dirigeants du musée ne relèvent même plus mais moi, ça m'a frappé. Pourquoi ces mêmes personnes ne sont pas offusquées par les tableaux de femmes nues sans vulve et sans poils ? Moi, c'est ça qui me choque : montrer des hommes "normaux" et des femmes mutilées (je vois pas d'autre mot). N'est-on pas là dans une inversion totale de la réalité ? On ne dit rien face à une falsification puritaine et on s'offusque devant la beauté naturelle d'une femme.
Et dire que ces gens sont persuadés que c'est leur pensée alors qu'ils ne font qu'ânonner ce que la morale puritaine réprouve depuis plus de 2000 ans. L'hygiène est invoquée par les Musulmans pour justifier l'épilation. On peut imaginer qu'en l'an 650, dans le désert, elle était un problème. Il me semble qu'aujourd'hui, on a un peu dépassé ça. C'est un autre exemple du glissement d'une pratique qui au départ, est sans doute justifiée mais qui devient rapidement une injonction. Aujourd'hui, combien de Musulmans vivent encore dans le désert sans eau ? Pourtant, ils continuent à prescrire l'épilation du pubis et des aisselles "par hygiène". Pour plus de détails, voir mon sujet sur l'épilation chez les Musulmans. http://ecologielibidinale.les-forums.com/topic/144/l-epilation-et-les-musulmans.html |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
Concernant des images d'archives, si tu as un peu de temps, va sur le site de l'INA et cherche des actualités des années 30-40. Avec un peu de chance, tu verras des femmes pas épilées.
Mais la pression épilatoire existait déjà en France. J'ai eu l'occasion d'entendre sur France-Inter lors de l'été 2006, une émission parlant du 70ème anniversaire des congés payés. On y entendait des pubs passant dans les cinémas (la radio était encore rare). J'ai sursauté quand j'ai entendu une voix d'homme dire "Mesdames, vous irez sur les plages cet été mais n'oubliez pas de vous épiler (ou raser, je ne sais plus) pour enlever ces poils disgracieux." Avant la 2ème guerre, en France, le lavage de cerveau était déjà bien en place. J'imagine déjà la scène : une femme va au ciné avec son mari en 1936. Elle voit un film américain avec des vedettes féminines épilées qui font rêver son mari. Ensuite, elle voit la pub à l'entracte qui la culpabilise. Que fait-elle en rentrant à la maison pour ne plus se sentir "sale" ? Dans le cinéma (non américain), les références sont nombreuses, je pense en particulier à Silvana Mangano dans "Riz amer"(1949) avec sa danse lascive, voir une capture ici http://aisselles.canalblog.com/archives/2007/02/16/4030198.html#trackbacks Toutes les actrices et figurantes italiennes sont poilues, la seule épilée est américaine (Doris Dowling) qui fait partie de l'intrigue du film. Elle détonne au milieu de ces beautés naturelles et sa sophistication hollywoodienne fait d'elle un être sans âme. Mais si on tournait ce film aujourd'hui, je crains fort que les poils brilleraient par leur absence.
Et voici des captures d'Eleonora Giorgi, une beauté italienne dans les années 70, il y a plusieurs photos sur cette page http://aisselles.canalblog.com/archives/2005/01/24/277188.html#trackbacks Et Tina Aumont, récemment décédée, dans un film de 75 : "Cadavre exquis". http://aisselles.canalblog.com/archives/2005/02/02/292920.html#trackbacks si tu parcours toutes les pages d'archives de ce site, tu tomberas sur plein de femmes naturelles. Tu peux aussi écrire à Fong46 (Fabio), qui poste ici sur le forum, il a qq photos d'actrices dans son groupe Yahoo qui datent des années 50-60. Voici le nom du groupe http://it.groups.yahoo.com/group/ascellepeloseclub/ Il faut être inscrit sur Yahoo pour y accéder. Plus généralement, dans tous les films italiens d'avant 70, dans qq films français d'avant 60, ça pullule de femmes naturelles. En son temps, j'avais envoyé un mail à Catherine qui contenait le fameux fichier "pitlist" qui collecte les films où des femmes apparaissent naturelles. Sinon, dans le sujet des médias, je poste depuis le mois d'août des captures d'écran qui, même si elles ne sont pas toujours de bonne qualité, montrent bien que des femmes naturelles, il y en a dans les films et même les plus "grandes" comme Madonna, Laetitia Casta, Julia Roberts, Sophia Loren, Sandrine Bonnaire, Juliette Binoche, Marie Trintignant, Isabelle Huppert, Sharon Stone, Elle Macpherson. Si tu veux, tu peux écrire à Jean (le webmaster du site) en demandant s'il a des clichés qui pourraient t'intéresser car il a sans doute des photos qu'il ne postent pas vu qu'elles n'ont pas de rapport direct avec le cinéma. Il a des contacts avec Jocelyn, je pense. Voici son adresse : feliu74 at hotmail point com Pour le naturisme, je me souviens d'une revue paraissant dans les années 80 "Health and Efficiency" (j'ignore si elle existe encore). Cette revue montrait hommes et femmes pas du tout épilés. Peut-être qu'il est possible de se procurer des copies de l'époque. Ne pas oublier non plus la littérature Zola dans "Nana" fait l'éloge des poils aux aisselles de l'héroïne et tous les hommes sont amoureux d'elles. Le réalisateur Maurice Cazeneuve a porté "Nana" à l'écran en 81. C'est la toute jeune Véronique Genest qui y jouait le rôle de Nana. Afin de respecter le roman de Zola qui parle explicitement des poils de son héroïne, VG était poilue, on a même droit à de gros plans de ses aisselles et au reste de ses charmes d'ailleurs, le DVD existe pour environ 15€. Et oui, notre Julie Lescaut a accepté d'être naturelle pour ce rôle et elle a eu du mérite. Même si à l'époque, c'était moins un problème que maintenant. D'autres réalisateurs ont fait leur version de Nana par la suite et sacrilège, les actrices jouant Nana étaient épilées ! Quel anachronisme ! En français, il n'y a qu'un livre à ma connaissance qui pourrait t'intéresser, celui de Martin Monestier "Les poils, histoires et bizarreries", paru en 2002, édité par Cherche midi. J'ignore si on le trouve encore, peut-être en bibliothèque ? Jocelyn m'a dit l'avoir lu, il pourra mieux te dire s'il contient des photos intéressantes. Delacroix a peint en 1830 un tableau intitulé "La liberté guidant le peuple". On y voit une femme avec un sein nu et une aisselle pas épilée, brandissant un drapeau. Cela doit sans doute être un des premiers montrant une femme aux aisselles naturelles. Je pense qu'il doit être facile de trouver des photos du tableau sur le Net, il est dans mon Larousse au mot Liberté dans la partie historique. J'ai retrouvé qq photos que j'avais téléchargés il y a 5 ou 6 ans, toutes en noir et blanc. Celles qui ont le mot vintage dans le nom semblent dater du début du 20ème siècle, ça se voit aux coiffures ou au décor. Les autres photos concernent Madonna (en 78), dans toute sa splendeur naturelle, bien loin de l'image de robot ou de zombie d'aujourd'hui. Il y a aussi d'autres personnes connues comme la chanteuse Angie Hart ou Ani di Franco et qq belles inconnues. On ne voit que les aisselles et le pubis, celles qui montrent leurs jambes ne semblent pas avoir de poils. http://pgriffet.site.voila.fr/Vintage.zip le fichier fait 800 KB, il y a 36 photos. Je pense donc que côté photos, tu n'auras aucun mal à démontrer qu'au 20ème siècle, l'épilation n'était pas la norme. |
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| charlie victor charlie inscrit le 30/04/2007 ![]() |
effectivement Pierre, si on montrait la jeune beauté (comme sur ces photos N à une élection Miss France, avec une bonne touffe naturelle dépassant des deux côtés du maillot, sûr qu'elles tombent toutes raident suir le parquet!
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| sandra Chassez le naturel, il revient au galop... inscrit le 12/02/2008 ![]() |
J'ai été choquée hier en regardant une émission sur Claude Francois
Les Claudettes étaient déjè toutes épilées...
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| dnddcd inscrit le 22/09/2006 ![]() |
Bonjour Sandra,
il faut savoir que c'est dans le show biz, au music-hall (et au cinéma , n'est(ce pas, pierre?) qu'est (ré)apparue l'épilation féminine, en France, dans les années 1900...
C'est d'ailleurs là l'un des problèmes fondamentaux du phénomène, contrairement à ce que veulent faire croire ceux qui sont de mauvaise foi. Celles qui s'épilent s'exhibent bien plus que les autres. Et dans les 2 sens du terme (simplement se montrer et s'exhiber au sens fort), ce qui fait croire que c'est en vogue, que c'est généralisé, que cela le soit effectivement, comme de nos jour, ou pas, comme dans l'entre 2 guerres... ou dans les années (70, sous réserve de confirmation par Charlie et) 80.
J'avais remarqué d'ailleurs à l'époque de ma prime jeunesse (début 80) qu'il y avait un profond hyatus entre 2 mondes, point de vue pilosité. Toutes les filles (et femmes) de la vie réelle en avait, du moins, aux aisselles (pour le pubis, la société me considérait alors trop jeune pour en voir ), alors que dans la vie télévisuelle, et plus largement médiatique, elles n'en avait que très rarement. Mais beaucoup plus souvent qu'actuellement, hein!
Je voulais faire ce dernier constat sur le fil "Dans notre jeunesse", mais les 2 discussions parlent un peu de la même chose. autrement/dnddcd |
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| sandra Chassez le naturel, il revient au galop... inscrit le 12/02/2008 ![]() |
J'ai aussi eu l'occasion de regarder un comédie musicale qui date il me semble de 1956 qui s'appelle le Roi et moi.
Pour ceux qui ne connaissent pas (il y en a peut etre), c'est l'histoire d'une jeune veuve anglaise, Anna, qui debarque a Bangkok avec son fils Louis, elle a passé un contrat avec le fier et puissant roi du royaume de Siam pour être la préceptrice de ses enfants. Le monarque pretend donner a ses enfants une education europeenne et offrir a son pays une monarchie eclairee, digne de son siecle. Malheureusement, son naturel autoritaire l'oppose bientot a Anna qui sait ce que signifie independance. La jeune anglaise se heurte rapidement au roi. Ce chef-d'oeuvre musical raconte l'histoire vraie d'une anglaise, Anna LOENOWENS, qui devient institutrice de la cour royal du Siam dans les années 1860. Cette histoire se passant en Asie, on voit donc beaucoup d'asiatique cependant, il ne me semble pas que l'épilation soit vraiment répendue chez eux (je me trompe peut-etre) mais on peut clairement voir (du moins a un passage) que les présentes du roi sont épilées aux aisselles alors qu'à aucun moment nous n'avons l'occasion de voir celles de l'anglaise. Mais par ailleurs on peut voir les jambes du roi grâce a la tenue qu'il porte et on constate qu'il a les jambes lissent qui brillent littéralement. Les asiatiques sont-ils imberbes à ce point ou est-ce une habitude déjà ancrée dans leurs moeurs ou le dikta de la société occidentale??? ![]() |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
@sandra, c'est un film estampillé Hollywood, donc pas de poils féminins, même si c'est totalement anachronique, d'où mon "combat" pour le sujet sur les médias. Voir mon article ici
http://ecologielibidinale.les-forums.com/topic/141/code-de-la-pudeur-ou-hollywood-code.html En effet, en Chine ou en Corée, encore aujourd'hui, peu de femmes s'épilent les aisselles. Un site qui parle de l'épilation d'un point de vue historique. http://marcq41.canalblog.com/ Message modifié le 13/03 à 15:41:16 par pierregr. |
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| Philippe inscrit le 05/06/2007 ![]() |
@sandra, c'est un film estampillé Hollywood, donc pas de poils féminins, même si c'est totalement anachronique, d'où mon "combat" pour le sujet sur les médias
Pour aller dans le même sens : j'ai vu aussi la bande annonce de "10000" (qui semble un terrile navet soit dit en passant) et en effet la femme préhistorique ou antique (puisque le film semble jouer sur les deux tableaux) est parfaitement épilée ! de même qu'Angélina Jolie en mère d'Alexandre le Grande dsasn "Alexandre" (mais là, on peut toujours invoquer Aristophane) Concernant le hiatus entre les films et le réel, on se souviendra aussi des films de Charlie Chplin, notamment "Les temps modernes" (1936) ou "la gamine" (Paulette Goddard, en fait agée de plus de 20 ans au moment du tournage) apparait les aisselles parfaitement épilées, ce qui devait être assez rare à l'époque parmis les femmes "du peuple", même aux EU Message modifié le 14/03 à 07:48:06 par Philippe. |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
@Sandra, pour ne pas polluer ce topic, on peut continuer la discussion sur le cinéma dans l'autre sujet, celui sur les médias.
@Philippe, c'est une conséquence directe du "Code hollywood". Comme je l'indique dans le sujet consacré au code, le réalisateur qui ne le respectait pas voyait son film amputé par le comité de censure mais surtout, on lui facturait les frais occasionnés par les coupures du film. Pour éviter ça, ils respectaient le plus scrupuleusement possible tout ce qui était demandé. Mais comme souvent, l'origine de l'interdiction a été oubliée et les réalisateurs actuels, qui ne sont plus soumis au code continuent à respecter ce point bien précis. |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
En allant à la librairie (kiosque à journaux), j'ai vu la revue "Arts magazine" du mois de juin, il y avait un tableau de Klimt en couverture et on voit une femme aux aisselles naturelles ! Je n'avais pas le temps de la feuilleter mais ça fait toujours plaisir de voir que certains ont tout de même le courage de transgresser les tabous.
On peut voir la couverture ici http://www.artsmag.fr/article.php?&fichier=articles/25_sommaire.xml Message modifié le 13/06 à 10:23:15 par pierregr. |
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| MissTrixie MissTrixie est homme, lesbienne, schtroumpf, et pas à la disposition sexuelle des visiteurs. inscrit le 07/01/2007 ![]() |
Ben en même temps si un magazine qui se nomme "Arts magazine" avait biffé les poils d'une femme représentée avec lesdits poils dans l'oeuvre d'un peintre mondialement connu (comme Historia ou l'Histoire avait fait avec je ne sais quelle gravure), il aurait provoqué un scandale... Vu le contexte ce n'est absolument pas transgressif et il serait hors de propos de qualifier cela de courageux.
Message modifié le 14/06 à 10:32:29 par MissTrixie. |
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| librearbitre Pascal Leclercq
inscrit le 04/02/2007 ![]() |
Je rejoins MissTrixie. Si une revue destinée à des lecteurs passionnés d'art se mettait à "transformer" les œuvres ils provoqueraient un tollé chez pas mal de leurs lecteurs.
D'autant que de nos jours je pense que l'art est un des domaines les plus libres et un excellent moyen de provoquer. Certes, la plupart des artistes préfèrent rester dans les sentiers battus (pour plaire à tout le monde) mais d'autres n'hésitent pas à provoquer, à franchir les tabous. |
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| ln007 hélène inscrit le 14/06/2008 ![]() |
Désolée, je change un peu de sujet, mais je ne maitrise pas très bien les ficelles du forum.
J'ai 36 ans quelques petits amis à mon actif, je ne pensais pas que la gente masculine pourrait encore me surprendre outre mesure. Pourtant, je viens de prendre conscience la proportion stpéfiante de 30-40 ans célibataires à la sexualité itinérante, totalement épilés du pubis, voire du torse. Aucun n'admet subir une quelquonque pression des média ou de l'univers du porno, tous affirment suivre un choix totalement libre et personnel justifié par l'hygiène, les odeurs, l'esthétique, les rapports bucaux-génitaux, et tous passant les inconvénients (irritation de la peau, répétitivité, coût, perte de sensation) totalement sous silence. Leur attitude vis à vis de la pilosité d'autrui est variable, allant de l'indifférence à l'intégrisme absolu, sus à la touffe! Ce n'est plus une affaire d'esthétique au niveau des aisselles ou de l'aine mais un choix de vie à l'année. Le spectacle d'un pauvre pénis sorti de son écrin de poils comme celui d'un petit garçon me semble navrant... |
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| catherine inscrit le 04/01/2007 ![]() |
le 14/06/2008 à 15:27:20, ln007 a dit : Le spectacle d'un pauvre pénis sorti de son écrin de poils comme celui d'un petit garçon me semble navrant... Je ressens la même chose lorsque je vois des sexes d'hommes épilés sur la plage naturiste car ils sautent au visage beaucoup plus que les non épilés. Je pense ma faire rabrouer pour cet opinion car lorsqu'un homme dit sur ce forum qu'il n'est pas excité par les sexes non épilés on le traite pratiquement d'obsédé du poil. Et bien tant pis, c'est tout de même une panne d'excitation que j'ai à la vue d'un sexe d'homme épilé. Et pas sur une plage naturiste bien sûr mais lorsque mon dernier petit ami avait commencé à s'épiler autour du sexe (je crois que même lui a subit l'influence des films pornos alors qu'il n'était pas particulièrement jeune). En tout cas c'est vraiment pas la peine de s'épiler pour me plaire au contraire. |
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| charlie victor charlie inscrit le 30/04/2007 ![]() |
dis Catherine, tu as pas mis une négation de trop par hasard ?
on serait obsédé du poil (obs! ) si on n'est pas excité par un sexe (féminin) épilé, ou si on est excité par les sexes non épilés, donc touffus!
sinon j'ai du mal à te suivre
mais bravo pour ta franchise, tu ne crains pas les commentaires t'as bien raison!
à une prochaine donc sur plage naturiste |
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| pierregr Pierre. inscrit le 31/08/2006 ![]() |
@Missitrixie et Pascal, on s'est mal compris. Je voulais dire que c'était courageux d'avoir choisi en couverture un tableau où on voit les poils, je suppose que Klimt en a peint d'autres où on ne les voit pas. Je n'avais même pas pensé à la censure mais c'est vrai que ça c'est déjà vu, pour ne pas "choquer".
@Hélène, bienvenue sur le forum. Afin de bien comprendre, c'est en France que tu as constaté ça ? Pour le fait de ne pas reconnaître la pression extérieure, c'est fréquent, pour ceux qui n'ont jamais été chez le psy, du moins. En fait, ils ont l'impression que s'ils reconnaissaient cette pression, on les prendrait pour des gens faibles, manipulables. Or, c'est tout le contraire : en refusant de reconnaître la pression, ils se mentent à eux-mêmes et du coup, se font du tort. C'était surtout vrai pour les femmes mais si je te suis, ça devient la même chose pour les hommes aussi.
C'est terrible, je trouve, d'en arriver à une époque où les images sont omniprésentes (c'est la 1ère fois depuis que l'homme est sur la planète) et de refuser de voir ces images comme ayant un pouvoir sur nos décisions. Pour les motifs poussant à s'épiler, ils sont presque tous farfelus : l'hygiène ou les odeurs ne viennent pas des poils mais de la peau car sinon, les médecins prescriraient l'épilation comme méthode d'hygiène. L'esthétique est par contre acceptable mais les rapports bucco-génitaux, c'est débile. Jusqu'à l'an 2000, les hommes ont fait des cunnis sans se plaindre et les femmes ont fait des fellations sans que les poils ne gênent. Comme par hasard, c'est depuis que la porno ne montre que des hommes et femmes épilés que tout à coup, les hommes qui jusque-là ne s'épilaient pas se trouvent sales. Epiler le pubis a une conséquence inattendue selon des témoignages sur des forums : ceux qui sont poilus ailleurs sur le corps doivent alors se raser tout car sinon, avoir des poils partout sauf au sexe donnerait un look étrange. Eh oui, tout bénéf pour les marchands de daube : on commence par le pubis et on fait le reste, ou comment se créer des obligations inutiles. Tu ne dis pas si ça t'est arrivé de ne pas être épilée. Si c'est le cas, est-ce que tu as eu des remarques désobligeantes ou encourageantes ? |
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| ln007 hélène inscrit le 14/06/2008 ![]() |
Merci pour ton accueil sur le site cher Pierre. Oui c'est bien en France que j'ai constaté cette avancée massive des hommes qui s'épilent le pubis, plus éventuellement le torse, le dos, les aisselles (eux aussi). S'ils ne reconaissent pas l'influence des média et des images porno sur leur partique, ils affirment souvent que ça plait à leurs partenaires et que la pression vient au départ des femmes (exactement comme les femmes ont commencé à s'épiler soit disant pour plaire aux hommes!) Amusant de voir que la boucle est bouclée. En ce qui concerne leur tolérence envers l'épilation d'autrui, comme j'ai l'ai dit, elle est très variable. Ils sont rarement très fermés sur le sujet. Même si dans leur esprit la "norme" est maintenant l'épilation, une nana sympa bien élevée et non épilée, ça passe qd même. Je pense qu'il s'agit surtout d'un souci personnel de se conformer à une certaine image du corps, c'est un aspect parmi d'autres de la panoplie du "métrosexuel" qui est aussi habillé tendance, a un appartement décoré avec soin et possède une gamme de produits de beauté à faire palir n'importe quelle nana. |
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